La communauté du fantastique et de la science-fiction  







 
Titre, Auteur, Acteur... 

Convention Arcanienne : Le Reportage !   -   Grand concours de dessin   -   Mercredi, jour du cinéma   -   Mercredi, jour du cinéma   -   Mercredi, jour du cinéma   -   EVERQUEST II - Living Legacy   -   Nouvelle Version de Warhammer 40K!   -   Mercredi, jour du cinéma   -   Le Meilleur des Mondes avec Leonardo Di Caprio   -   Autour de Tolkien

Sujets concernés par ce texte : Fantasy, Littérature
Type de document : Poesie

     
 

Lettre testamentaire d'un Seigneur.

La plume dans une main, dans l'autre ma lame.
Ainsi je vous quitte, puisqu'il est tard.

Je n'ai connu l'allégresse qu'en tes entrailles,
Et toute la tristesse qu'en tes absences.
Maintes fois nos étreintes, poignantes retrouvailles
Dans de hasardeux défis, ont éreinté mes sens.

Entre vite, ressort vif, vidé comme esseulé,
Les regards cherchent, chairs contre chairs au dedans.
Les souffles courent, le sang pulse, brûlant, larmoyant,
Vision sublime de cette offrande du corps pamé.

Lire une vie dans l'iris et voir s'envoler la dernière
Etincelle d'âme, savoureux baisers aiguisés, précis,
Au milieu d'un champ, sous le déluge, du tonnerre dans la nuit,
Courant, toujours courant sur le chemin lapidaire.

L'obsession, insufflée aux fers parmi mes esprits,
Me fit trop souvent traverser monts, lacs et vaux.
De cette paix que tu hais tant, et dont j'ai abusé
Au bras de cette femme, coupable de m'être laissé égarer.

Je ne sais si vraiment je serais regretté ou pleuré.
Sûr de mes complaisants comparses, vindicte masquée,
Avec pour premier héritage, des cendres sur l'eau,
Pour toi, mon écart, je te lègue ci-bas mon fils.

Et las, aussi ma passion, ma fougue, ma race.
Blottit dans ses veines, le magma toujours présent,
Se tapit, je le sais, toi, il est là et t'attends,
Pour qu'en tes bras tu le recueille et l'enlace.

Ma dernière volonté parmi les vivants est la suivante :
Mon fils, tu dois t'en soustraire, car tu as le choix
De ne pas connaître mon terrible enfer sur Yria.
Tout un peuple m'a construit, un gabarit, leur infante !

Seigneur de mon aimée, j'ai trop souffert de lui servir,
Comme de te rêver en elle sitôt mon départ de ses berges.
N'écoute pas ta mère, j'ai peur de qui tu vas choisir,
Je le vois dans tes yeux, dans ton allure : j'enrage !

A te guider, cette ultime cri sort de mon poitrail,
Pour que de ce monde se jettent sur toi toutes les puissances,
Manifestant leurs terribles pouvoirs, et t'enrayent,
Ou t'accompagnent, car je pressens l'inéluctable effarence...

Mon amante, la Guerre, éternel phare.
Mon fils, Abargan, chère âme.

Adieu, ne puissiez vous ne jamais... il est mon heure...

- Reirlyan.

 
     

 
par Abargan
le 10/12/2004
page visitée 442 fois.