Il était une fois dans une forêt d'Yria,
Une jolie fée au voile d'argent.
La douceur cristaline de son chant,
Envoutait les ellfes et chaque passant.
Un Vagabond cependant,
Refusa de se laisser séduire,
Par crainte de quelque sorcellerie.
Le Vagabond voulait vivre libre,
Mais en son coeur, il était ivre.
Ivre de la beauté de son chant,
Ivre de la clarté voletant,
Ivre d'un amour qui ne pouvait se traduire,
Seulement par ses brusqueries.
Le Nain vouait à la Fée,
Une passion sans égale.
Tant de charme et de douceur,
Et tant de fragilité,
Ne pouvant en être aimé,
Jura de la protéger:
"Douce mie petite fée,
Faites-moi chevalier,
Confiez-moi tous vos pleurs,
Je chasserai le malheur,
De ce coeur au voile d'argent."
Le Vagabond entendit la complainte du nain,
Sa jalousie l'emporta l'épée à la main.
La petite Fée les regarda tristement,
Ainsi déchirer son coeur en bataillant,
"Arscktak le sauvage, tu fais bien ton oeuvre,
Semeur de discorde, empoisonneur des sens!
Deux créatures insensées de sang s'abreuvent,
Amour sera toujours conjugué à Violence."
Aimer à en mourir et mourir par amour,
Le Vagabond d'un côté et le nain de l'autre,
Et petite fée au voile d'argent, si jolie,
N'est pas de taille à empêcher telle folie.
Enfin ceci n'est que l'histoire qui est la notre,
Contée par l'elfe poète au lever du jour.