Ma première impression sur ce texte a été mitigée. Je trouvais qu'il peinait à démarrer. Le début est assez lourd.
Puis on se rend compte que des sentiments apparaissent progressivement, comme si le personnage succombait peu à peu.
Il passe de la cruauté pure à un semblant de répulsion, peinant à se retenir de la satisfaire.
En tout cas, c'est de cette manière que je l'ai ressenti.
Etait-ce l'effet voulu ? Mystère...
Outre les mots que tu emploies toujours avec cette même frénésie qui jalonne tes autres écrits, ce qu'il y a de plus étrange dans ce poème, ce qui retient l'oeil et l'esprit, c'est cette double lecture que l'on peut avoir en parcourant les phrases, ce qui en fait réellement un texte riche.
La première, sans doute voulue, est une sorte de répulsion face à ce qui dérange, cet être que l'on sent plus qu'on ne sait inhumain, par ce rejet de ce qui fait justement l'homme (ou du moins qui est sensé le faire: la capacité à éprouver des sentiments, à aimer et à ressentir) Inconscient ou conscient, ce rejet de l'amour et de la tendresse, finalement, amène insidieusement vers une seconde piste de lecture, car, au travers des termes très durs dont tu parsèmes (avec une certaine forme de jouissance d'ailleurs ;)) les phrases (dégoûte, dévorer, détruire...), il y a une certaine tristesse, celle d'un être emprisonné dans ses contradictions, qui n'ose s'avouer, même à lui même, au creux de lui, qu'il aime et désire...Est ce une faiblesse, pour lui, est ce un crime?
Alors, tuer l'amour et redevenir cette chose froide, sans vie et sans états d'âme tortueux (voire la construction du poème, qui oscille sans arrêt entre une haine farouche et un cri de désespoir), c'est aussi se tuer soi même...Et ce qu'il semble détester avec tant de force, finalement, c'est lui...
* est complètement partie dans ses explications mystiques ;)*
Je comprends, Myrtion, que tu aies peiné à rentrer dans mon texte, la vérité est qu'il n'a pas été assez travaillé. Disons que je l'ai écrit d'une traite, dans un état assez spécial, disons un peu emportée, un peu folle. Quand, la tête posée, j'ai voulu le retravailler, je n'y suis pas parvenu, je n'arrivais pas à me remettre dans l'état d'esprit de mon personnage.
Ta manière de comprendre ce petit texte, Thais, est très proche de ce que j'ai perçu en le relisant. Ce sont en fait des effets que je n'ai pas voulus, que je n'ai pas créés, qui ont surgi tous seuls, sans moi. Je suis donc désolée si il est confus et peu organisé, lourd comme le dit Myrtion. N'empêche que ça va commencer à me faire peur (les textes que j'écris dans cet état, comme Vengeance, parlent toujours de dévoration et de destruction... Quoi que ça veut dire, docteur ? ^^)