Je n'ai pas grand chose à redire sur ce poème.
Peut-être le vers 'A pu apaiser leur langueur'
dont je ne saisi pas vraiment la raison pour des personnes de passage, donc en mouvement...
En tout cas, un poème très bien mené.
La répétition de 'Nous laissant à notre malheur' à la fin de chaque strophe passe plutôt bien,
au contraire d'autres poème où l'on sent que c'est forcé.
Ici, l'effet mélancolique apporté est appréciable.
Enfin, en gros, tout ça pour tenter d'expliquer pourquoi j'ai bien aimé.
Tu as bien deviné.
En ce qui concerne "langueur", j'avoue avoir cédé à un archaïsme. Il faut donc le prendre au sens ancien de: "état d'une personne dont les forces déclinent lentement".
En tout cas, merci pour cette critique sympathique et encourageante.
Une très jolie peinture d’un monde qui s’effrite, et lentement tombe en poussière.
Bien que fort classique au demeurant, l’histoire que tu nous narres avec élégance, les sonorités que tu emploies, les rimes qui, loin de paraître exagérées, portées là par la force des choses, sont au contraire travaillées, tout en demeurant d’une grande fluidité, donnent l’impression d’un chant lointain, alors que la poésie égrène ses derniers vers, laissant dans notre souvenir l’empreinte d’une mélancolie doucereuse.
Ce « passage » dont tu parles s’illustre d’autant mieux avec la rupture des interrogations lancées à l’esprit et à l’imagination du lecteur, vers la fin du poème, comme si brutalement ses êtres avaient disparus de notre champ de vision, ne laissant sur leur chemin que des bribes de réponses, ou peut être de rêves…J’avoue avoir glissé le long de tes vers, et m’être laissée emporter par un style qui d’habitude me rebute beaucoup, l’enfermement dans un rythme sévère et dans des rimes (j’ai toujours eu une préférence pour la prose que je trouve plus symbolique de la pensée errante, moins fignolée certes, mais ô combien plus spontanée), car tu joues des mots, même des plus simples, en réelle conteuse.