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Sujets concernés par ce texte : Fantasy
Chapitres : 1 2
Type de document : Conte

     
 

Chapitre II : Gloria

 
Le boulanger se leva pour travailler comme toujours vers quatre heures du matin, ensuite il partit vers le château, son chariot plein de pâtisseries parfumées et de pain tout chaud. Il monta la colline pour aller jusqu’au château. Il réfléchissait à propos du carnaval qui allait y avoir cet après midi pour fêter le règne de leur roi. Les tentes avaient été  montées, les porcs et les autres viandes rôtissaient… La fête était prête pour l’après midi. Il y avait même les marchands qui s’étaient installés pas loin du festival pour pouvoir vendre leurs marchandises.
 
Ils allaient avoir une grande fête, il allait même y avoir des feux d’artifice !
Heureux et gai il chantait… Il traversa le pont  et entra dans la cour.
 
Soudain on entendit les cris d’horreur du boulanger, qui réveillèrent tous les habitants…
 
***
 
Véleg se réveilla dans un lit de paille à ‘la Taverne  écailleuse’. Il s’étira lentement et se leva le plus vite possible de ce lit car il était si inconfortable et si dur qu’il n’allait pas  y rester une minute de plus.
 
Des gens du peuple étaient dans les rues, un boulanger criait. Véleg entendit les gens murmurer dehors, alors il enfila sa chemise sur son torse nu, son armure de cuir usée et par-dessus sa tunique de voyage. Le jeune homme sortit dehors et vit sur la grande place une foule de gens, on aurait dit que tout le village était debout ! Alors que le soleil ne s’était pas encore levé.
Les gens avaient des torches allumées, Véleg passa entre les multitudes. « Que se passe t-il ? Pourquoi tout se monde ? » Une veille dame aveugle aux cheveux blanc l’agrippa par son bras. « Vous ne savez pas ? » Véleg répondit poliment que non. « Le château est mort ! Il n’y plus personne en vie ! Ils sont tous morts ! » Les yeux de Véleg devinrent ronds. « Oh non, Céleb ì dhû ! »
 
Il courait vers le château, il courait avec horreur et désespoir. Le jeune Véleg arriva au pont et le traversa et trouva tous les gardes à terre noyés dans leur propre sang. Le Vagabond remarqua qu’ils étaient tous égorgés. Désespéré, il traversa la cour. Il criait le prénom de sa belle. Car il ne savait pas où elle se trouvait. Il monta tous les escaliers, il fouilla les moindres recoins. Après avoir cherché en vain il vit un escalier fait de marbre blanc, c’était son dernier espoir !
 
Les marches s’arrêtèrent devant une porte. Il l’ouvrit lentement, et vit sa belle tremblante pâle et à terre ; mais  malgré cela elle était vivante. « Céleb i dhû ! » Il se mit à genoux près d’elle, il savait qu’elle était mourante. « Céleb … Céleb ì dhû ! Non… non ! » murmurait-il. Des larmes lui montaient dans les yeux. Il prit la douce et belle elfe dans ses bras. Elle était si pâle… « Céleb s’il vous plait, par l’amour du ciel, restez en vie ! »  Il la berça dans ses bras, des larmes coulaient le long de ses joues. Céleb i dhû ouvrit ses yeux dorés et elle vit son amour, elle mit une main faible sur la joue de Véleg. Surpris, il arrêta de la bercer et ouvrit les yeux. Faiblement elle lui sourit. « Céleb –ì ? » Elle mit un doigt sur ses lèvres, pour qu’il se taise. Elle mit ses bras tremblants autour de son cou, les larmes aux yeux.
 
« Les Ombres ! » dit-elle. Sa voix montrait la peur. « Ils sont là ! Ils sont de retour ! »
Confus Véleg ne savait pas quoi dire, les Ombres ? Les créatures légendaires ? Il la berçait et lui répondit : « Ma chère, ils sont morts, exterminés. »
« Non ! » répondit une voix. Le Vagabond tourna la tête et vit la veille dame aveugle qui lui avait dit que le château était mort. Elle était là, elle ne portait pas son bâton elle avait sa capuche devant ses yeux. Elle se tenait là, debout comme si elle voyait tout. Cette dame était mystérieuse. « Princesse Céleb ì dhû a raison, les ombres sont de retour… »
 
***
 
Céleb était tremblante, elle avait de la fièvre… La veille dame dit à Véleg de l’allonger sur le lit, et de lui mettre une serviette froide sur le front. L’aveugle regardait Véleg mais c’était impossible car elle était aveugle… Véleg eut la chair de poule, cette dame était trop… mystérieuse à son goût. Il la fixait et prenait garde au moindre de ses gestes.
 
« Je sens que vous avez peur. Pourquoi cela, jeune vagabond ? » demanda la veille dame. Véleg ne répondit point, le jeune homme cherchait à comprendre les dernières paroles de sa belle. Il regarda encore un fois l’aveugle et puis parla d'une voix claire et curieuse.
« Je croyais que les Ombres avaient été exterminées dans les jours de notre Roi… Pourquoi la princesse a dit que les ténèbres étaient de retour ? »
 
La vielle femme lâcha un soupir, en secouant la tête. Sa capuche marron cachait ses yeux mais il avait l’impression qu’elle le voyait !
« Je me suis demandée quand vous alliez poser cette question, vous en avez mis du temps. Désirez vous entendre l’histoire des Ombres jeune homme ? » Il fit signe de tête que oui, car il ne connaissait pas toute l’histoire. La dame sourit et reprit parole. « Les Ombres étaient les ennemis jurés des Rois depuis des millénaires… Une bataille sans fin. » La voix de la femme devint plus sombre ainsi que son visage, elle murmurait. « Ce sont des créatures qui règnent la nuit, et qui ne dorment jamais. Jamais ! Céléb ì dhû était déjà née, elle était très jeune lors de la plus grande guerre contre les Ténèbres. Tous les royaumes se sont réunis pour se battre contre les créatures des enfers pour enfin trouver la paix et mettre fin à leur règne.  Les hommes, les races elfiques, les petites personnes et les nains s’étaient tous réunis aux portes noires de Hfirimain. Pour la première fois dans l’histoire du monde, toutes les races se sont réunies sans se battre ou attendre quelque chose en retour. Non, ils étaient tous là pour une seule et juste cause : La liberté et la fin des jours noirs. Ils eurent beaucoup de pertes, l’armée de notre terre ; Ely Siriar, était faible par rapport à celle de Hfirimain. Car la guerre devant les portes de Hfirimain, Gloria, n’était pas la seule guerre qui se passait. En même temps dans toutes les citées c’était le chaos, dans chaque village, chaque ville, les gens se battaient. Même Céleb ì dhû… »
 
Véleg fronça ses sourcils et puis tourna sa tête vers la princesse. « Comment ça ? »
 
« Silence ! Vous pourrez poser vos questions après si vous y tenez ! …Où en étais-je ? Oui, même la princesse se battait, dans l’âge des hommes elle n’avait que cinq ans, mais la princesse est plus puissante que vous le croyez. Les armées devant les portes de Hfirimain n’étaient que la moitié car les autres se battaient dans les villages et dans les villes. Alors le combat était encore plus rude et plus sanglant. »
 
La veille dame s’assit dans un fauteuil, prit sa pipe, l’alluma et commença à fumer. De la fumer flottait dans l’air elle faisait des anneaux. Véleg regarda de plus près et vit la fumée se transformer en champ de bataille… Le jeune homme fixait la fumée.
La veille femme sourit… Elle savait de Véleg était en train de regarder la fumée, elle le sentait.
La fumée flottait et Véleg vit une sorte de créature…
 
« Est-ce… ? »
Elle lui coupa la parole.
« Oui… C’est bien ça jeune homme. C’est une des créatures de la race de l’Ombre… Sais tu comment les Ombres sont apparues ? »
Véleg secoua la tête, il n’en avait aucune idée.
« Tu le sauras un autre jour alors… Je vais terminer… »
 
Véleg observait l’aveugle de plus près… Il se baissa un peu pour voir au dessus de la capuche, elle avait les yeux fermés. Le jeune curieux plissa des yeux, il remarqua toutes les rides sur la vielle, il remarqua qu’elle était belle. A son époque elle devait être très, très jolie. Mais Véleg restait sur ses gardes, il ne savait pas d’où elle venait ni comment elle connaissait toute l’histoire de Ely Siriar par cœur, alors que personne ne la savait à part la race Elfique qui pouvait encore raconter. Mais elle, elle était humaine et Véleg ne savait pas pourquoi mais elle dégageait un savoir et de la sagesse…
 
Soudain on entendit des bruits dans la cour, on aurait dit une foule. La veille dame ne semblait pas surprise, mais Véleg si. Il sauta de sa chaise et regarda par la fenêtre de la princesse. Ses yeux devirent ronds. Tout le village était là et ils montaient les marches pour arriver dans la chambre de la princesse. L’un d’eux le montra du doigt et s’écrièrent :
 
« LE VOILA ! »
 
Véleg ne comprenait pas, mais les hommes lui bondirent dessus ! Il les esquiva, mais ils étaient trop nombreux ! L’un d’eux avait une arme et l’assomma avec la poignée de son épée…
 
     


Chapitres : 1 2  
par Silvernight
le 28/02/2006
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