Vite, cours,
Vite, marche vers le domaine dépeuplé,
Vite, écarte les méandres saphir d’un visage étonné,
Vite, donne d’une paume de main
Une motte de graphite,
Un idéal morceau de toi,
Puis enfuis toi !
Fuite, vers un Arrondi
Que le creux de lumière d’un azur,
Descend dans les tréfonds des crues,
En une poussée de fumée.
Quitte, le crépitement d’un sourd feu,
Décampe d’un menu campement humecté,
Détourne le corps d’une vision d’une autre,
Pour amener, le brouillard en un îlot de sage houle.
Précipite, arrive, et coule dans un fluide trop grand,
Pour s’inonder dans une enveloppe fluctuante et douce,
Et émerger, en une lave tourbillonnante, d’un épais limon.
Puis voltige, dans un sens étranger aux bruissements, que
Procure l’air furieux sur une coquille d’amande cobalt.
Vite disparaître et apercevoir un souffle,
S’enliser dans un courant qui dépasse le nuage du voisinage trop abrupt,
Et ralentir vers une ondée sage, en une contemplation d’un
Océan de vide,
D’où éclos une pousse de sauvage joie.
Croque enfin l’idée que tu observes,
Et défais les hésitations,
Pour marcher sur l’eau devenue solide et cohérente dans sa structure
De fièvre souriante.