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Sujets concernés par ce texte : Fantasy
Type de document : Poesie

     
 
Un long silence règne sur le monde endormi,
Quant un elfe des bois dans la plaine surgit.
Ses yeux sont durs et son visage est sombre,
Il a fait de la Nuit sa Maîtresse, son ombre.

Mais la Brume l’assaille, elle est là qui l’enlace,
Comme les mains de l’amante qui se font plus tenaces.
L’opacité l’enveloppe, et soudain le surprend,
La présence d’un hôte qui se veut inquiétant.

Elle est là qui le guette et le tourmente,
Des attraits bienveillants d’une nymphe charmante.
Telle est là sa plus mortelle ennemie,
Qui le délivrât au sort des plus viles infamies.

L’astre de la Nuit l’observe et l’éblouit,
Elle le toise de ses grands yeux impies,
Pour juger sur ses terres son mortel invité,
Qui jamais à cette Dame ne daignât se lier.

Mais la proie de notre elfe est évidemment toute autre,
Qui de ses traits charnels le réduit en apôtre.
Elle se dresse devant lui comme une sombre menace,
Devant elle il le sait, tombe sa lourde cuirasse.

Le crépuscule laisse choir son linceul inquiétant,
Il enserre de ses mains le plus doux des amants,
Et le laisse dans l’effroi du plus beau des tourments.
Elle est là devant lui, il n’est plus qu’un enfant.

Mais tout cela n’est que douce mascarade,
Il le sait elle n’est plus, son fantôme il regarde,
Déjà de sa main s’effondre sa terrible hallebarde,
Et son cœur est meurtri par cette funeste promenade.

Ses yeux sont d’or et son visage est celui d’un ange,
Il se laisse gagner par la morsure étrange,
D’un amour déçu qui sa tendresse épanche.
Mais déjà elle n’est plus son image se change.

Déjà le voile d’amour le brûle comme un flambeau,
Il sait bien que ce doux rêve était celui de trop,
Les corbeaux entonnent leur funèbre refrain,
La morsure de l’hiver l’emprisonne et l’étreint.
 
 
     

 
par Haydan
le 16/01/2007
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