C'est au milieu de monstres assoiffés de mal,
Et de flammes criantes, et d'un brasier violent
Que plonge mon corps dans un bain de sang
Dévoré par un essaim de lombrics cannibales.
De sinistres zombies s'approchent en silence
De cadavres rampants, dépourvus de cerveaux.
Ailleurs, un jet de lave qui d'un crâne éclôt
Pétrifie les souffrances de leur macabre danse.
Mordant la chair pourrie, un vampire s'abreuve
Du sang que ses victimes ont pleuré de douleur.
Satan, d'un coup de corne leur arrache le cœur
Qu'il apporte en offrande au poison des couleuvres.
C'est au milieu des monstres de l'enfer
Que l'âme torturée de mon cadavre mort
Dévoré par les vers de ma dépouille sort.
J'ai déjà commencé ma descente aux Enfers.