Le doux murmure des arbres en fleurs
Accompagnait le mélodieux chant des oiseaux
Le vent caressait mon visage rêveur
Tandis que je déambulais, frais et dispos
Ainsi mes pas me menèrent
Dans une verte clairière
Où chantait et ondulait une rivière
Calme, majestueuse et fière
C'est alors que je vis, nue
Une créature superbe dont je ne pus détacher ma vue
Elle s'étirait langoureusement dans les eaux limipides
Et j'admirais ses formes, mon regard se faisant plus avide
Ses cheveux roux caressaient son dos
Et finissaient flottant dans l'eau
Malheureusement ils cachaient à mes yeux les lignes
De cette nymphe sublime
Je m'approchais, craintif et curieux
Ne voyant plus que cet être merveilleux
Mais pour mon malheur, elle m'entendit
Et se retournant vivement me surprit
Je vis alors son magnifique visage, fragile
Aux traits fins, délicats et graciles
Et plongeais mon regard dans ses yeux d'émeraude
Pour lesquels les poètes composeraient bien des odes
Mais je ne pus supporter tant de beauté
Et mes yeux sur le champ furent foudroyés
Depuis cet instant, je vais, aveugle, errant
Avec pour seule image son sublime visage