Fais couler mon sang sur ma nuque,
Toi ma succube aux seins blancs.
Plante tes griffes dans ma peau brune,
Passe ta langue sur ma blessure ouverte.
Ô toi ma démone, dévore mes lèvres,
Avec ton baiser sauvage, mais si bon.
Sentir tes canines percer ma chair si tendre,
Transforme son rose si doux en rouge sombre.
N’aie pas de pitié pour mon corps vierge,
Plonge ton regard si ténébreux dans le mien,
Dégoûte moi des nymphes si pures,
Fais moi goûter l’impureté et le vice.
Change le paradis en enfer, le blanc en noir,
Empêche moi de voir Solinar,
Condamnes moi à contempler Astellar,
Amènes moi au pays des Cauchemars.
Ferme la porte à la Vie, écrase mes joies,
Détourne moi des enseignements de Shariva,
Murmure à mes oreilles trop fidèles,
Les paroles de la Dame de l’Obscurité, Dorénovia.
Torture moi pendant des heures,
Je veux te voir prendre du plaisir,
A chacun de mes cris résonnant dans les cryptes,
Ta lame écorchant mon torse nu.
Remplis, non pas d’eau, mais de sang ma baignoire,
Plonge s’y ton corps si beau, frotte le contre le mien,
Sens mes doigts caresser tes cheveux d’ébène,
Pendant que tes ongles griffent mes joues,
Et que tes jambes entourent ma taille.
Ô ma princesse peu vêtue, parcourons les cimetières
Massacrons ou convertissons les êtres de Bien
Plantons nos dents dans des gorges d’enfants innocents
Egorgeons les chevaliers de la Croix Sacrée de Palidor
Pour toi je ferais le mal, répandrais la peur chez les habitants de Duurune,
Et après, sucer les veines d’une jeune fille pure et vierge,
Sentir sa joie s’envoler comme sa vie, son sourire s’effacer,
La voir mourir, sa peau devenant pâle et blanche.
Rentrer dans les cryptes, m’allonger avec toi parmi d’autres vampires
Des dizaines de mains caressant nos peaux pendant que l'on mord,
Nos sœurs et nos frères tous dénudés, le plaisir et la douleur se mêlent,
Enivrés par le vin, assommés par l’euphorie, blessés par les morsures.
Parcourons les vastes salles du Royaumes des damnés
Enseigne moi la voie du sang, punis mes erreurs,
J’apprendrais à n’être pas sage,
Je me soumets à toi ô maîtresse Lilith
Regarde mes yeux, ils deviennent rouges.
Touche mes canines, elles ont poussé.
Admire le miroir, je n’ai plus de reflet.
Ma peau dorée maintenant est grise.
J’étais un elfe, croyant au Bien et à Corthelian
Mais tu m’as ouvert les yeux, la vérité m’a été révélée
Toute cette lumière m’aveuglait, mais je m’en suis libéré
Maintenant je m’enchaîne autour de tes désirs.
Le goût du sang coule dans mes veines froides,
Ma soif ne peut être étanchée, je suis en manque permanent.
Quand les nuages recouvrent les Deux Lunes,
Des âmes innocentes expirent leur dernier souffle,
Mes mains supportant leurs corps, je me nourris de leur vie.
Je répandrais le Mal, comme tu me l’as si bien appris,
Rien que pour toi, ma démoniaque princesse.
Des fleuves de sang couleront pour te rassasier,
Sous tes ordres, je tuerai des paladins et des prêtres.
Me mettre à genoux, tendre ma nuque,
Partager ma maigre étincelle de vie.
M’entrelacer avec toi, caresser ton corps,
Je le désire tant, Ô Dame des Cryptes,
Ecoute cette prière, réalise mon désir…
Celui de pouvoir contempler ton visage,
Ô Lilith acceptes ma soumission
Je te donne ma vie juste pour sentir,
Une de tes mains m’effleurer mes lèvres…
Galathilion, pour Lilith.