Agenouillé face à ta tombe décolorée
Recroquevillé sur une souffrance dénudé
Je guette un crépuscule qui ne viendra jamais
Te rejoindrai-je un jour
De l’autre coté du Styx, par delà le passeur
Mon Amour
Quand, quand viendra mon heure ?
De la silhouette qu’autrefois j’épousais
Il fut long le temps oùj’appris à t’aimer
Et de cette passion révélée
Naquit un brasier brûlant de milles feux
Qui jamais ne s’est effacé
Que j’aimais…
Mes larmes saignent dorénavant plus fort
Face à l’écho de l’éternité que j’abhorre
Que la mort me séduise à mon tour
Et m’enveloppe enfin de son manteau de velours
Depuis trop longtemps j’existe
Depuis trop longtemps j’attends
Seul aux confins de l’univers
Tant de prière pour tant de solitude
Quel enfer !
Mes larmes saignent plus douces à présent
Je songe à l’âme rejoignant le firmament
Le vent fouette mon visage
Son chant acerbe m’arrache ce doux mirage
De démons et de dieux déchaînés
Combien en aurai-je affronté
Pour un infini baiser ?
Même la beauté des anges flétrit
Je suis une prière à la solitude
Face à une si cruelle ironie
Je suis une prière à la solitude…