De ses dents acérées, la bête la dévorait,
Du sang giclait partout
Elle hurlait, appelait,
Mais nul être humain
Présent aux alentours,
Sensible à ses appels!
Les elfes de la forêt,
Occupés par leurs jeux,
Ne semblaient plus entendre,
Et puis, qu'auraient-ils fait,
D'une demi-sorciére?
Les hobbits ont leurs règles
Il faut les respecter,
Les elfes eux aussi ont des moments
Où leur "humanité",
Laisse à désirer!
Elle resta inerte et mourut solitaire.
Mais un éclair alors stria l'horizon noir,
L'Air, la Terre, le Feu, l'Eau,
Surgirent en grand fracas,
Le sol trembla, laissant échapper flammes,
Laves et rougeoiements, allant s'accentuant;
Les Esprits Ancestraux soulevèrent la morte,
La portèrent sur l'autel,
La lavant de ses plaies,
Elle était entourée d'un cercle de magie,
Elle voyait le Roi, très loin sur le sommet,
Et la belle Orchidée ornant l'immense entrée,
Transformée à nouveau en l'horrible araignée!
Peu, lors, lui importait,
Le Roi était trop loin,
Ses beaux yeux bleus, noircis!
Mieux valait retourner errer dans la forêt,
Tels que les Morts-Vivants le font pendant l'été!
Elle la magicienne, la Sorcière, la fée
Avait commis la faute, l'impardonnable péché
Sa race la reniait, chez eux le droit d'aimer,
A jamais l'on bannit!
Si malchance ou malheur fait qu'une sorcière aime,
Elle perd ses pouvoirs au fond d'un puits sans fin!
La Puissance et la Gloire envahirent son âme,
Elle oublia le Roi, elle retrouva la vie,
Sa baguette, son esprit!
Plus jamais, le rosier dès lors, ne fleurirait!
Plus jamais le Vent pour elle murmurerait !
La fée était sorcière et elle le resterait !