Comme chaque soir
Le vent avait murmuré aux étoiles
Comme chaque soir,
L'enfant écoutait les parcelles des contes d'antan
Que lui rapportait comme un écho, une légère brise d'été
A l'heure où tous sombraient dans les méandres d'une nuit sans rêve.
A l'heure où les secrets sellés dans le corps ancestral de la terre
Sortaient pour revivre un peu de leur beauté,
Pour se rafraîchir dans l'eau claironnante d'un ruisseau.
Elle s'échappait alors pas sa fenêtre
Portée par la musique du vent,
Eclairée par la lune,
Pour écouter les comptines que lui chuchotait le doux son cristallin de l'eau se répercutant sur les pierres de la berge.
Et c'est alors qu'elle vivait les rêves de lumières,
Les rêves perdus, les rêves délaissés
Ceux d'enfants insouciants qui ont grandi trop jeunes
Les sacrifiés pour des amis qui vous ont délaissé
Les amours perdus, les espoirs gâchés, les hésitations indécises....
Qui aurait pu croire qu'elle réservait ses mots aux étoiles?
Créature d'une touchante générosité recueillant en son sein les rêves errants pour les réaliser elle même,
Délaissant,ainsi, ses propres espoirs, ses propres illusions...