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Sujets concernés par ce texte : Fantasy
Type de document : Poesie

     
 

 

L'origine de mes éveils trouve l'alcôve de mes suées marmoréennes,
Je visite une coulée de boue qui me mène lentement à un sac de haine,
J'étudie en bête furieuse, les sanglots entremêlés de pluie qui sillonnent,
L'amertume, de mes égarements solitaires et emprunts de sel sanguinolent.  

Ce soir, la nuit sera éternelle et cruelle,
Demain nous serons ce soir,
Et ainsi soit-il.

Je titube, je trébuche, je m'arrache de ce calvaire par une course effrénée,
La panique empoigne bien plus de pensées que je ne réussis à en épargner,
Haletant en un hululement d'enragé, je crève en gémissements,
Mes yeux invectivent dans un crépitement volcanique.  

Bientôt, IL, ce tendre cynique,
Ce flegmatique, m'aura rejoint,
Du moins spécule-t-il.

Les traits de la ville défilent en moi comme dans les écorchures de mon coeur,
Les ruelles hébètent mes sens, et j'affûte en silence mes irrévocables frayeurs,
L'averse finale arrive avec son fracas assourdissant, trempant le squelette de ma vie,
Et la voix qui fredonnait frénétiquement en moi s'intoxique de son courage tari, 

Elle murmure, elle gémit, elle s'ampute,
Elle devient brute, dans le culte du chahut,
Enfin, on sectionne la dernière corde de son luth.

Il n'y a pas de détour, pas de lutte contre lui...souffle le Relent...
Il aspire ton arôme cobalt quelque soit l'époque, quelque soit le Vent,
Lointain et distrait qu'il ouïra....Il saura où tu persistes, et te traqueras insidieusement,
Là bas, tu disloqueras  les dernières pages de ton humanité, mélancoliquement.

Les viscères nouées, en un rictus passable,
Le menton affaissé par un sourire minable,
L'âme épurée, Tu tournes en triste fable. 

 Le Relent achève de discourir. Et il ne reste plus rien d'autre, que les traces avides de mon sang,
Posées sur ta langue. Je n'entends plus les échos qui pulsaient en moi,
Je sais, et je détourne le regard. Mais je ne peux négliger le poids qui pèse à chaque seconde,
Sur mes espoirs vaincus, par d'autres plus iréels encore, que sont les tiens.

Je goutte ma pitance en dormeur,
J'innocente ma conscience qui n'est plus,
La crypte me tend le bras, plus fort qu'aucun autre amant,

 

 Adios amigos.

 

 
     

 
par Aylia
le 26/08/2006
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