Sur sa peau ruisselait son sang
Et sur ses joues glissaient lentement ses larmes.
Plaisir et douleur se mélangeaient,
En une troublante jouissance, étrange extase
Plaisir pour le couteau s'enfonçant lentement
Et formant dans sa chair des dessins sanglants,
Réalisés par son amant, ce vampire troublant,
S'amusant avec elle et se délectant de son sang.
Douleur pour la perte de ses rêves,
Remplacés par une dure réalité :
Celle de ne pas être aimée
Par celui à qui elle avait tout donné.
Son amour, son corps, son âme, sa virginité,
Elle lui avait offert sans hésiter,
Pour ensuite découvrir la valeur misérable qu'ils avaient à ses yeux.
C'était ce qu'elle avait de plus précieux.
C'est ainsi que s'est éteinte pour la première fois
La lueur d'espoir qui brillait toujours dans son regard,
Remplacée par un vide, une souffrance,
Qu'elle n'a jusqu'alors jamais réussi à remplacer.
Et depuis, elle s'abandonne aux caresses des hommes,
Cherchant encore et encore cet amour perdu,
Et pleurant la nuit, la nuit, ses espoirs et ses rêves revenus,
Celui qu'elle avait perdu.
Puis elle s'endort, épuisée, rêvant,comme une enfant,
A cet espoir qu'elle n'a jamais perdu : trouver son prince charmant.