Sujets concernés par ce texte : Fantasy, Vie du site
Type de document : Poesie
Deux petites lunes brillent dans les nuages,
Elles éclaboussent un point fait d’eau et de terre,
Et allument sur mon corps replié, une étincelle vivace.
Ma tête fredonne des airs enjoués,
Mais mon cœur glisse ailleurs,
Mes mains caressent ainsi la brise duveteuse qui effleure la rivière de mes pensées,
Et pourtant, les gouttes qui s’éparpillent autour et au dessus de ma silhouette,
Ne m’appartiennent pas. Les pleurs ont séché avec l’avancée nocturne si quotidienne,
Et j’attends que vienne le temps des oublis, en songeant à l’éclipse qui me guette.
Du bas de mes soupirs, retentit soudain, l’attrait de vagabonder ailleurs, que dans le gouffre,
Qui rôde sur mon esprit, la nuit venue. Alors, viens la danse enjouée vers le portail,
D’un univers un peu fiévreux, un peu noctambule, mais vivace et frétillant.
Sa maladie, c’est un Astéroïde de folie et de fantaisie, mais ce n’est pas un simple apéro,
Cette épidémie qui vous attrape avec douceur, et enivrement, c’est bien plus qu’une,
Chansonnette qui tire la moue sur l’extase. C’est une ode à la découverte d’un petit refuge,
Un petit refuge, pas célibataire.
On y danse, comme on y trinque, et on y croise joyeux lurons et sombres mélancoliques,
Qui tous avec un petit sourire énigmatique, vous resserviront un petit mouchoir, en soie,
Ou en vieux parchemin, pour sécher ce qui vient d’un cœur comprimé, d’un esprit empaqueté,
Dans un caisson un peu étroit.
C’est Yria, ce beau petit gros, tonneau de bière,
Qui remplit les cœurs et les esprits de sa corne d’abondance,
Et agite le corps de nos habitants farouches d’une frénésie de l’imagination.
Avant de clore cette nuitée, je tourne ma lanterne vers les étoiles,
Puis, je vacille dans un méli-mélo de délice sauvage, et d’espérance en hibernation,
Et…enfin, je ramène vers mon cœur, un manuscrit qui appartient à bien d’autres,
Et qui les abrite tous, comme nous abritons en nos âmes ce petit bout de plume.