Quel est ce bruit sourd et continu ?
Mais si voyons, prêtez l’oreille…
Là derrière moi est-ce la corneille ?
Non, non ce bruit là m’est inconnu…
Pressons le pas, mieux vaut partir,
Mais qu’est-ce donc, qui veut me nuire ?
Ce pas résonne dans la forêt,
Comme la Mort il m’effraie,
Je la devine l’ombre exécrable,
Elle me séduit d’un ton affable,
Mais je m’en vais j’ai bien trop peur,
Elle me pourchasse depuis des heures
Ecoutez bien, tendez l’oreille…
Si fait monsieur faites silence,
Plaît-il ? Ce bruit m’éveille
Le souffle court et l’âme en transe
Là, ce bruit sourd rompt le silence
Là, vous entendez ? Mais si voyons, prêtez l’oreille !
Son pas résonne dans la forêt,
Les animaux sont aux aguets
Silence silence, autour de nous,
Que mes deux pieds se fassent légers,
Que toutes les ombres tombent à genoux,
Serait-ce le diable qui est venu ?
Le vaste monde devient murmure,
Il ne faut pas qu’elle me voit,
Je jette un coup d’œil derrière moi
Mais quelle horreur de source sûre
C’est le lycan qui me poursuit,
Et son cri rauque déchire la nuit,
Mon pauvre cœur je vais mourir
Je vous en prie laissez moi fuir !
Mon souffle est court, mon cœur éclate
Il ne faut pas qu’elle nous voit,
Il ne faut pas qu’elle nous attrape,
Le chose errante qui nous traque,
Fuyons fuyons dans les sous bois
Mais si voyons ne traînons pas
J’ai l’âme libre et le cœur lourd
Je n’en peux plus je deviens sourd
Les branches me lacèrent la peau
Les feuilles craquent sous mes deux pieds
Je dois m’enfuir, je suis léger
J’ai l’âme triste c’est mon fardeau.
Je vais quitter l’endroit maudit
Je souffre tant mon cœur éclate
Je vois mon sang tout écarlate
Le flou autour de moi grandit
Cette fois ça y est tout est fini,
Je ferme les yeux et me recouvre
J’ai froid je crois, je vais dormir
Cette fois ça y est, la porte s’ouvre…