Tournant autour d’un nuage,
Ils s’y avancent et s’y glissent.
Un étonnement enfantin semble les figer,
Et la musique redémarre de plus belle.
Ils tournent sur un petit stratus bleu,
Ils rient aux éclats sur un cumulo-nimbus qui coulait dans le vent pas loin.
Les deux voyageurs, énamourés, s’élancent,
Ils s’occupent de l’inventaire de nuages…
En d’autres termes, ils répertorient, la barbe à papa de cette douce contrée.
Fredonnant des airs au paprika et au cidre,
Ils sont enivrés de l’effluve endiablé de l’amour,
En d’autres termes ils se croquent de petits cœurs en sucre.
Dégoulinant de leurs lèvres,
Inondant les terres,
Abreuvant l’homme égaré,
Ils entonnent une dernière épopée.
Se tournant enfin vers la mer,
Ils s’endorment joue contre joue sous leur dernier coucher de soleil,
Leurs noms battants dans l’âme d’Yria,
La fantastique,
Pour toujours.