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Bon j'inaugure les commentaires sur ce texte: tout d'abord, le fait d'avoir scindé tes phrases pour finalement mener les mots le long d'une prose me parait plus judicieux, car ton poème regorge d'illustrations littéraires (notamment un des vers qui, à mon sens, fait partie des plus marquants de ton écrit :"Une pluie tourbillonnante s'abattait sur les collines endeuillées, drapées dans un amer souvenir", qui est à la fois intensément poétique et très imagé) ce qui aurait contribué à empeser l'ensemble si tu avais conservé les phrases longues sans ponctuation du départ ;)
Maintenant sur le fond, si l'idée demeure classique tu l'exposes néanmoins de façon toute personnelle, dans un mélange d'amertume (de spleen si je puis me permettre), de douceur (réitérations de termes lumineux, un printemps tissé de notes) amorçant une fin que l'on sent toute proche, et des représentations plus dures (l'amoncellement des corps, la haine, l'ombre). Cette image de miroir déformant, renvoyant les échos des ténèbres et de clarté, demeure le fil conducteur de tout ton texte, il n'y a véritablement qu'à la chute que le miroir se rompt, lors du poème qui va clore cette parenthèse hors du temps...
Deux trois petites choses cependant: il t'arrive de répéter plusieurs fois les mêmes termes, ce poème aurait mérité une plus grande richesse lexicale, vu que tu es parti dans une ode épique, autant le faire jusqu'au bout ;) J'aurais également aimé connaître de façon plus étroite les pensées du guerrier qui abandonne son masque de froideur et de sévérité, ce qui remuait son coeur et ce qui emplissait son esprit, jusqu'à jaillir sous forme de musique, mais peut être était ce justement ton parti pris de décrire, comme un simple spectateur, afin que le lecteur s'imagine être là, à cet instant précis...
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