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Sujets concernés par ce texte : Fantasy, Science Fiction
Type de document : Poesie

     
 
Au cri du gnome qui chutait
Dans un puit, près d’une futaie,
Répondirent le détective
Et moi, conteur, qui me lassait,
Restant dans l’expectative
D’une aventure à retracer.
 
Sans hésiter nous plongeâmes
Dans les entrailles infâmes
De ce terrier bien mal tenu
Pavé des restes du menu
De ses habitants perturbés
Par l’éclat du feu sur l’acier.
 
Le reflet des torches sur l’épée d’Elessar
Fit fuir ces créatures vers des recoins noirs.
Alors nous avançâmes, sans nous retourner,
Suivant les traces d’un corps inerte traîné. 
 
Un premier instant de frayeur
Tout à coup emballa nos cœurs.
Au coté d’un corps allongé,
Dans une grotte, se tenaient
Deux rats-ogres le nez plongé
Dans les restes d’un beau charnier.
 
La peur ne pu les déloger.
Ils s’accrochaient à leur dîner.
C’est pourquoi nous dûmes charger,
Pleurant notre ami décharné,
Mais le vengeant de nos armes
Pleines de l’eau de nos larmes.
 
Le sang poisseux coulant sur l’épée d’Elessar
L’agonie de la bête percée de mes dards,
Et les déjections issues des corps trépassés
Furent les signes de la bataille passée.
 
Nous nous approchâmes alors,
Pour un hommage, de ce corps
Qui fût celui de notre ami.
Puis nous rendîmes grâce aux cieux
Quand un examen minutieux
Nous prouva que ce n’était lui.
 
L’espoir n’était pas encor’ mort !
Nous poursuivîmes notre effort,
Et retrouvâmes la traînée
Qui jusque là nous entraînait.
Elle nous mena vers un mur
Et derrière, quelques murmures.
 
Le don d’observation que possède Elessar,
Retint notre poursuite des nains trop bavards.
Le corps de notre ami prisonnier fut porté,
Et dans un autre sombre passage emporté.
 
L’odeur venant de ce couloir,
Plus forte, celle d’un mouroir,
Nous fit presser le pas, par peur
De ne pas parvenir à temps
À atteindre les ravisseurs
Proches de chez eux maintenant.
 
Enfin, nous les aperçûmes.
Des skavens, selon leurs coutumes
Piaillant, couinant, bien malfaisants,
Accompagnés de leur porteur :
Un rat-ogre, tirant Gunnark,
Laissant de précieuses marques.
 
Une pluie de mes dards et des traits d’Elessar,
Ne laissa nulle chance à ces êtres bâtards.
Seul le rat-ogre eut droit au tranchant de l’épée.
Il ne relâcha sa proie que décapitée.
 
Elessar se saisit du corps,
Et nous remontâmes alors.
Mais nous avions fait une erreur
Car les hurlements de terreur
De ceux que nos tirs transpercèrent
Réveillèrent leurs congénères.
 
C’est poursuivis par ces derniers
Que le puit nous dûmes gagner,
Puis que nous escaladâmes
La corde qui nous fut lancée,
Puisant au fond de nos âmes
La force de ne pas flancher.
 
Le poids du gnome ralentissait Elessar.
Nous le hissâmes avant qu’il ne soit trop tard
Et le puit fut immédiatement rebouché.
Nous étions enfin en sécurité.
Pour quelque temps.
 
     

 
par Myrtion Plum'mol
le 30/11/2005
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