A demi-elfe, elfe et demie,
Sans espoir et perdue dans la nuit,
L'âme errante, les larmes courantes,
Sur mes pâles joues odorantes,
Quel doux parfum de rose rouge,
Sur de telles lèves à peine écloses,
Mais autant de peine engorgée,
Et cette violente saignée,
Qui déchire son coeur, et ses dernières heures,
Dans le doute et dans l'absence, que vienne la fin,
Crépuscule de ses jours, où l'espoir sans amour,
Remplisse de pensées secrètes tout son jardin,
Enfin le sang de la rose coule sans heurts,
Et si douce est cette saignée,
Autant de douleur libérée,
Par tes lèvres à petite dose,
Que tes empruns, oh mer qui bouge,
Sur ton flot d'écume mourante,
Emporte la vie qui me hante,
Ne plus le voir pendu ici,
A demie-elfe, elfe et demi.