Sur la plaine avançait un orque méprisant
Vint à sa rencontre un elfe vaillant
L’orque maniait avec fougue une large épée
L’elfe usait avec agilité une lame d’acier
Ils s’observèrent, se tournant autour
Cherchant la moindre faiblesse, comme deux vautours
Et le vent se leva, puis l’orage éclata.
L’orque bondit alors, ouvrant le duel d’un grand fracas.
L’elfe agile esquiva le coup de taille d’un bond gracieux
Dans le ciel les éclairs puissants allumaient les cieux
L’orque évita un coup d’estoc du plat de sa lame
La violence des coups éclairait la plaine comme des flammes
Et les attaques tonnèrent de pair avec les éclairs
Jusqu'à ce que l’elfe touche le bras de l’orque et entaille sa chair
Fou de rage et de douleur il repoussa l’elfe avec violence
Celui-ci tomba en arrière et l’orque l’attaqua avec démence
L’elfe roula sur le côté et esquiva le coup mortel
L’orque émit un cri horrible qui transperça le ciel
Quand l’elfe enfonça sa lame dans son flanc
Et l’orque mourut, autour de lui répandant son sang
Le vent soufflait comme une plainte funèbre
Les éclairs zébraient le ciel et perçaient les ténèbres
Fatigué et essoufflé l’elfe victorieux s’en alla
Et encore aujourd’hui les braves chantent son beau combat.