Chacun marche avec la mort à ses côtés
Pourtant personne ne la voie
Ils ont trop peur pour la regarder
Ils préfèrent se cacher dans leur damnée foi
Elle nous est indissociable
Elle nous accompagne toute la vie
Elle est pour nous si aimable
Alors que nous la fuyons à grands cris
Elle ne souhaite que nous aider
Nous ne souhaitons que la semer
Afin de soi-disant « vivre »
Mais je dirais plutôt survivre
Car dans ce monde de fous
On ne peut réussir à vivre
Il est toujours question du « nous »
Mais le « je » quand il apparaît nous rend ivre
Ivre de nous, ivre de tout
Et comme des moutons
Suivre le troupeau, plier les genoux
Et raisonner alors par « on »
Il faudrait que vous appreniez, stupides mortels
A accepter la mort comme telle
Ne plus avoir peur de cette sœur
Avec qui on fusionne enfin lorsque c’est l’heure.