Chapitre 15 : Le début de l’évolution
Le professeur et le consul nous attendaient dans le couloir menant à l’aile laborantine, il n’y eu aucun mot échangé, comme si ma décision était de toute façon déjà prévue.
Nous entrâmes dans une salle sombre, à peine éclairée par quelques lumières bleutées. Au centre de la pièce trône un gros cylindre en vitres, relié à un nombre impressionnant de tuyaux et fils, au centre, il y a un repose dos avec des entraves pour poignets et chevilles. Il est ouvert, semblant presque m’attendre.
Le professeur me demande de me mettre nu et de prendre position dans le cylindre, je m’exécute sans mot dire. Le froid du métal me mord les membres. Le cylindre se referme. Le professeur commence à me parler.
- Vous allez bien ?
- Je crois ne pas vous étonner si je vous dis que je me suis déjà sentis mieux.
- Vous vous ne vous rendez pas compte du cadeau que nous allons vous offrir … Mais passons. Je vous expliquerais ce qui va se passer avant chacune des étapes, le plus important est de rester calme, de ne pas s’affoler ou s’inquiéter à cause des sensations étranges et de la douleur que vous allez ressentir. Si vous vous agitez trop ou que votre mental s’emballe cela pourrait entraîner des complications.
- …
Génial, non seulement je sers de rat de laboratoire mais en plus ça sera douloureux … Je vois mon équipe installée au fond de la salle, qui me regarde, je ne leur ai jamais vu ayant autant de … peur. Je force un clin d’œil dans leur direction, cela les déride légèrement, mais aucun n’arrive à sourire.
- Êtes vous prêt ?
- Pour l’humanité …
Un masque a oxygène sors de ce qui me sers d’appuis-tête, recouvrant ma bouche, créant en quelque sorte un recoin d’air devant la partie basse de mon visage. Le cylindre se remplie d’eau jusqu'à ce que le liquide prenne tout le volume.
- Préparez vous, je vais maintenant retirer votre masque, vous devrez parler mentalement jusqu'à la fin de l’expérience…
- Heu ! Parler mentalement n’est pas un problème mais je vais me noyer si je n’ai plus de masque !
- …vous ne trempez pas dans de l’eau, mais dans un liquide surchargé en oxygène dissous. Quand il remplira vos poumons, le gaz vous alimentera normalement, comme si vous respiriez à l’air libre.
Le professeur tire un petit levier, et le masque s’enlève, je garde ma respiration par réflexe.
- Cela ne sert a rien, respirez comme si vous étiez ne milieu aérien.
En essayant de ne pas réfléchir, j’ouvre la bouche, expire, puis finalement inspire le liquide. La sensation est on ne peut plus désagréable, tout mon système de réflexes s’emballe, mais c’est de toute façon inutile, je suis attaché. Je ne supporte pas la sensation d’apnée, j’ai toujours trouvé ça pire que l’idée que je me fais de la mort. Mais à mon grand étonnement, cette sensation s’estompe rapidement, pour ne finalement plus avoir lieu, ma respiration est plus difficile qu’à la normale, mais je respire.
- Votre évolution vers le niveau de sentinelle se fera à travers une série de liquides que je vais déverser dans le cylindre, c’est pour cela que je dois rendre le contact entre votre corps et le liquide total. Chacun des liquides est prévu pour modifier en partie vos organes pour le court terme et votre code génétique pour le long terme.
- Et on commence par quoi ?
- Votre système oculaire.
Une fois ces mots dits, le savant ouvrit une petite valve sur un des tuyaux reliés à mon cocon de verre et un liquide jaune vif en sortit. Le liquide se rapproche de mes yeux, comme s’il avait été attiré par un aimant, j’ai peur. J’ai l’impression d’avoir découvert cette sensation hier, lors de mon combat, mais depuis, les événements s’enchaînent, et je ne peux m’en débarrasser.
- Gardez les yeux ouverts le plus longtemps possible !
Les dés sont jetés, la couleur touche mes yeux, créant une douleur atroce, comme si c’était du métal fondu, cela me rappelle ce que j’ai pu lire sur les tortures au Moyen-Âge, à coup de barre de fer chauffées à blanc. Mais je tiens, c’est une douleur inhumaine, mais je garde les yeux ouverts. Après un cours instant qui me semblait une éternité, la douleur s’est dissipée. Mais, mais vue n’est on ne peut plus banale, je ne vois rien qui méritait pareil traitement ! Je commence sérieusement à m’énerver et cela doit s’entendre dans ma communication télépathique.
- Ecoutez, je suis resté les yeux ouverts jusqu’à la fin, je ne pense pas avoir eu aussi mal dans ma vie, et je ne vois aucune différence ! Je vous prie de bien vouloir me détacher et de me rappeler quand votre colorant sera au point !
- Ne soyez pas si pressé, heureusement que je sais à quel point c’est douloureux car je pourrais me sentir vexé de me faire parler de la sorte après une trentaine d’année de travail acharné … Mais peut être serez vous plus agréable après une démonstration …
Sur ce, le professeur sors de se poche un morceau de papier de la taille d’un petit timbre sur lequel on devine de minuscules caractères, puis, il se place à une dizaine de mètres de ma cage avant de me montrer le papier.
- Allez, lisez.
C’est trop énorme, il est impossible que je lise ça ! Mais si … si finalement … si c’était possible ?
- Je suis désolé mais je n’y arrive pas.
- Concentrez tout votre esprit sur ce morceau de papier.
Je m’exécute, forçant tous mes yeux et mon cerveau sur ces caractères microscopiques.
- Non … non de dieu…
- Alors, que y a t’il écrit ?
- C’est, c’est... c’est pas possible, le papier occupe maintenant tout mon champ de vision, c’est comme regarder dans des jumelles ! Il y a écrit … il y a écrit « ce n’est que le commencement ».
- Pour retrouver votre champ de vision normal, il suffit de se désintéresser de l’objet ou de fermer brièvement les yeux.
- Ca marche, je revois normalement ! C’est génial !
- Consentiriez vous à m’accorder un peu de crédit dorénavant ?
J’hésite avant de répondre mais …
- Oui, je suis prêt.
Je vois le consul et mon équipe se dérider après ces paroles. Je m’amuse avec mon nouveau zoom, voyant en gros plan le coin des lèvres remonter quelque peu. Mais je n‘ai pas le temps de m’attarder, le professeur, qui m’est d’un coup beaucoup plus sympathique, reprend.
- Le prochain produit va améliorer votre ouie.
Un liquide violet entre cette fois dans la bulle, celui-ci se guide seul vers mes oreilles. Quand le fluide commence à être proche de mon canal auditif, je me prépare à une autre douleur … mais il n’en est rien.
- Ca a raté, je n’ai rien sen…
Le consul a bougé un pied, ce qui a fait un craquement minuscule, mais ce craquement, je l’ai entendu comme si un mégaphone me l’avait hurlé dans l’oreille.
-Qu’est ce qu…
Un autre bruit ! Je l’ai entendu encore plus fort que le précédant ! Un autre ! Ho non, la douleur est pire que celle que j’avais ressentis avant. J’aimerais me recroqueviller en me bouchant les oreilles, mais je suis entravé. J’essaye d’hurler, mais c’est difficile avec de l’eau plein les poumons, de plus, le son minuscule que j’ai réussi à produire n’a fait qu’augmenter ma douleur … Alors je hurle par télépathie.
- ARRETEZ CA ! C’EST HORRIBLE !
- Calmez vous, ça va passer.
Mes oreilles continuent à me faire souffrir, mais, lentement, les sons baissent de volume, pour finalement, redevenir normaux. C’est vrai que maintenant, malgré le liquide où je baigne, je perçois mieux les sons, mais rien de vraiment incroyable. Ma rage pour le professeur vient de se réveiller.
- J’espère quand même que vous ne m’avez pas fait endurer ça pour entendre avec quelques iotas de précision supplémentaire ?!
- Ne vous inquiétez pas, vous allez très vite remarquer vos nouvelles capacités.
Et comme si c’était prévu, Panther, qui n’arrive jamais à rester concentrée sur un événement très longtemps, chuchote quelque chose à l’oreille d’Océane. Elle est loin, il y a une paroi de verre et de liquide entre nous, de plus elle parle vraiment très bas, je n’aurais jamais pu entendre mais …
- Tu sais Panther, ma force est d’avoir un beau corps même habillé…
Quand même, quelle idée de penser à observer mon corps en tenue d’Adam dans un moment pareil !
- Heu, je suis désolée…
Elle devient toute rouge, et me montre le plus beau sourire qui ne m’a été jamais donné de voir.
- Merci mademoiselle, je n’aurais jamais pensé à un meilleur test. Ceci n’étaient que des gadgets, nous allons maintenant passer à une véritable amélioration, la prochaine cible est votre derme.
Le nouveau liquide est vert, mais celui-ci, au lieu de se concentrer vers une partie précise de mon corps, le recouvre entièrement. Au moment du contact, pas de douleur, mais une terrible démangeaison globale. C’est la pire de toutes les démangeaisons qu’il m’ai arrivé de vivre, je donnerais n’importe quoi pour me gratter avec mes griffes ou n’importe quoi d’autre de pointu ! Je tente de faire le vide dans ma tête, de me déconnecter de mes nerfs, c’est une technique que j’ai appris pour résister à la torture. Ca marche, je ne ressens plus cette sensation sur tout mon corps, mais je remarque que le produit est particulièrement actif au niveau de mes cicatrices. Malgré mes efforts, je ne peux me détourner complètement de la désagréable sensation au niveau du coup d’épée que j’ai reçu en traître, il y a si longtemps.
Enfin, ça s’arrête. Mais, ce n’est pas comme avant, ma peau est hypersensible. Je ressens la pression du liquide sur chacun de mes membres, si on me donnai une échelle de pression, je pourrais dire exactement sa force à n’importe quel endroit de mon corps.
- Que m’avez-vous ajouté, à peu prés exactement ?
- Vous allez le voir vous-même. Je vais vous détacher les bras un instant.
Sur ce, le professeur appuit sur un bouton, libérant mes bras, puis, enclenche une commande et dans le cylindre apparaît par le haut un petit plateau, contenant une dague.
- Vous allez vous introduire légèrement cette dague dans le bras. N’y allez pas trop fort quand même.
Comme si j’avais l’intention de me transpercer le bras ! J’hésite, mais il faut avouer que les deux premières expériences étaient concluantes. Je jette un coup d’œil à mon équipe, qui me soutient du regard. Je dois lui faire confiance, il n’y a pas de doutes à avoir.
Je me saisie de l’arme, je l’approche de mon bras gauche, et j’y ouvre une légère entaille. A ma grande surprise, je ne sent pas de douleur, à la place, je ressens une information tactile normale, comme si je ne faisais que toucher un objet avec l’interieur de mon bras, je pourrais indiquer les yeux fermés au micromètre prés la position de l’objet.
Mais d’un coup, je me rappelle que je suis en milieu aquatique, si de l’eau rentre dans mes artères, ça ne serait pas très bon. J’utilise mon nouveau regard sur la plaie, et là, une deuxième surprise survient. Le sang coagule extrêmement vite, pas une goutte ne part dans l’aquarium, en quelques dixièmes, une croûte se forme et en quelques secondes, elle disparaît, laissant place à une peau neuve. Il n’y a plus la moindre trace.
- C’est... Incroyable.
- Mais pourtant vrai, ce liquide a multiplié vos capteurs tactiles et à supprimmé l’information de douleur, devenue inutile. Pour la régénération, nous avons copié cette information génétique sur les hakas.
- Mais … cela ne fait-il pas de moi … un …
- Non, vous êtes maintenant … autre chose, vous vous dirigez vers ce que nous appelons la sentinelle. Car il est vrai qu’à présent, vous n’êtes plus un humain.
Chapitre 16 : L’évolution finale
Le professeur me demande ensuite de me replacer dans mes entraves.
-La prochaine étape va viser votre système respiratoire. Comme le prochain élément va se fixer sur vos poumons, je vous demanderais de prendre votre dernière respiration le plus longtemps possible.
-Ma dernière respiration ?!
-Obéissez à cette consigne, vous comprendrez plus tard.
Un liquide bleu apparaît, et se dirige vers ma bouche, d’une manière similaire aux autres. J’expire rapidement et l’inspire, puis je bloque ma respiration. Je ressent des picotements dans mon ventre au niveau de mes poumons. Ca me fait mal, mais j’obéis et n’expire pas, je commence à avoir vraiment mal, malgré mon entraînement, je n’ai une endurance en apnée que très relative. La démangeaison devient très forte dans mes poumons, j’ai du mal à tenir ma respiration, mais au prix d’une force que je ne connaissais pas, j’y arrive. Finalement, l’étrange sensation se dissipe en partant vers le bout de mes bras, et s’estompe complètement. Je n’ai toujours pas respiré, mais je n’en sens plus le besoin.
-Je n’ai plus besoin de respirer ... Comment est ce possible ?
-Vous respirerez encore quelque temps par réflexe, mais, à force vous ne le ferez plus du tout. Le but de la respiration est d’évacuer le carbone du corps via l’oxygène de l’air, grâce à ce changement dans votre code génétique, le carbone est à présent stocké directement dans votre corps.
-Et qu’est ce qu’il devient ?
-Pour qu’il prenne le moins de place possible, il sera stoqué sous sa forme minérale la plus concentrée sur Terre, le diamant, mais j’ai eu l’idée de vous le rendre utile. Concentrez vous avec votre nouvelle capacité tactile sur le bout de vos mains.
Je m’exécute, mi inquiet, mi émerveillé, j’ai l’impression de déballer les paquets que le père noël serait venu m’apporter en personne. Je relie mon cerveau directement aux nerfs au bout de mes mains et je sens quelque chose d’étrange…
-J’ai l’impression que quelque chose est en train de déchirer mes mains de l’intérieur.
-C’est en effet ça, regardez précisément vos mains à l’endroit de cette douleur.
-C’est … c’est trop. Du diamant est en train de prendre forme entre mes doigts.
-A partir de maintenant, vos griffes ferons maintenant partie intégrante de votre corps.
-Elles vont pousser jusqu’à quel point ?
-Tant que vous ne respirerez pas, elles pousseront. Il vous suffira de les couper de temps à autre, comme vous faites avec vos ongles ou cheveux. J’ai parlé de ça aux maîtres armuriers, ils préparent déjà de créer des armures en utilisant vos rebus de griffes.
-C’est merveilleux. Que pouvez vous me faire de plus ?
-Maintenant que votre « équipement » est installé. Je vais passer à votre véritable évolution. Je lance votre développement musculaire et digestif.
Le liquide est cette fois ci de couleur rouge, il se dirige lui aussi vers ma bouche. Il entre. Cette fois il ne s’agit plus de démangeaison, mais de tics, des tics incontrôlables, me faisant faire des mouvements de plus en plus amples, je dois ressembler à une grosse marionnette désarticulée. Mais ces mouvements sont aussi de plus en plus vigoureux, je donne des coups dans les sangles avec une force et une vitesse que je ne me suis jamais connue.
Au même moment, j’ai l’impression que tout mon système digestif se tord en prenant de plus en plus de place, ce n’est pas une douleur, mais une sensation inconnue, la sensation d’avoir dans le ventre un animal à croissance fulgurante ! Mais je commence à savoir qu’il suffit de prendre son mal en patience, en effet, les tics et la sensation s’estompent rapidement. Mais, quand j’essaye de replacer mes bras correctement dans les sangles, je donne à la place des coups énormes ! Je ne me contrôle plus sans aucune précision !
-Je ne suis plus maître de mon corps !
-Si, vous l’êtes, mais plus du même corps, vos muscles maintenant beaucoup plus concentrés, développant pour la même anatomie une puissance jamais vue avant.
-Mais cela n’a pas le moindre intérêt si je ne me contrôle plus !
-Comme un enfant de bas age remarque qu’il peut casser un verre ou tuer un insecte avec sa seule force. Vous devrez vous réadapter complètement à ce nouveau corps.
Un énorme poids vient de me tomber sur les épaules, toutes ses années à apprendre de nouvelles techniques, à chercher à maîtriser complètement mon corps viennent de s’évaporer, je ne ressens aucun bonheur à ce cadeau. Mais je vient de me rappeler de ma sensation au ventre.
-Vous avez parlé de la digestion.
-Oui, dans un système digestif humain, les aliments se font transformer en excréments après avoir été séparés de leurs nutriments, votre nouveau tube digestif ne crée plus aucun déchet, ainsi, vous n‘aurez plus besoin que d’un gros repas par semaine environ.
-Super…
Je ne me suis jamais senti autant fatigué, en moins d’une heure, mon corps à subit plus de changements qu’un enfant qui devient adulte en dix ans, que ça finisse, pitié.
-Est-ce que c’est enfin terminé ? Est-ce que je suis une sentinelle ?
-Il reste une dernière étape, la plus importante, votre cerveau va maintenant évoluer.
-Cela va multiplier mes capacités magiques comme mes capacités physiques ? Je risque de tout détruire.
-Il n’y aura pas que vos capacités magiques, votre réflexion, votre perception et votre analyse vont aussi être considérablement accélérées, normalement, vous devriez voir le monde comme au ralenti. Nous avons prévu ce que votre puissance psychique pourrait faire, aussi, ce cylindre est l’un des objets les plus solides de la technologie humaine.
-Je l’espère pour vous. Mais je crois que je vous fait confiance, mes sangles n’ont pas sautées après tout …
- Une dernière chose, il sera très difficile de ne pas tomber en syncope avec tant de nouvelles informations, de la même manière que vous vous êtes inconsciemment réfugié dans la fatigue après votre amélioration physique. Cela va être difficile, mais vous aller devoir attendre le signal avant de tout lâcher.
-C’est la dernière ligne droite, que l’on en finisse.
Un fluide d’une blancheur pure entre dans mon champ de vision, il ne se dirige pas vers moi comme l’on fait tous les autres, il se rassemble devant mon visage sous la forme d’une boule, il s’arrête, il semble m’observer. Je commence à me poser des questions. D’un coup, la boule se disperse et rentre en moi via mes oreilles, ma bouche, mon nez et mes yeux. Je commence à avoir des hallucinations. Tout à l’heure je ne contrôlais plus mon corps, maintenant c’est mon esprit que je ne maîtrise plus. Le présent, le passé et même le futur s’entrechoquent, je reçois une quantité d’informations monstrueuse venant de tous les coins de mon corps, partant sans direction précises dans un ordre représentant le parfait illogisme. La partie de mon cortex contrôlant la magie est atteinte par le produit. Je ne contrôle plus mes pouvoirs, les parois du cylindre gèlent, alors que le liquide le plus proche de moi commence à bouillir, des éclairs sortent de toutes les parties de mon corps et rebondissent dans mon bain, mes sangles éclatent. Je ne vois plus rien, ne comprend plus rien, ne contrôle plus rien ! Ma tête va fondre ! J’ai mal, je ne sens qu’une chose, j’ai mal, je veux que ça s’arrête, mais comme pour le reste, je tiens, je m’accroche à ce que je peux, tentant de garder un tant soit peu de lucidité pour rester éveillé, mais c’est trop dur !
J’entends une voix, qui me semble venir de l’infini. « Vous pouvez vous évanouir, votre évolution est achevée ». Je lâche tout, je tombe sans défenses dans les bras de Morphée, flottant dans le liquide, sans respirer, sans faim, sans soif.
Je me suis réveillé il y a une heure en tant que simple être humain, je suis maintenant l’espèce vivante, la plus proche … des dieux.
FIN ?