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Sujets concernés par ce texte : Fantasy
Type de document : Poesie

     
 

Sur la rosée,

Ses pas,

 Glissent,

 Lentement en une danse,

 

Elle danse à l’insouciance qu’un voyage procure,

Elle clignote d’ardeur,

Son besoin empli l’espace d’un étrange ensommeillement.

 

Une nuée de rêves palpitent,

Ils s’appuient tout contre un sauna,

Ils laissent s’égailler leurs corps frémissants, sous,

La tendre volupté qui anime leurs souvenirs.

Ils se rejoignent en cœur sous la poitrine battante de la sirène.

 

Se penchant sur le tapis de feuillages qui peuple sa marche,

Posant ses mains sur ses genoux,

Arrondissant son regard d’espièglerie,

Elle esquisse un sourire,

Les feuillus ressemblent aux algues de sa patrie.

 

Se relevant, elle boit à la joie de l’inconnu,

Et continue sa déambulation plaisante…

 

Puis la terre monte, les feuillus manquent de la faire trébucher,

Un souci plisse alors son front, puis une candide floraison éclaire à nouveau son visage,

Rien ne s’est passé, la terre est belle.

 

Toutefois, le tournoiement qui avait égayé sa route,

Se cimente progressivement,

Son courage ne prend pas d’ombre pourtant,

Elle se résout encore et encore à l’ascension.

Mais à l’horizon rien ne découvre l’atmosphère teintée.

 

La sirène serre les dents,

Elle resserre ses poings de petite créature marine,

Elle soulève le poids qui affuble ses épaules, et frémissant malgré elle,

Elle monte.

 

Soudain, un terrain illumine ses froncements d’inquiétude,

Elle peut s’y arrêter dans un murmure coriace,

L’herbe y est parfumée de tranquillité, la créature alors s’y plonge,

Délaissant les mauvaises heures passées,

Rien ne s’est passé, la terre est belle.

 

Enfin vient le temps de titiller la cime,

Jetant un regard exalté sur le charme de la forêt,

Elle recommence sa longue progression.

 

Des gouttes perlent bientôt,

Des petites flammes l’échouillent ses jambes comme de sombres amantes,

Des brumes de rêves couvrent son regard tels des appels risqués,

Elle est épuisée.

 

Un pas, un autre pas,

Une chanson pour divertir l’esprit du corps,

Une idée obsédante pour couvrir le bruit de ses gémissements sourds,

Une recherche assidue pour enrober les doutes,

 

Puis, vient enfin le temps des nuages,

La rosée peut enfin couler de ses joues…

 

Un bout, un petit bout de terre,

Et tout autour, Rien.

 

Péniblement, mais comme, recouverte d’un manteau nouveau,

Elle agite ses petits pieds vers la cime,

Et elle fournit un dernier effort pour toucher ce petit bout de rien.

Rien ne s’est passé, la terre est belle.

 
     

 
par Aylia
le 23/08/2006
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