Je crois que j'ai plus que bien apprécié ce poème.
En fait, on pourrais même dire que j'ai été subjugué.
Les mots s'entrelacent sans accroc dans ces vers portant probablement une part de l'âme de ta rêveuse.
Rien qu'en relisant la phrase que je viens d'écrire, je me rend compte qu'une part de mon esprit s'en est allée ailleurs.
Original, touchant et terriblement mélancolique, ce poème en appelle tout bonnement à notre zone d'ombres, nos rêves et nos illusions, ceux que nous laissons trop souvent de côté, ceux que nous perdons en chemin... et c'est bien là le propre d'un vrai poème: abolir l'espace entre le lecteur et l'auteur...
Le seul léger défaut, à mon sens (j'aime quand les textes sont longs, car plus je m'y attarde et plus j'apprends à voir au-delà des images créees, le véritable sens caché des phrases) c'est qu'il demeure un peu court, mais l'enchainement est parfait, et les dernières strophes vraiment poignantes.
tu as une réélle facilité à mettre à l'écrit des images magnifiques, ça doit être ça qui donne la beauté à ton style d'écriture.
C'est étrange, je me reconnais vraiment en ce personnage, mais sûrement a-t-il été conçu de façon à ce qu'il en soit de même pour tous.
Ce qui est étrange, c'est que le fait qu'il n'y ait ni rimes ni régularité dans le rythme donne l'impression qu'on a affaire à une belle prose plutôt qu'à un poème.
Ce texte me rappelle un poème que j'avais écrit retraçant justement le ritule nocturne d'une enfant qui se confie aux étoiles de sa fenêtre.
Je tire mon chapeau.
Il faut le lire a haute voix, et trouver le rythme, à la seconde lecture tout est parfait, tout est ciselé. J'aime beaucoup ce poéme et la mélancolie qui l'habite, le son de l'eau qui s'accroche aux mots et cette douceur infinie.