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Sujets concernés par ce texte : Science Fiction
Type de document : Conte

     
 
Mémoires 5872.0018.9-Z :

Je suis dans l'espace. Je me nomme Franz Brock. Je recherche un type appelé Zack Kolkom. Il aurait désobéi à l'article 680 de la convention intergalactique, ce qui signifie qu’on le soupçonne d’avoir tué quelqu'un sans que celui-ci ne lui ait fait aucun mal ou qu'il y ait la moindre prime sur sa tête. Je  n'ai pas plus d'informations sur la personne ayant exécuté une vraie boucherie sur la victime en tirant tout ce qu'il avait de son fusil plasma dans son cerveau. Celui-ci  est désintégré, donc pas de données. Nous avons juste l'enregistrement d'une caméra se trouvant dans la chambre même de cet assassinat.

Je le suis à l'aide de tout les indics que je connais. Apparemment, il serait du quartier ouest de Grifond sur la planète Dermertek, planète tribal où l'on parle un dialecte assez étrange. Cette planète contient plus de cent-cinquante trilliards de dunes. Je m'arrête tout d’abord sur la planète Mercatil, retardée technologiquement où je pourrai changer de fringues...

Je me suis vite habillé selon l'époque et me suis équipé d'un traducteur que j'ai placé entre ma langue et ma prémolaire droite. Cela ressemble juste à un plombage, en espérant que je sois tombé sur le bon pays de la planète.

J'entre dans le "saloon" et que vois-je? Que des sales gueules. Mais bon c'est du menu fretin, je ne vais pas les vendre pour cinq-cent pogos, ça ne me servirait à rien et me retarderai pour le gros poisson. Seulement en regardant bien on peut voir dans un coin sombre un type recherché dans la galaxie entière...John Fusa!

-Pourquoi tu m'regardes comme ça? Me dit-il.

A cette question je ne répond même pas et détourne la tête pour aller au comptoir et demander un cocktail "alcoolito" pendant qu'il me sert je réfléchis à comment attraper ce mec. Bon...Selon les rumeurs il se servirait de la magie, un truc d'archimago comme toujours, ça va être plus dur que prévu. Vu la dégaine du type, je suis probablement plus rapide, mais il pourrait utiliser un de ces "abracadabra" à la con. Donc la seule arme qu'il me reste pour l'avoir, c'est la ruse, celle que je maîtrise le mieux! Je n'ai pas besoin de beaucoup réfléchir pour le piéger. Je sors mon flingue. Seulement, en me retournant, plus personne! Il s'était cassé. Il fallait que je le retrouve. Il y avait une grosse prime sur sa tête.

Je me mets à sa poursuite en poussant la porte mais je n'en avais pas besoin car il était dehors. Il m’interpelle immédiatement :

- Hé gringo! T'es un de ces sales chasseurs qui chassent que pour le fric c'est ça non? Dit-il la main qui frôle son pistolet.

- Ouais. Je Pas grans chose d’autre à dire que ces simples mots.

- Dégaines!

- Ah non désolé, c'est un principe, une prime morte vaut moins qu'une vivante, alors je ne...

Au moment où je m’arête de parler pour lui tirer dans la main droite, celle qui s’approche de son arme, une crampe me saisi à la main droite ! C'est lui. Il pointe son doigt, montrant ma main. De la magie!

- Sale sorcier j'vais te tuer! Dis-je en jouant la comédie.

- Maintenant je tire et tu meurs cow-boy!

- Réctification, tu tires et tu meurs! Alors il sort son étrange pistolet et moi de ma main gauche je sort mon flingue de rechange et lui tire dans la main gauche.

- Argh, mais comment tu...?

- Espèce de crétin, quand je pense que personne a encore réussit à t'attraper...Bon ça me fera un million de pogos. Dis-je en lui mettant les menottes. T'es pas très futé John Fusa!

- Hein? Mais je ne suis pas John Fusa!

- De...De quoi?

Soudain l'homme se liquéfie. J'enlève mes mains de cette mélasse visqueuse. Qu'est ce que c'était si ce n'était pas John Fusa? Elle était en train de s'évaporer pendant que je regardais la prime sur la tête du type en question. Oui c'était bien lui je n'avais pas rêvé ou même bu ! Je ne chercherait pas la réponse. J'avais un travail et c'était sûrement une embuscade, alors je commence à partir pour aller chercher Zack Kolkom. Mais en avançant je me rends compte, que...Mon vaisseau n'est plus là! Où est-il? Je regarde partout mais ne le trouve pas. Je retourne au "saloon" en courant mais j'ai une surprise plus étrange cette fois-ci...Lui non plus n'est pas là, comment cela est-il possible?

En me concentrant, je peux voir ce que je cherche. Il est loin, très loin! Je comprends quelques heures plus tard que ce n'était pas un coup de hors-la-loi, non, c'était un coup de la nature. Les dunes. Il semble que la vitesse de déplacement des dunes sur cette planète soit plus rapide. J'ai donc perdu sans doute à jamais mon vaisseau et une bonne somme d'argent...

A ce moment je ne pensais pas à sauver ma peau, mais à comment j'allais retrouver Zack Kolkom.

En marchant des heures dans le désert, on sens le sable vous blessez le visage, alors je mets mon foulard en dessous des yeux et mes lunettes pour éviter que le sable ne me fasse plus de mal qu'il ne m'en fait déjà. Je me trouve quelque part c'était sûr...Où, c'est une autre paire de manches.

Dans ces roches meubles, je marche, essayant de ne penser à rien pour éviter de devenir fou. Seulement, c'est plus dur qu'on ne le pense. Alors, toutes les pensées arrivent: "Quelle était cette chose?", "Arrête de penser", "J'ai soif et faim." et la pire de toute celle qui hante mes cauchemars: "FRAAAAAANZ"...Malheureusement je ne vous en dirais pas plus. Arrivé à ce stade je devrais avoir des hallucinations, au lieu de ça je vois une sorte d'amphithéâtre. Sur quelle planète suis-je? Encore une pensée sans réponse car je ne me souviens pas de son nom. Je n'ai plus qu'une trentaine de balles pour mon flingue. En espérant que le petit monde qui crie là dedans n'est pas hostile...

Je cours pour éviter que ce monument ne me fausse compagnie et en entrant, que vois-je? Des tribunes. Je suis parmi les tribunes mais plus que ça, un bon millier de gens qui regarde une course de mecs sur des chars portés par différentes créatures plus farfelues les unes que les autres. Soudain un homme me parle:

- Hé toi t'es qui? dit alors cet énergumène poilu en plus de ça...Mais plus fort que moi.

- Hum...je, quel est cet endroit? Ce n'est pas vraiment une réponse mais je n'ai jamais été vraiment poli.

- C'est l'amphi pardi! Ici, y a des jeux tout le temps et les spectateurs ne se lassent pas. C'est sûrement parce qu'il y a toujours de nouveaux sportifs étant donné que la plupart meurent dans d'atroces souffrances.

- Je vois...Et pourquoi participer à de telles courses?

Pendant que je lui pose cette question, il regarde derrière lui, essayant de trouver quelqu'un puis, d'un sursaut, se retourna vers moi :

- Pour gagner le prix.
- Quel prix?

- Il y en a plusieurs...Un sac de pogos...Un vaisseau aussi, il est en très bon état d'ailleurs...

- Un vaisseau ? En bon état...Bon, je voudrais participer!

- Comme tu veux, mais dis-moi ta section.

- Ouais ce serait bien que tu me les cites avant! repris-je énervé de voir ce sale crétin.

- Course, combat et...
- Combat.
- Tu es sûr?
- Ouais.

Il me demande de le suivre puis, arrivant dans un vestiaire où il n'y a personne, me dit d'avancer et que c'est au fond. J'avance tranquillement dans ce vestiaire. Puis j'entends un murmure. Ca y est, j'ai compris! Malheureusement trop tard. Deux personnes sortent du noir et me plongent la tête dans un sac. Je ne peux rien y faire. Alors je m'endors.

A mon réveil, je suis attaché solidement à une chaise en face de deux des chiens-chiens du gouvernement... Du moins c'est ce que je pense sur le coup, mais je comprend assez vite qui ils sont. La police ne m'aurait jamais arrêté, elle avait de trop bonnes raisons pour me laisser la liberté. Le premier se lève et parle dans une langue que je connais, langue de la terre, nommé l'espagnol...

- Quieto Putito!

- Ok..ok répondis-je en Neptunien.

- Arrêtes de faire comme si tu ne comprenais pas! me dit-il en français cette fois-ci

- Hé ho calmos !

Un abruti n'aurait pas compris que c'était la mafia italiano/espagnol. Je savais pourquoi ils m'arrêtaient. J'avais arrêté un de leur compatriote communiste à la con! Si j'avais su que j'allais m'attirer autant d'embêtements...

Alors entre par la porte ce gros singe de tout à l'heure... Il a un joli petit ustensile pour moi. Voyant cet objet de torture, je me dis qu'il vaudrait mieux que je prépare un bon mensonge pour que le Seigneur me laisse entrer au Paradis. Les deux autres débiles ne semblent pas vouloir me poser de questions, c'est la vengeance qui les intéresse.

Un coup de ce machin électrique mouillé. Je tombe à terre, toujours attaché à la chaise, mais là...Je suis mort. C'est alors que je suis devant la grande porte avec L'autre barbu qui tient les clés.

- Salut Bob! lui dis-je

- Hé je t'ai déjà dis de m'appeler Saint Pierre espèce de...

- C'est bon calme toi! Je suis mort!

- Ah? On ne dirait pas...De quoi t'es mort?

- D'un truc qu'on appelle électrocution par un gros singe moche tu connais?

- Je ne savais pas que ça existait mais bon...Tu veux voir Gabriel?

- Ouais je voudrais qu'il me ressuscite et assez vite, j'ai pas envie de finir comme la dernière fois sous terre ou encore en décomposition!

- Bonjour Franz. Me dit une voix que j'avais reconnu tout de suite, c'était Gabriel le séraphin. - Salut, dis ressuscites-moi vite fais là s'il te plaît.

- Pas besoin tu es là pour un petit moment mon fils.

- De quoi qu'.... J'étais revenu de parmi les morts. J'étais dans un lit d'hôpital cette fois à mon chevet, mon idiot de frère qui me regardait. Il était en uniforme de police...Là on peut le dire j'avais un problème:

- Franz...Au nom de la loi je t'arrête.

- Salut frérot ça va? Avant de m'emmener je sais pas où, tu peux me ramener une jolie infirmière s'il te plaît?

- Tu n'as rien, ha ha on dirait que tu n'as toujours pas peur des blagues que je te fait hein? Apparemment non. J'ai eut de la chance on dirait, un truc qui me sauve un peu trop souvent d'ailleurs. Mais je me demande toujours ce qu'était cette chose visqueuse. Je jure de le découvrir, mais pour l'instant je remercie mon frère de me ramener, bon pilote qu'il est, à la maison.

 
     

 
par Misturugi
le 19/01/2007
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