Sujets concernés par ce texte : Fantasy, Littérature
Type de document : Conte
Une nuit d'encre s'achève.
La délicate rosée de l'aurore,
Fut déposée avec un céleste doigté,
Sur le velours sombre des fleurs endormies,
Par les fées aux cheveux d'argent et d'or.
Elles scintillent encore, larmes de Khaor,
Telle une pluie d'étoiles cristallines
Dans cette blancheur première.
Alors que perforant l'obscurité,
Les rayons orangés du jour jaillissent déjà,
Un incendie embrase le ciel.
Des barres d'or sur l'océan de mon éveil,
Viennent chevaucher la colline aux sapins d'émeraude.
La nature est un trésor lorsque s'ouvrent les yeux de Khaor.
Un bouquet de couleurs éclatant dans une symphonie lyrique,
Alors que ma mémoire s'efforce de peindre, dans ses tons les plus purs,
Tout un Orient nimbé de flammes.
Déjà il s'enfuit et tombe en pamoison.
Le regard de Khaor ne porte plus l'Horizon
Le satin de lavande apaise déjà de son voile,
La fraîcheur d'une saison fanée.
Et dans la douce chaleur d'une lumière perlée,
La délicate rosée s'est évaporée,
Mais les gouttes de cristal roulent encore,
Depuis les rives de mes yeux émerveillés.