Et je vis un mélange de mots et de verdure,
Je vis les pierres dressées, les druides et leur allure,
Tournés vers le soleil, admirant le gui mûr !
L’émeraude était là, qui me tendait les bras,
Les chevaliers en cercle priaient à mots très bas !
Un sortilège sûrement avait été jeté,
Qui en cette assemblée, pouvait parler de nous,
Les elfes des forêts, les lutins du dessous ?
Qui savait que la nuit, Merlin et puis Viviane,
Apparaissaient à ceux qui valaient cette flamme ?
J’eus un doute soudain, j’étais à mi-chemin,
J’errai sur cette pente, cherchant encore mon destin,
Demain je m’en irai par les landes de bruyères,
Porter le mot magique, aux prêtres, aux trouvères !
Je vois ce doux mélange de mots et de verdure
Et cette infinité d’horizons qui perdurent !
Il a du se douter que je me déguisais
Mais qu’en fait au cercle d’eau,
Je saurai me trouver,
Pour remettre l’épée d’Arthur à cet homme très digne
Qui connaît la forêt et fait parfois des signes !
Quiconque vous soyez, monsieur ou bien madame,
Sachez que vous touchez au plus profond de mon âme,
Et que lorsqu’Emeraude devant moi est prononcée,
Je revois la lumière et les anges flotter !
Les étoiles re-brillent et la soie re-scintille !
Vous resterez un songe, illuminant mes nuits,
Je me dirai, « au moins cette fois il (elle) n’a pas fui ! »
Je vivrai de ces mots, de mes doigts caressés,
Et j’irai aux châteaux, dans les donjons, prier !