La communauté du fantastique et de la science-fiction  







 
Titre, Auteur, Acteur... 

Allez dijon fco ! Défendez le foot de Dijon sur la communauté du foot Cluborter.com
Vous mourrez tous ce soir ! Crôoooaaaaaaaaaa !   -   Une Fable à tête de Lion   -   Jeu de nains - Les Annales du Disque-Monde   -   Mercredi, jour du cinéma   -   Chroniques des guerres post-Zomériques   -   Téméraire : L'Empire d'Ivoire   -   Lumière sur : Les Fauche-Mort   -   Concours de Nouvelles: SkyProds.fr   -   Jeu-Concours: Gagnez une entrée pour le Festival du Jeu-Vidéo 2008!   -   Arcanes.org vous offre une réduction pour le Festival du Jeu Vidéo 2008!

Sujets concernés par ce texte : Fantasy
Type de document : Conte

     
 
Tout commença un jour d'été. À Funguld, les humains faisaient encore la récolte. Les paysans étaient de moins en moins payés et versaient de plus en plus de taxes. Ils mangeaient ce qu'ils récoltaient. Seulement, un jour arriva, le 24 juillet, où la foudre s'abattit sur leurs maisons. Les paysans se demandèrent si c'était la colère de Kiior ou de Korondor ou même encore de Razhek qui leur avait joué ce vilain tour.

Après ce jour maudit, il n'y eut plus de pluie et la sécheresse s’installa durablement. Les villageois mourraient pour la plupart. Une guerre civile eut alors lieu, les chevaliers du château de Vilnieu durent se battre et ce fut la destruction d'un royaume. Le plus haut gradé chevalier de cette armée, Robert Falgan, fut l'un des mille survivants. Il voulut reconstruire sa patrie et, pour survivre, partit avec 400 hommes car à Funguld il ne restait rien.

Ils arrivèrent à un village d'elfes sylvains où ils furent logés et nourris. Au bout d’un an, les drows et les elfes sylvains qui n'étaient pas du même avis sur la manière de traiter les humains se disputèrent. Ils se battirent entre eux, ce fut un vrai carnage. Les humains durent alors partir pour trouver un autre refuge. Robert Falgan, le grand chef de ces hommes, leur donnait du courage et ils en avaient bien besoin. Ils furent refusés chez les farfadets qui disaient que les humains portaient la poisse en se remémorant la Guerre des Feuilles entre les drows et les elfes sylvains. Les humains furent ainsi souvent rejetés.

Les jours étaient de plus en plus durs pour nos pacifistes et les chemins étaient semés d'embûches. La famine s'abattit sur la plupart des hommes de Robert Falgan et, en ce jour du mardi 15 juin, deux ans après la destruction du royaume où il était soldat, il ne lui restait plus qu’une cinquantaine d'hommes, dont son plus grand et fidèle ami Ged. Agé d’une vingtaine d'années, Ged était très endurant et courait aussi vite qu'un destrier. Les guerres entre les drows et les elfes sylvains continuaient. Les Forester et les hauts elfes s'y étaient mêlés d’ailleurs.

Un jour, Robert et ses hommes rencontrèrent sur leur chemin un nain, tout seul, sur le point de se pendre.

-Que fais-tu là mon ami ! dit Robert le voyant ainsi.
-Je vais me pendre, ma famille a été décimée par des gobelins !
-Je vois… Comment te nommes-tu ?
-Gohort mais qu’est-ce que cela peut-il faire ?
-Oh, rien, rien… Dis-moi, combien sont les gobelins dont tu nous parles ?
-Une centaine, ils ont attaqué la mine de mon père, mais laissez-moi, je veux mourir !
-Et si je te disais que moi et mes hommes allons les tuer.
-Ils sont le double de toi et de tes idiots.
-Oui mais un homme courageux vaut mieux que cinq lâches.

Robert avait raison. Il fit descendre Gohort de l'escabeau où il était, car il n'y avait pas besoin d'être bien haut pour se pendre quand on est nain. Robert et son armée partirent au-devant des gobelins qui étaient en plus grand nombre et avaient un champion, Gargant, un gobelin de 1,50 m dont ils étaient fiers. Le jeune Ged le tua avec son arc et les gobelins terrorisés s’enfuirent. Gohort n'en revenait pas et, comme il n'avait pas d'endroit où aller, il entra dans le groupe de Robert et de ses pacifistes.

L'un des jours qui marqua le grand héros Robert Falgan fut la mort de Ged. Son jeune ami était en bonne santé, il n'avait jamais eu de maladies graves et «mangeait équilibré». C'était un grand archer et le meilleur ami de notre héros. Robert avait entendu parlé de fourbes lors de leur passage à Benzad (ville de demi-elfes et de hobbits). Ces roublards volaient les pauvres hobbits et Robert qui ne supportait pas cela partit avec son groupe pour leur dire de cesser. Ils allèrent donc dans la forêt la nuit pour les attendre et ils réussirent à les battre malgré leurs efforts. Mais le dernier qui restait tua Ged. Robert explosa de colère et cria en tenant la tête de l'assassin qu'il avait coupée :
-Pourquoi? Pourquoi les dieux me haïssent-ils?

Le 24 juillet, l’anniversaire du jour maudit était arrivé pour Robert et dix ans plus tard il ne lui restait que quelques amis, les autres étant morts tués lors d'une bataille contre des trolls. Il lui en restait 12. Ils étaient anéantis, mais gardaient courage en cherchant toujours leur utopie. Ils n’avaient plus entendu parler leur chef depuis la mort de Ged.
Les onze compagnons de Robert furent très connus à un certain moment :

Gohort qui avait alors 45 ans; Silidad, un enfant elfe qu'ils avaient recueilli avant de partir de son village natal (24 ans); Tarabim, un mage philosophe, (65 ans) il mourut très peu de temps après; Ratorg un ancien chasseur de primes (36 ans); Fendej, un demi-elfe qui suivait toujours son chef comme un petit chien (28 ans); Darï, un farfadet qui était vendeur de pacotilles avant de rejoindre Robert (188 ans); Brokos, un grand homme musclé de deux mètres qui tuait ses adversaires avec la paume de la main (39 ans); Setan, un ange contumaciar (rejeté du ciel) pèlerin muet ne sachant que faire de sa vie (35 ans); Biliad, un orque un peu simplet qui tapait les mauvais (58 ans); Zudok un reptilien qui était messager au service de l'empire de Robert, avant le jour maudit, et enfin Guillaume, fils de Ged. Il avait 16 ans et était le petit jeune du groupe. Robert lui avait 47 ans.

Ils arrivèrent à une ville… En ce lieu, on dit qu’il y eut la conversation suivante :

-C’est ici le paradis ? fit Robert plein d’enthousiasme.
-Regardez ! fit Guillaume montrant du doigt un homme qui arrivait.
-Ged ? firent-ils tous en chœur. Le plus étonné étant Robert.
De même, des nains s’empressèrent d’arriver.
-C’est ma famille ! fit Gohort sautant dans les bras de ses proches.
Soudain on se rendit compte que chacun avait retrouvé sa jeunesse (sauf Guillaume qui lui était déjà bien jeune…), Setan avait retrouvé la voix et chacun retrouva ce qu’il avait perdu.

On avait entendu parler de Robert et de son groupe de pacifistes à certains endroits, par la bouche des ménestrels et des troubadours. Ce furent des héros et, à ce jour, ils sont devenus juste une légende qu’on entend les soirs de grand froid près de la cheminée. Jusqu’au jour où l’on n’entendra plus jamais parler d’eux et où ils deviendront des aventures oubliées.
 
     

 
par Misturugi
le 11/01/2007
page visitée 258 fois.