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Sujets concernés par ce texte : Fantasy
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Type de document : Essai

     
 

Chapitre 8 : Nuit blanche et sombres rêves

 
Deux yeux brillants dans l’obscurité
Qui vous amènent en des lieux secrets
Qu’eux seuls devinent et connaissent,
Qu’eux seuls vous invitent à découvrir
                                                                                                          
                                                                               Sybille
 
 
Le vent pénétrant entre le mur et le volet faisait vaciller les flammes de la chandelle bien entamée par les heures. Sybille, glissée sous ses draps, tournait lentement les pages de sa précieuse reliure. Aubegrise ronronnait, couchée près d’elle, et regardait avec un air curieux les gravures et les textes. Harassée par les colères du ciel, elle s’assoupit lentement sur le vélin du livre. Elle rêvait de son trône au sommet de la colline, et se voyait vêtue d’un ample et splendide manteau, couronnée d’edelweiss d’Arban. Mais le rêve prit une autre tournure, quand le fleuve devint écarlate depuis l’Ouest, envahit de bateaux et de galères. De l’Ouest venaient aussi des dragons dans le ciel noir et rouge. Les fleurs immaculées sur son front se flétrirent et elle chuta du trône, dont le roc se brisa dans un vacarme soudain.
 
Elle se réveilla dans l’obscurité de sa chambre. La chandelle était éteinte ; elle prit une allumette dans le tiroir et l’alluma avec la chaleur des braises encore chaude du brasero. Quand elle revint vers sa table de chevet, elle vit que le chandelier était tombé par terre et la chandelle disparue. Elle en prit une neuve et la mit sur le chandelier. Elle lâcha l’allumette quand quelque chose lui sauta dessus. Elle n’avait pas crié, mais pour autant elle tremblait de peur : elle se retrouvait dans le noir. Deux petits yeux verts à la pupille ronde la fixaient intensément. « Aubegrise, fit elle, tu exagères, j’ai eu peur, moi. Il ne faut plus me faire ça »
Quand elle s’approcha pour la prendre dans ses bras, la chatte s’éloigna puis s’arrêta plus loin. « A quoi tu joues, viens donc ici ! » Sybille voulut l’attraper mais l’animal  s’enfuit, se faufilant par la porte entrebâillée. « Reste ici ! Ne sors pas de la chambre ! » Néanmoins, la jeune fille suivit le félin dans les couloirs sombres, éclairés par quelques lumières espacées. Il n’y avait personne : ni garde, ni chambrière, ni noctambule, tout était calme. Mais quelle heure est-il ? Il n’y a personne sinon moi ! « Aubegrise revient !! » chuchota-t-elle au chat qui n’essayait pas de la semer, mais qui laissait assez de distance entre lui et Sybille.
 
La fillette arriva dans la grande entrée, toute aussi calme que les couloirs, à peine plus éclairée. Elle suivait le chat, qui descendit un étage et prit un passage faisant face à la grande porte d’entrée. Après un court corridor, une immense salle se dévoila à ses yeux à la lumière faible des candélabres. Elle surplombait la salle des audiences, à la forme trapézoïdale, depuis la tribune qui en faisait le tour. Un groupe statuaire de la Trinité s’élevait derrière quatre trônes, dans une large abside qui fermait le trapèze dans sa largeur la plus grande. De somptueuses tapisseries, perdues dans l’obscurité, couvraient les murs des galeries sous la tribune. Les hautes voûtes ogivales sombraient dans le noir.
 
« On ne devrait pas être là Aubegrise, susurra Sybille. Les appartements du Duc ne doivent pas être loin. » Elle réussit à prendre l’animal dans ses bras, et se décida à faire demi tour quand elle entendit des murmures plus bas. Trois ombres discutaient doucement, apparemment une femme et deux hommes d’après les silhouettes, bien qu’un des deux hommes avait les cheveux longs. En relevant les yeux, Sybille vit que quelqu’un d’autre épiait la conversation depuis la tribune, à l’opposé. Son cœur sauta dans sa poitrine quand leurs yeux se croisèrent. Des yeux bleus de glace sous le faible flamboiement de sa chevelure rousse. Marta !
La belle domestique lui interdit tout mouvement d’un signe de la tête, puis elle rejoignit la fillette à moitié accroupie : « Mais que faites vous là, petite demoiselle ?
- Et toi alors ? répliqua Sybille. Moi je n’ai fais que suivre Aubegrise, c’est une sale bête parfois.
- Si vous voulez savoir, répondit l’autre un peu gênée, j’ai été invité à tenir compagnie à un noble. Mais c’était un rustre ! finit elle un peu trop fort. »
 
Les trois ombres s’arrêtèrent, puis pointèrent du doigt Sybille et Marta. « Oh Alvya ! Ils nous ont vu ! » s’écria Marta pendant qu’un des hommes prenait l’escalier dans le mur pour rejoindre la tribune. « Viens par là, il y a des couloirs qui rejoignent l’escalier des cuisines ». Elles se levèrent ensemble et coururent jusqu’à l’extrémité de la tribune, Sybille tenant Aubegrise dans les bras, docile. Elles tournèrent pour prendre le couloir et descendirent au bout de l’escalier pour arriver aux cuisines, vides à cette heure-ci. Elles se cachèrent derrière la batterie de marmites, en silence. L’homme arriva dans les cuisines et s’arrêta net au milieu de la pièce ; Sybille essayait de voir dans le noir quasi-total de la pièce, elle ne put que noter que l’inconnu avait une démarche agile et tranquille, et qu’il était blond ou châtain clair. Il jeta un coup d’œil vers les marmites, puis sortit.
 
Marta et Sybille soufflèrent de soulagement. Aubegrise s’agita dans les bras de Sybille, sauta derrière elles et se faufilla sous une tenture. Marta remarqua que l’animal avait disparu, elle serra le bras de la fillette pour attirer son attention, et agenouillées, elles se glissèrent dans le couloir qu’avait emprunté Aubegrise. Elles avaient toutes les deux le souffle court et tentaient en vain de se maîtriser pour faire le moins de bruit possible ; on ne sait jamais, il est peut-être encore tout près. Après un coude, le corridor était droit avant d’entamer un large virage. « Je pense que ce passage fait le tour de la salle des audiences, chuchota Marta. J’espère juste qu’il n’y donne pas accès… »
Elles continuèrent prudemment, s’arrêtant à chaque porte qui s’ouvrait sur leur droite. Le couloir desservait de petits bureaux, des chambres vides plutôt austères et une bibliothèque. Après avoir marqué l’abside de la grande salle, elles trouvèrent un escalier droit montant qui apportait de la musique et de l’air frais. « Ça doit mener au donjon, je pense, lâcha Marta, mais surtout, ça mène à quelqu’un qui n’est pas hostile ! ». La chatte les précédant, elles gravirent les marches raides  pour déboucher dans une cellule du donjon où l’escalier était lui aussi dissimulé par une tapisserie grossière. Sybille ouvrit la porte et sortit : elles étaient au troisième étage du donjon, beaucoup plus animé et éclairé. Des soldats détendus discutaient ou jouaient aux dés ou aux cartes, certains allaient et venaient ; la musique et les rires provenaient du sommet du donjon. Soulagées, elles décidèrent de prendre la tour la plus proche pour y monter, et retrouvèrent une vingtaine d’hommes qui s’amusaient et braillaient, buvaient et chantaient sans retenue.
 
 « … et c’est là qu’il s’est reçu la branche sur lui, se moquait une grosse voix. Edan a crié comme une dame apeurée ! » Tous les hommes rirent, même la victime de la boutade.
 « Peut-être Andel, mais je l’ai évité, ce qui n’était pas ton cas pour le cheval affolé, répliqua Edan, très fier. » Dans un grognement feint, cet ours d’Andel sauta sur Edan et ils roulèrent tous les deux dans une bagarre amicale qui n’avait pourtant rien de gentille, pensa Sybille. Les autres riaient et applaudissaient à chaque fois que l’un ou l’autre prenait le dessus. Sybille lâcha la main de Marta quand elle aperçut Erwan et courut jusqu’à lui. Il était tout surpris de la voir là : « Mais qu’est ce vous faites là à cette heure-ci, jeune Fléseau ?
- Oh, monsieur Erwan ! Vous savez, je ne faisais que suivre Aubegrise qui n’en faisait qu’à sa tête, et je me suis retrouvée dans la grande salle, et il y avait trois personnes qui discutaient, et quand elles nous ont vu avec Marta, elles ont essayé de nous attraper ! Mais on a couru et Aubegrise nous a conduit jusqu’au donjon par un passage derrière des rideaux »
 
Incrédule, Erwan la regardait reprendre son souffle, pendant que Marta se rapprochait, tenant la chatte dans ses bras, accrochant les regards lubriques des autres hommes. « Vous savez, sergent, dit elle, elle ne ment pas, j’étais là aussi, et ce n’était pas un jeu. Nous avons eu peur. 
- Faut plus avoir peur avec nous, lança un des plus jeunes soldats. Tu veux un peu de bière ? »
 
Marta s’assit près de lui, et but dans sa choppe après avoir lâché Aubegrise, qui sursauta quand tout le monde éclata de rire. Edan avait maîtrisé Andel et le giflait à chaque protestation. Après un moment, il se releva et aida Andel à se remettre sur pied, ce qui n’empêcha pas ce dernier de lui écraser les épaules.
 « Bon, petite Sybille, fit Erwan en se levant, je crois qu’il faudrait que tu rejoignes ton lit, je vais te raccompagner. » Sybille acquiesça, embrassa Marta sur les joues, puis suivit Erwan qui commençait à se dirigeait vers le logis. Ils passèrent par le quatrième étage pour redescendre vers le deuxième et regagner la chambre de Sybille.
 « Ecoute, si tu veux, demain, comme j’ai trois jours de liberté, je t’emmène faire du cheval si ta grand-mère est d’accord, tu veux ? suggéra Erwan, tout sourire. » Sybille sautait sur place de joie en criant, mais le jeune homme la fit taire pour ne pas réveiller tout le logis. « Alors demain je viendrai te chercher après le déjeuner, ici, devant ta chambre.
- J’y serai, Erwan. »
 
Sybille lui fit la bise, puis elle entra dans sa chambre, alors qu’Erwan se dirigeait vers la sienne. Aubegrise sauta sur le lit et fixa Sybille. « Oh toi ! Je m’en souviendrais… Et ne me regarde pas comme ça ! » La fillette se faufila sous ses draps puis s’endormit sous le regard attentif du chat.
 
                                                           *****
 
La matinée s’était passée tranquillement et annonçait une journée froide, mais belle. Sybille était en train de déjeuner avec sa sœur et Rose, dans un salon meublé avec goût, aux tapisseries chaudes et colorées. Deux jeunes femmes s’occupaient du service : jambon cuit au torchon, pintade au caramel du Sud, haricots blancs à la graisse d’oie et un panier de fruits. Rose discutait calmement de cette promenade avec Erwan : « Et bien, j’ai dit au sergent Baln que je consentais à te laisser monter à cheval avec lui cet après-midi, à la condition qu’ils soient deux pour te surveiller, et qu’Aileen aille avec toi. »
Cette dernière sourit largement ; elle avait fait une scène à Sybille pour venir aussi, surtout qu’elle avait passé la veille à harceler Abaell, en vain. Rose n’avait accepté que Sybille y aille qu’accompagnée de sa sœur et celle-ci s’en était réjouie. « Bien, sur ces recommandations, dont la plus important je vous le rappelle est de ne pas vous éloigner d’Erwan Baln, je vous laisse. J’ai une foule de choses à faire en ville ; je dois voir cinq artisans pour qu’ils fournissent Valgrive, c’est dont très important. Bonne journée, mes filles. » Elle sortit du salon qui s’emplit de la rumeur des châtelains quand elle ouvrit la porte. Les deux filles se levèrent de table pour aller retrouver Erwan. Sybille emporta trois pommes qu’elle prit dans le panier.
 
Erwan les attendait devant la porte de la chambre de Sybille, habillé de vert et de gris, l’air un peu fatigué. « Bon, j’espère que ces demoiselles ne vont pas monter avec ses robes-là, tout de même, lâcha-t-il, un peu moqueur.
- Oh, je vois, répondit Aileen. Et bien, ces demoiselles, comme vous dites sergents, vont se changer dans leur chambre. Quant à vous, vous allez attendre là ! »
 
Fière d’elle, Aileen rentra dans sa chambre, comme Sybille, laissant Erwan un sourire malin aux lèvres. Elles enfilèrent des robes simples et amples, et des bottes aux pieds ainsi qu’un manteau chaud. Sybille glissa ses cheveux dans un chaperon, Aileen se fit une longue natte. Prêtes, elles se laissèrent guider par Erwan jusque dans la cour, où Edan les attendait avec trois chevaux. « Mais où est le mien ? se plaignit Sybille.
- Le tien est celui d’Edan, tu monteras devant lui, Sybille, répondit le jeune sergent.
- Mais pourquoi, alors qu’Aileen à le sien à elle ? continua-t-elle.
- Il aurait fallu le demander à votre grand-mère » finit par dire Edan, assit sur sa monture. 
 
Il prit la fillette qu’Erwan soulevait vers lui et l’assit devant lui. Sybille faisait un peu la moue, mais elle se laissa faire, bien contente finalement de ne pas avoir à maîtriser le cheval. Aileen monta sur le sien en même temps qu’Erwan. Elle ajusta sa robe pour être confortablement installée sur sa selle, puis fit signe de la tête qu’elle était prête. Les chevaux se mirent alors au pas dans la cour et prirent la petite poterne Sud. Un paysage boisé et vallonné s’offrit alors à leur délice. Une brise fraîche ranimait tous leurs sens et entraînait leur curiosité vers l’horizon brumeux. Le chemin, rendu boueux par les averses de la veille, s’accidentait tout en allant vers le Sud-Ouest.
Au Sud, les collines vertes se tâchaient parfois de bosquets ou de buissons dégarnis par l’hiver tout proche, et montaient toujours plus afin de surplomber en approchant du littoral, le bourg de Wyzen. C’était dans ce massif, et en allant vers l’Ivre plus à l’Est qu’on retrouvait les meilleures vignes des Vaux Gris, dont le fruit s’exportaient jusqu’à la cour d’Entreaux et aux lèvres du Pontife et de ses courtisans. A l’Ouest, les collines plus basses étaient arrêtées plus loin par l’Automne et ses eaux limoneuses. Parmi les forêts denses de hêtres et de chênes, Sybille reconnut sa colline, et s’imagina voir le trône et les visages des statues.
 
 « Vous savez, monsieur Edan, là-bas, sur cette colline, c’est moi la reine.
- Qu’est ce que vous racontez ? s’interrogea Edan dans un petit rire
- Oui oui, là bas, je suis une reine. J’ai un trône immense d’où on voit tout, et j’ai même une cour avec des nobles, des courtisans tous très beaux, et aussi des domestiques. Malheureusement, ils sont tous pas très bavards avec moi.
- Ah oui ? Tout ça sur cette colline ? répliqua-t-il amusé, rentrant dans le jeu de la petite. Et que faites-vous avec votre cour, majesté ?
- Hé bien on joue, c’est évident. Ils sont tous cachés dans les bois, et moi je dois les retrouver toute seule, sans l’aide de personne. Ils sont beaucoup, et en plus, il y en a trente six que je suis obligé de trouver car ce sont les plus beaux et les plus gentils avec moi. Mais certains triches, ils se cachent sous terre ou dans les arbres.
- Et pourrais-je un jour voir tout ce beau monde, moi aussi ?
- Il faudra alors que je vous donne la permission de rentrer dans mon royaume, sourit Sybille. Et ça il faut le mériter.
- Tiens tiens, et que faut-il faire pour mériter qu’une petite reine vous accorde cette grâce ?
- Hé bien déjà, aller plus vite avec votre cheval.
- Si ce n’est que ça ! »
 
Sur ce, il mit son cheval au galop, ce qui surprit Aileen et Erwan, dont les chevaux trottaient lentement. Ils prirent eux aussi la même allure pour les suivre. Ils passèrent ainsi devant des champs en à peine ensemencés et des masures de paysans à la cheminée fumante. Les arbres et buissons défilaient le long de la route et le vent égailla Sybille, peu habituée à monter à cheval. Après un galop de quelques kilomètres, ils s’arrêtèrent au bord d’un petit lac envahit par les linaigrettes. Edan et Sybille tentaient chacun de faire des ricochets plus nombreux que l’autre. Erwan et Aileen discutaient en faisant le tour du lac, la jeune femme récoltant le coton des linaigrettes.
 
 « Et donc avant de t’être fait recruter, tu aidais ta famille, je suppose ? le questionna Aileen.
- Ma mère, oui, en me faisant employer pour de petits travaux chez le forgeron ou les paysans de Rondeaux. Mon père est mort en mer en ralliant Le Cyn depuis Bouton. Mes deux frères aînés sont partis pour prospecter dans la vallée de la Congère, certains disent qu’on y aurait trouvé des filons d’or et de cuivres. Ma sœur, elle, est mariée à un petit négociant à Rondeaux. Puis j’ai été recruté volontairement, en pensant rentrer dans la marine comme mon père, mais il s’est trouvé que je suis meilleur cavalier que marin. Et j’ai été placé, exceptionnellement pour mon âge, dans la garde personnelle de ton père.
- Ta mère est fière, non, que son fils ait réussi aussi jeune ?
- Oui, beaucoup, lâcha-t-il enthousiaste. Ça lui permet de payer la dote de Margaud, ma sœur, et de faire réparer la maison. »
 
Aileen s’arrêta et fixa Erwan d’un air sérieux et grave. Elle ouvrit la bouche pour lui dire qu’elle l’aimait mais Erwan la coupa : « Edan me fait signe, là bas, je pense qu’il veut qu’on rentre avant que le soir tombe. Je n’ai pas fait très attention à l’heure. » Après une hésitation : « Tu voulais me dire quelque chose avant non ?
- Oh, heu non rien de particulier, on peut y aller. »
 
Aileen suivit Erwan qui rejoignait les chevaux, l’air sombre et contrarié. Ils partirent et rentrèrent dans un trot soutenu. Edan et Sybille riaient sans cesse, et mis à part leurs conversations, le retour se fit sans distraction. Quand ils arrivèrent au Havre, le château était agité. On leur dit qu’une flotte de l’empereur se dirigeant vers la république de Thélèmes s’était trop approchée des Vaux Gris et que le Duc tenait un conseil de guerre pour savoir comment réagir. Seule Sybille ne parut pas avoir l’air préoccupé et elle se hâta de rentrer pour raconter à Neil et à Marta, sa nouvelle complice depuis la nuit. Elle promit à Edan de l’emmener dans son royaume dans les prochains jours puis partit à la recherche de Neil. Comme elle n’arrivait pas le trouver, elle se tourna vers Marta en se disant qu’elle aurait tout le temps de voir Neil plus tard. La journée se termina donc avec la belle rousse, qui ne cessait de poser des questions sur Edan, et bien entendu, l’intérêt de ses questions échappa complètement à Sybille.
 
La nuit de Sybille fut envahie par le galop des chevaux et les paysages verdoyants de la région, mais aussi par l’invisible menace d’ombres et fantômes.
 
 
 
     


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par Gabyel
le 25/02/2006
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