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Sujets concernés par ce texte : Fantasy
Type de document : Poesie

     
 
 Je suis l’enfant de la rivière,
J’entends toujours son doux refrain,
A mes oreilles et j’en suis fière,
Elle me console de mes chagrins.

Je sens sur moi, sa douce fraîcheur,
Et voit encore sa robe limpide
Courir les terres avec ardeur,
Elle m’a nourrie, j’en suis avide.

Il me souvient du temps naguère,
Où je jouais dans sa robe argentée,
Car je nageais dans l’onde claire,
Mais ce doux rêve fut éphémère.

Recueillie par l’humble pêcheur,
Je suis la nymphe, je suis sauvage
Je fus la cause de son bonheur,
Je fus sa fille, son humble mage.

Hélas un jour la mer le prit,
Le chagrin me courba l’échine,
Adieu rivières, adieu pays,
Adieu la source qui s’est tarie.

J’ai pleuré des larmes amères,
Je n’verrai plus les eaux si belles,
Et suis venue, quelle misère,
Au sein des villes et des ruelles.

Mais ici tout n’est que poussière,
Viles infamies, et toutes ces plaintes
Je fais partie des pauvres hères,
Ecoute écoute, cette complainte.

En moi le sang est comme figé,
La source chaude est affamée,
Je dois partir ou bien mourir,
Aide moi donc à défaillir.

Plonge tes yeux au creux des miens,
Et vois maintenant mon doux pays,
Ne reste plus et prends ma main,
Emmène moi, mais si j’y tiens !
 
Laisse moi donc être comme elle,
Laisse moi donc la liberté,
Je veux revoir les cours dorées,
Je veux entendre sa ritournelle.

Elle m’obsède, elle me nuit,
Je la revois maintenant, je vis
Mais si regarde comme elle reluit,
Elle semble loin, laisse moi y boire !

Je suis sauvage comme la rivière,
Je suis la nymphe, je suis comme elle,
Je veux retrouver l’onde claire,
Pour y mourir seule, éphémère…
 
 
     

 
par Ondine
le 04/02/2007
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