C'est dans ces terribles cris,
Que je me suis forgée ma vie,
Grandissant de douleur,
Que j'ai créé mon coeur
Au clair d'une lune sans mirage,
Sombre ciel d'une nuit sans orages,
Calme silence après la fête,
Règne avant le début d'une tempête.
Sortant d'un rêve en couleur,
Tiré des songes sans douceur,
l'enfant s'est recroquevillé,
A l'écoute du fracas des épées.
Le ciel se voile de sang,
La cité brûle entièrement,
Et retentissent sous les toits,
Le massacre proclamé par une voix.
C'est dans ces terribles cris,
Que je me suis forgée ma vie,
Grandissant de douleur,
Que j'ai créé mon coeur
L'enfant se plie dans ses draps,
Ignorant de tout coeur, le fracas,
Il verse des larmes de cristal,
La guerrière qui prendra le nom d'Opale.
Après trois heures de calvaire,
Elle descend sur les traces de la guerre,
Marchant au milieu des cadavres,
Pleurant le départ de ces braves.
Son père est mort au combat,
Tirant son arme à bout de bras,
Elle la dresse, jure son errance,
Tant qu'elle n'aura pas accompli sa vengeance...
C'est dans ces terribles cris,
Que je me suis forgée ma vie,
Grandissant de douleur,
Que j'ai créé mon coeur