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Sujets concernés par ce texte : Fantasy, Science Fiction
Chapitres : 1 2
Type de document : Conte

     
 

Chapitre 2 : Cafés, beignets et meurtre

 
Le téléphone sonna. Roland le cherchait. Le réveil indiquait trois heures du matin.
 
- Allô ? dit l’humain à moitié endormi.
- Roland ? Et ben t’en a mis du temps à décrocher ! dit une voix au téléphone.
- Tais-toi Longbeard ! Bon qu’est ce que tu me veux ?
- Un Techno-Magicien s’est fait refroidir dans ses bureaux sur la 13ème
- La 13ème tu dis ? Mais ça ne serait pas Hallowd par hasard ?
- Tout juste. On l'a retrouvé une balle dans la tête.
- Pff ! Bon ok j’arrive. Vous êtes sur place déjà ?
- Ouais. Il y a McFish  aussi et une blondasse d’Elfe.
 
Roland sourit. Longbeard était un Nain sympa mais il n’appréciait guère la compagnie des Elfes.
 
- Le temps de m’habiller, de prendre un café et je serai là dans un quart d’heure.
- Bouge toi l’humain.
 
Le Nain raccrocha. Roland se leva de son lit et prit la direction de la salle de bains. Plein d’idées trottaient dans sa tête.
« 2 jours avant la rencontre Inter-Peuple ! Aller assassiner un des plus grands représentants des Techno-Magiciens de l’Alliance Humaine ! Faut être dingue ! »
Il l’activa l’eau de sa douche qui coula le long de son visage. Être flic à New York était dangereux et presque sans avenir. Depuis la venue des Peuples Légendaire et la découverte de la Magie, la police ne servait presque à rien. Mais bon, aucun utilisateur de magie ne voudrait être flic ! Mal payé, locaux insalubre, bref le monde ne s’occupait plus des flics.
 
Roland sortit de la cabine de douche et s’essuya le corps avec une serviette. Il se mit devant son lavabo et se regarda dans le miroir. C’était un humain d’une trentaine d’années, assez grand pour sa race, ses cheveux était noirs de jais et ses yeux verts. C’était un Mêlée, c’est à dire une personne ayant un potentiel de magie très faible même quasi inexistant. Mais il s’en contrefichait, pour lui la Magie n’attirait que des embrouilles et des enquêtes interminables !
Il s’habilla vite, prit un café datant de la veille, attrapa sa plaque et son revolver. L’immeuble où il habitait datait de l’Ancienne Epoque, c’est à dire la période précédant la Révélation. Tout le monde ou presque dormait à cette heure-ci. Le couple de gobelin de son étage se disputait, le célibataire gnome regardait la télévision, bref la routine quotidienne. Roland arriva au rez-de-chaussée et sortit de l’immeuble. L’air frais du matin lui fouetta le visage. Sa voiture était garée sur le parking de l’immeuble. C’était le seul bien qu'il affectionnait particulièrement. Il ouvrit la portière, s’installa et démarra. La circulation n’était pas trop dense aujourd’hui, quelques chauffards allant plus vite que la limitation de vitesse, des accrochages, c’était ça la joie de la Route Aérienne de New York !  Roland arriva au lieu de l’assassinat, il entra par la grande porte donnant sur la rue après avoir garé sa voiture. Le bâtiment de feu Techno-Magicien datait de la Grande Découverte, culminant à plus de 315 mètres (90 étages, il avait bien choisi son immeuble le mago se disait Roland)
 
A l’intérieur, des gens travaillant pour le magicien. Certain, assis sur des bancs, se tenaient la tête entre les mains et pleuraient, non pas pour leur patron, car cela faisait longtemps que les Hommes ne versaient plus des larmes pour un mort, mais par peur de perdre leur travail. Roland souriait devant cette mentalité.
« Il y a plus d’humanité dans les pets d’un Orque que dans les larmes d’un Humain » disait il.
Il sortit de sa poche un cigare gnome, « les meilleurs selon lui », il l'alluma et commença à le fumer en même temps qui l’appelait l’ascenseur. Une fois à l’intérieur il appuya sur le tableau de commande tactile au numéro 90.
« Cette étage ne vous est pas autorisé sans code d’admission ou empreinte génétique » dit une voix métallique.
 
Roland rit d’un rire moqueur. Main-de-Droïde, le gnome de la brigade criminelle avait bidouillé les codes et rentré les codes génétiques de toute la brigade dans l’ordinateur central de l’immeuble, aucun n’employé n’ayant voulut leur donner, et le mandat délivré par le juge leur permettait de faire ce qu’ils voulaient. Il tapa le code sur la partie réservé à cela, à côté du tableau de commande.
« Code valide »
L’ascenseur s élança à travers les 90 étages. Quelques minutes plus tard, Roland arriva sur le lieu du meurtre. Le bureau du techno-magicien était une grande pièce rectangulaire et en face de la porte menant à l’ascenseur, une gigantesque baie vitrée donnant sur la moitié de la ville. L’inspecteur fit un rapide coup d’œil à la salle qui l’entourait, sur le côté des étagères très hautes, au moins 5 mètres sur lesquelles était posés différents objet aux propriétés magiques, des ingrédients aussi bizarres les uns que les autres, des bibliothèques contenant des milliers de livres traitant de la magie et autres, dans un coin de la salle,  un squelette de jeune dragon rouge. Tout autour de la salle des bandes « do not cross » empêchaient les civils et, parfois la presse de passer. Au centre du bureau, plusieurs policiers faisaient cercle autour de quelque chose, Roland s’en approcha.
 
« Alors qu’est ce que ça donne » demanda Roland à un nain portant une longue barbe brune et habillé d’une chemise à rayure blanche, d’un pantalon à pince gris et d’une cravate noir où étaient plusieurs taches de café (chacune avec une date respective et séparées de plusieurs années !) et de crème de donuts  (aucune date pour les taches mais par contre on remarque la présence de tout les parfums de crème à donuts que New York peut proposer, c’est à dire 600 !)
« Je dirais meurtre par un professionnel, balle dans la tête, calibre 0.45, sûrement un règlement de compte entre Guildes » dit  Longbeard à l’homme.
L’humain regarda par dessus l’épaule de son collègue et vit un corps étalé sur le sol de la pièce. C’était un homme d’une quarantaine d’années, les cheveux longs et d’ébène, la peau blanche, ses paupières était fermées et sa bouche dessinait un sourire qui d’ailleurs était bizarre sur une personne qui s’était faite assassiner. Au milieu du front, un trou et un filet de sang séché s’arrêtant au niveau du sourcil droit. Roland se pencha sur le corps, le mage portait une grande robe rouge et argent, mais ce n’est pas ça qui frappa le plus le policier, c’était plutôt les multiples trous de balles qui parsemaient la robe de la victime.
 
« Onze trous, mais une seule balle ? » dit Roland à lui même.
Il se tourna vers Long.
« Tu avais remarqué qu’on lui avait mit onze balles dans le corps ? »
L’expression de surprise du nain était très comique à voir.
« Ben, non, on t’attendait, on ne s’est pas trop soucié de regarder le refroidi de plus prés. En plus la police scientifique est en retard. »
«Où est Liniel ? » demanda l’humain.
Le regard sombre du nain était compréhensif, les elfes ce n’était pas son truc !
« Rrrrr, elle est là bas » ronchonna Longbeard en lui montrant un coin de la salle.
Roland se leva et s’approcha d’une silhouette dont on ne voyait que le dos. Des longs cheveux blond miel tombaient jusqu’en bas des fesses.
« Liniel ? »
L’inconnue se retourna dévoilant une elfe âgé de 125 ans.
« Oui, Roland, qui y a-t-il ? »
Sa voix était douce, ses grands yeux verts fixaient le visage de l’homme. Il en profita pour éteindre son cigare, il fumerait une autre fois.
 
- Tu as regardé le cadavre du mago ? » répondit Roland
- Non, le sale nain m’empêche de le voir, pourquoi il y a quelque chose de particulier ?
- Ben, j’en sais rien mais j’ai vu d’autres traces de balles que celle qu’on a trouvé dans son front, mais le problème c’est qu’il n'y a aucune marque de sang ni de blessure au niveau des trous causé par les balles.
L’elfe réfléchissait.
- Attend que les légistes fassent leur boulot, après tu pourras faire tes conclusions.
- Bon ok, je vais rechercher des indices mais je pense que le tueur était malin
 
Deux heures après le corps du magicien fut transféré à la section légiste de la police de New York. La recherche d’indice n’avait rien donné. Roland attendait les résultats de l’autopsie.
Le téléphone de son bureau au commissariat sonna et il le décrocha. C’était les légistes, ils avaient fini leur boulot.
 
- Liniel, on y va.
- Et moi je ne peux pas venir …demanda Longbeard.
- Toi tu restes ici et tu t’occupes de contacter les possibles témoins.
 
Un quart d’heure après ils arrivèrent chez les légistes. Roland eut la nausée en rentrant dans la salle d’autopsie. Un légiste s’approcha de lui.
« Cet homme a été tué par balle six heures avant le signalement du meurtre, et ses vêtements portaient onze trous faits par balles »
Roland et Liniel se regardèrent, les analyses du policer étaient justes.
« Mais, le corps n’a reçu aucune de ces balles et il ne portait pas de gilet pare-balle »
L’Humain fut surpris par cette découverte.
« Pas de gilet ? Pas de trace ? Ouah ! »
Le médecin continua.
« La balle dans le front est une balle particulière, venez voir »
 
Il les mena vers le plan de travail où était posé un sachet contenant une balle un peu spéciale. Roland pris le sachet et le regarda à la lumière. Le choc avait écrasé la pointe de la balle, mais on voyait toujours dessiné des signes et des inscriptions non-humaines, et de plus elle était de couleur bleu ciel. Il passa la preuve à Liniel.
« Selon toi c’est quel peuple ? » demanda Roland.
Après une longue observation l’elfe se tourna vers lui.
« C’est Elfique, en tout cas ça en a l’air, l’inscription signifie « la mort n’est pas belle, mais quand je vous la donne elle s’embellit », je pense que c’est un tueur à gages. »
Après avoir eu toutes les infos qui voulait et prit toute les preuves, les deux policiers partirent.
 
Dans la voiture, Roland réfléchissait et se tourna vers sa collègue.
« Donc ça serait un elfe tueur à gage, mais même avec cette indice je n’arrive pas à comprendre comment les onze balles ont pu disparaître, certes c’était un magicien, mais faut pas pousser ! Onze ! Personne ne peut esquiver ceci ! Je vais y retourner, on a sûrement oublié des indices. »
Soudain le téléphone portable de Liniel sonna.
« Inspecteur Arbrecourt. »
De longues minutes passèrent.
« On arrive tout de suite »
Roland pris un regard surpris.
 
- Qu’est ce qui ce passe ?
- Une bonne vient de trouver le cadavre d’un demi-elfe dans une chambre d’hôtel, Longbeard et une équipe sont en route.
- Pffffffff, la journée démarre bien ! souffla Roland.
 
Il fit demi-tour et se dirigea vers la 15° avenue. Pendant ce temps, la magie commençait à se détraquer dans la partie Souffle Dragon de New York. La journée n’était pas encore finie et cela risquait d’être la dernière pour les New-Yorkais.
 
     


Chapitres : 1 2  
par Galathilion
le 21/02/2006
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