Un torrent de douleurs, la mort arrive doucement.
Des cris de terreurs, des enfants à l’agonie,
Sa jouissance éternelle, éternel enivrement
D’une vie sans roses, une descente vers l’oubli.
Une seule délivrance, une seule échappatoire,
Abandonner toute vie, abandonner tout espoir,
Celui de revoir le ciel, de respirer la vie.
Les ténèbres sont tout ce qui nous reste ici.
Une enfant me prend par la main en pleurant,
Elle me demande où est sa maman.
Je lui montre un horrible tas de cadavres,
Elle n’aura plus de câlins, spectacle macabre…
Les spectres tourmentés, les âmes torturées,
Tout le monde vient ici, une fois les yeux fermés.
Les minutes passent, le Styx s’écoule lentement,
L’éternité est en marche, le monde nous a déjà oublié.
Des yeux rouges et sombres, une ombre dans la nuit,
Il nous fixe, immobile, impossible de s’enfuir.
L’espoir est parti, la lumière devient nuit…
Tout ce qui fut accompli est désormais à bannir.
Une voix rauque et sinistre, des pas feutrés,
Une aura plus noire que ses pensées,
C’est le diable qui vient nous chercher.
Nous lui demandons une dernière fois de pouvoir pleurer,
Il nous laissera peut être nos yeux jusqu’à demain…