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Sujets concernés par ce texte : Fantasy
Type de document : Conte

     
 
Ce matin là, la brume était présente sur la vallée d’Yria, plongeant la vie dans une froide attente. Aucun oiseau ne gazouillait, aucun lapin ne profitait de ce tendre moment pour parcourir le grand champ de Silvernight. Les arbres avaient les branches basses comme si une grande peine les empêchait de profiter du soleil qui allait luire dans quelques heures. On aurait dit que le temps s’était arrêté; une forte odeur de mort flottait sur le terrain. Que c’est-il passé cette nuit-là ? Pourquoi aucun animal ne pointait son nez dehors ? Quelle folie est venue perturber ce tranquille paysage ?
 
Lorsque Silvernight se leva ce matin-là, elle sentit comme un pincement dans son cœur. Le sentiment d’un grand malheur. Elle su qu’aujourd’hui, elle avait perdue beaucoup d’amis. Qui était mort ? Elle songea pendant un instant pour savoir s’il y avait eu une querelle, une bagarre, un drame qui s’était produit il y a peu. Mais tout allait bien. D’ailleurs la tranquillité et le bonheur de ces derniers mois, et ce sentiment de mort la bouleversa et une larme coula le long de sa joue. Pour éviter la déprime qui arrivait , elle décida de se lever de son lit et alla se laver la figure avec la douce rosée du matin. Ses yeux se figèrent sur le spectacle que lui offrit la nature et elle plongea la tête dans la bassine d’eau afin de pouvoir se réveiller. Elle sentit sa tête se vider de ces idées macabres lorsque l’eau froide la submergea .
 
« Allez, il est temps de penser à autres choses, j’ai de nombreux poneys à dompter et à entraîner pour les gnomes », dit elle à haute voix pour se donner de la force.
 
Elle siffla les chevaux et ne reçut que les croassements d’une multitude de corbeaux comme réponse. Elle courut vers les box et cette fois-ci, les larmes coulèrent à flot sur son visage. A cet instant, elle su que ses amis, les chevaux étaient morts. Elle devait se tenir sur ses gardes, elle tenta de se calmer afin de pouvoir agir devant un futur danger ou une vision horrible. Elle s’arrêta devant les box et retenant ses larmes, elle avança doucement en écoutant le moindre bruit qui pouvait lui annoncer l’arriver du malfrat. Tout autour d’elle, une odeur de souffre enveloppait les écuries. Les portes étaient tombées comme arrachées de leurs gonds, une partie du toit avait été pulvérisée, le chaos régnait dans toute sa splendeur. Un cri sortit de sa bouche lorsqu’elle vit son magnifique cheval crème, Tigre, décapité, la moitié de son corps éparpillé devant la porte d’entrée. Dans les écuries, les corps des chevaux étaient écartelés, leurs membres arrachés pendaient aux poutres. Son cœur se mit à battre à toute vitesse. Tandis qu’elle pleurait devant cette vision de l’enfer, elle sentit une tension qui montait le long de sa  colonne vertébrale, les muscles de ses bras se contractèrent, puis ceux de sa gorge et là, pour relâcher la pression, elle hurla, hurla à la mort. Puis elle tomba, sans force, sur le sol ensanglanté.
 
Ce cri fut si puissant qu’il réveilla la moitié des gens de Yria. La première à arriver sur les lieux du crime fut Fleur Sauvage. L’odeur qui régnait autour d’elle était tellement insoutenable qu’elle du se protéger le nez avec  son foulard. Elle s’approcha doucement des écuries et sortit son arc. Pas à pas, elle s’approcha de la porte d’entrée. Elle ne pouvait pas en croire ses yeux. Tant de chevaux tués avec une barbarie aussi sauvage. Cela ne pouvait être l’œuvre d’un homme mais bien d’un animal ou d’un démon. Ses yeux se baissèrent sur le corps de sa jeune amie. Tout en vérifiant si le monstre n’était pas encore ici, elle se baissa pour regarder si Silvernight était blessée. Puis, elle fit le tour des box afin d’éliminer la chose qui était l’auteur de ce carnage.
 
"Silvernight, tu vas bien",  chuchotât-elle doucement. Viens avec moi,  si tu peux te déplacer ?
Elle ne réagit pas.
 
 
- "Silvernight, allez reviens à toi, lui dit-elle plus fermement.
- Non, non, non, qui …… ? Mes  chevaux…. non…!"
 
Fleur sauvage s’agenouilla devant son amie et la prit dans ses bras. D’une manière affectueuse, un peu maternelle, elle lui caressa les cheveux et la serra fort dans ses bras en l’écoutant pleurer la mort de ses êtres chers. « Allons, calme toi, nous allons te venger et retrouver la chose qui a fait cela. Te rappelles-tu si tu les a entendus se débattre. »La pauvre ne pouvait plus parler, elle ne faisait que pleurer mais lui répondit qu’ils ne firent aucun bruit cette nuit-là. A cet instant, Faith et Elessar arrivèrent dans les écuries. Faith se pencha sur Silvernight et lui tendit une petite fiole.
 
- "Tiens cela va t’aider à dormir un peu, lui dit-elle.
- Mais je ne veux pas dormir, je veux vous aider à trouver le monstre qui a fait cela à mes chevaux.
- Non, il faut que tu te reposes, au moins quelques heures. Allez viens avec nous", lui répondit Fleur Sauvage.
 
Elessar la prit dans ses bras et l’emporta vers sa chambre. Lorsqu’il ouvrit la porte, elle lui dit « pardon, je n’ai pas eu le temps de ranger. » « C’est pas grave, j’ai l’habitude. Tu sais à la caserne, les gars font des concours de lancer de chaussettes au plafond. C’est Gunnark qui gagne à chaque fois, il faut dire que ses pieds sont vraiment spéciaux mais je te raconterai cela un autre jour. Ah au moins j’ai réussi à te soutirer un petit sourire… » Il la déposa sur le lit et sortit doucement en fermant la porte, puis il se dirigea vers les écuries.
 
Elessar ramasse péniblement les …chevaux…, il en fit un tas, et il y mit le feu. Les flammes rouges, bleus, vertes montaient vers le ciel comme un sacrifice de l’ancien temps. Elessar dut se reculer car l’odeur était trop forte pour ce grand guerrier. Puis, il s’approcha de Fleur Sauvage.
 
- "Alors, as-tu trouvé des traces qui pourraient nous renseigner sur le coupable ?
- Il me semble avoir vu des traces de pas mais ces traces sont celle de grosses griffes qui n’auraient pas de chair autour, comme un squelette. Tu vois ? lui répondit Fleur Sauvage.
- Un squelette, dis-tu ? Mais il me semble que ce squelette a une taille impressionnante. Regarde, les empreintes ont plus d’un mètre de diamètre. Et il y a de grandes enjambées.
- Donc, c’est une chose qui est grande mais qui a des pattes assez courtes et qui doit  marcher sur celles de derrière."
 
Fleur Sauvage monta sur le toit de l’écurie.
 
-Regarde, ici, il y a aussi des traces de pas sur le toit. On peut voir des traces de luttes sur le toit. Viens voir, il y a un cheval mort. Il est mort d’une crise cardiaque, on a du l’effrayer."
 
Fleur fit une petite autopsie du cheval. Elle lui ouvrit la mâchoire et regarda les yeux. Cela ne lui fit aucun doute, le cheval était mort de peur. Une frayeur l’avait fait quitté prématurément ce pauvre monde. Qui avait bien pu être à l’origine de ce massacre ? Elle se retourna et vit que derrière le box du bois calciné. Certains chevaux étaient morts dans les flammes. Leurs corps gardaient leur ultime posture, la fuite devant un grand danger. Lorsqu’ elle s’approcha des corps, elle sentit l’odeur de souffre comme le souffle d’un dragon. Un dragon, mais oui, un dragon squelette, un Dracoliche.
 
"Elessar, il faut que je te raconte une histoire."
 
Elle sauta du toit et approcha de Elessar.
 
 
- "Que sais-tu de la vie de Silvernight ?
- Je ne sais pas grand chose de son passé si tu veux savoir. Tout ce que, je sais, c’est qu’elle a eu des problèmes avec des orcs qui auraient assassinés ses parents. Tu penses que c’est l’œuvre de ces nabots ? Je ne le crois pas. Ils ne sont pas assez intelligents pour tuer des chevaux. Je pense qu’ils les auraient plutôt volés que massacrés.
- Non, ce ne sont pas les orcs, mais je crois que c’est l’œuvre d’un dracoliche.
- Un quoi ? Je ne sais pas ce qu’est un « dracomiche ».
- Un dra-co-Li-che, est un dragon qui a été ressuscité par un  nécromancien et il est très dur à tuer.
- Mais dis moi pourquoi, il n’a pas mangé les chevaux ? demanda Elessar.
- C’est un squelette, donc il n’a pas d’estomac, juste des os. Son plus grand plaisir est de faire peur. Il réagit aussi au commandement de son maître. Pour le détruire, il faut détruire urne sacrée qui contient les cendres du dragon.
- Sais-tu où se trouve  l’antre du dragon ?
- Non, il n’y a que la petite qui sait où il vit. On va la laisser dormir un peu, puis on lui posera des questions. Tu devrais nous préparer une escouade car on va avoir besoin d’aide. Tuer un dragon n’est pas chose aisé.
- D’accord, je retourne en ville.
 
Elessar prit son cheval et embrassa tendrement Faith sur le front. "Prends bien soin d’elle, je reviens de suite". Il partit au galop vers la ville, et dans les yeux de Faith, il ressemblait à un ange. Elle se disait : "Pars mon beau chevalier, pars et sauve-nous de ce danger." Elessar arriva en ville, et il se dirigea vers la brigade. Lorsqu’ il y arriva beaucoup de ses hommes étaient à Gnomeville. Ses hommes préparaient quelques fortifications pour se protéger. Ces derniers temps,  la ville avait été attaquée par des troupes de nains. Leur chef, une diplomate, avait fomenté une rébellion dans sa communauté. Pour éviter une guerre civile, beaucoup de gnomes et de nains avaient fuit la ville et avaient trouvé refuge dans un coin plus calme à l’autre extrémité de la ville. Furieuse et en colère, elle avait demandé à ses soldats de poursuivre les réfugiés et de les exterminer. Et c’est dans cette partie de la ville que Elessar rencontra Gunnark, un gnome, et Krishpa ,un nain, qui plaisantait avec un jeune rôdeur, Solmendil, un elfe, sur la façon dont ils avaient mis en déroute une attaque de nains.
 
- "Tu te rends compte que les nains sont venus jusqu’ici pour nous chercher querelle et que des mômes les ont reçut à bras ouverts, dit Solmendil à Krishpa. La vérité, c’est que leurs bras étaient remplis de tomates. Tu aurais vu leur tête lorsqu’ils ont reçus cette purée. Je ne savais plus où me mettre. Je rigolais, je rigolais à me faire dessus. Je te le jure.
- Punaise, si j’avais su que notre grande diplomate allait mettre à feu et à sang ce petit coin de paradis, je l’aurais arrêté aussitôt. Mais à moi aussi, elle me cherche des noises. Nous les nains, nous sommes un peu en voie de disparition. Nous ne sommes plus aussi nombreux qu’avant. Trop de malheurs, nous sont tombé dessus. Mais, madame veut rendre sa grandeur perdue à notre race et pour cela, il faut passer par les armes tous ceux qui seraient susceptibles de lui mettre des bâtons dans les roues."
 
 
Elessar s’approcha du groupe et sourit à l’intérieur de lui – même. Comme il est agréable de voir un nain, un gnome, un elfe et un humain être amis. Alors que tout autour d’eux, les races s’entre-déchirent, eux vivent en paix dans le calme et à l’occasion s’entraident. Il ne voulait pas leurs couper la parole mais l’affaire était importante alors il prit à part Solmendil et lui expliqua le drame qui s’était produit dans la nuit.
 
- "Quoi ? s’écria Solmendil, une attaque d’un dracoliche ! Mais, je pensais qu’il n’y en avait plus depuis longtemps. Tous les magiciens, de notre région, ont exterminé ces dragons. Tu sais qu’ils sont très coriaces ? Ils sont pratiquement immortels. Ils peuvent se réincarner dans un autre animal. Je ne connais personne qui en a rencontré un, et les seules histoires que je connaisse sur eux ne sont que des contes de bonnes femmes.
- Mais crois- tu que tu puisse nous aider ?", lui demanda Elessar. Tu es le seul qui connaisse la région comme sa poche. Avec tes talents de rôdeur, tu sauras trouver sa tanière et nous serons là pour le tuer. Fleur Sauvage sait comment en venir à bout mais nous avons besoin de toi pour le pister.
- "Pour Silvernight, je le ferai mais il faut que l’on monte une équipe de chocs, on ne peut pas se permettre d’arriver là-bas et servir d’amuse–bouche à un dragon.
- Bien. Choisi qui doit venir. Nous avons déjà Fleur Sauvage, la pauvre Silvernight veut nous suivre. Elle connaît le repère du dracoliche ! Puis il y a nous deux. Qui veux–tu d’autre ?"
 
Solmendil réfléchit un instant, puis se tourna vers Elessar, lui dit :
 
- "On pourrait prendre Gunnark, il commence à avoir de l’expérience au combat. Et tu sais que les petites personnes peuvent nous aider.
- Et Krishpa ?", lui demanda Elessar
- "Non, il serait capable de nous faire rire en faisant le pitre et nous serons tout de suite démasquer. Il est capable de beaucoup de chose et il connaît bien les cavernes mais cela risque d’être dangereux pour lui, comme pour nous tous d’ailleurs.
- Bien alors nous prendrons 5 gardes avec nous commandés par Bob le moche."
 
Les parents de Bob l’ont baptisé ainsi car le jour de sa naissance, beaucoup de drames lui sont arrivé. Ceux-ci avaient changé énormément sa physionomie. Il ne ressemblait plus du tout à ses parents mais avec l’âge et le temps son corps s’était reconstitué. Maintenant, il était la coqueluche dans toute la ville. Il faisait honte à sa pauvre mère car il est peu fidèle. Les pauvres damoiselles qui tombaient entre ses mains, se retrouvaient vite enceinte et non mariée.
 
Elessar laissa ses compagnons se préparer pour l’expédition. Chacun prit ses meilleures armes et ses meilleurs armures. La plupart avaient été préparé par un grand forgeron, le meilleur de la région, Finrod. Il connaissait chaque mesure de chaque personne, ce qui lui permettait de créer des armes personnalisées et ses armures ne pouvaient être portées que par leurs propriétaires. Il avait appris sa technique par un grand maître forgeron, Pirythe qui avait fini par devenir un sorcier. Elessar avait pris chez lui sa célèbre épée, Citronnelle. Elle avait la capacité de sentir bon et de chasser les moustiques le soir. Beaucoup de gens se moquaient de lui et prenaient un malin plaisir à le taquiner. Mais ses compagnons de route étaient très heureux de son acquisition, qui n’a jamais rêvé de dormir à la belle étoile sans être gêné par des vampires. Gunnark, lui n’avait rien d’extraordinaire sauf une incroyable chance de se fourrer dans des guêpiers. Il est logique de voir un gnome se faire battre par des plus grand que lui. Pour cela, notre ami avait suivit des leçons d’escrimes, d’équitation, sur poney-nains évidemment, et tout cela lui permis de rejoindre les Forces de l’Ordre. Il a acquis de l’expérience pour éviter les mauvais coups. Solmendil lui avait dans ses réserves personnelles beaucoup d’objets elfiques qui lui permettaient de travailler comme il faut. Il fait un métier à haut risque où il vaut mieux ne pas être reconnu. Sa cape elfique  ainsi que ses bottes lui permettaient de se déplacer sans faire de bruit et être invisible aux yeux des humains.
 
Ils se rejoignirent avant midi chez Silvernight. Fleur sauvage et Faith avaient regrouper beaucoup de chevaux rescapés de la sauvagerie du dracoliche. Silvernight était dehors, elle souriait à ses amies, heureuse de ne pas être seule devant cette fatalité. Son cœur se mit à battre devant la vision de ses amis qui arrivaient gaiement, armés jusqu’aux dents pour tuer le dracoliche. Tous partirent  après avoir remplis leurs sacs de nourriture. Le voyage allait durer une petite semaine. Loin derrière les montagnes du nord, au delà du pays des Kilgards, Silvernight les entraîna vers un monde inconnu, le pays de son enfance. Solmendil regardait le sol de temps en temps pour retrouver les traces du dracoliche. Et il y en avait peu. Mais au fur et à mesure qu’ils avancèrent, la présence d’animaux se faisait rare et la végétation manquait. Le sol devenait dur comme maudit par le manque de nature et de vie. Tout semblait brûlé et une horrible odeur de souffre planait dans les airs. Ils s’approchèrent de l’antre du monstre. Le soir tombait sur nos aventuriers, le ciel était d’un rouge vif qui rendait la grotte un peu plus effrayante. Solmendil mit sa cape sur sa tête et chaussa ses bottes, puis il se rapprocha de la grotte. Pas à pas, il guettait l’arriver d’un danger. Ses compagnons se tenaient à l’écart mais étaient prêt à intervenir au cas où. L’elfe entendit des bruits au fond de la grotte et il s’approcha doucement à l’intérieur. Ses yeux d’elfe lui permettaient de voir dans la pénombre. Il ne pouvait en croire ses yeux, sans faire de bruits, il retourna vers ses compagnons.
 
- "Alors raconte", lui dit Elessar. "C’est l’antre du dracoliche ?
- Je ne pense pas car il y a des petits dragons rouge dans la grotte, lui répondit l’elfe. Je ne pense pas que c’est une bonne chose de reste ici plus longtemps. Si jamais les parents des petits reviennent, on risque de passer un mauvais quart d’heure.
- Des petits dragons, chouette, je peux en prendre un et le ramener à la maison", dit subitement Silvernight. "J’ai toujours aimé le rouge. Je trouve que ce sont les dragons les plus mignons qui existent au monde.
- Oh mais non alors ! On a assez de problème comme cela", cria Elessar, exaspéré par la proposition de Silvernight. "Tu ne vois pas que nous avons assez de danger ? On ne va pas en rajouter quand même !"
 
Au milieu de la discussion, ils entendirent comme un souffle, et un air chaud qui passa à coté d’eux. Puis se fut les cris de 5 malheureux. Ils se mirent à courir vers l’entrée de la grotte et s’enfoncèrent à l’intérieur. Les autres sortirent leurs arcs et épées et cherchèrent du regard d’où venait le feu. Devant eux, ils virent un squelette de dragon, haut de cinq mètre. Les soldats tirèrent sur le dragon avec leurs flèches. Il ne bougea pas pour éviter les flèches car elles passèrent à travers le corps sans lui faire le moindre dégât et les seules qui le touchèrent, ne le blessèrent même pas. Des hurlements sortirent de la caverne. Les petits dragons prenaient leurs quatre heures avec les soldats. Comme tout le monde regardait vers la grotte, le dracoliche mit un coup de queue pour balayer les soldats.
 
- "Allez-vous en", leur cria Elessar. "Evitez sa queue. Les flèches ne peuvent rien contre lui.
- Bonne décision mais je vais quand même vous tuer", répliqua le dragon de sa voix de basse. "Que faites- vous sur mes terres ?"
 
 
La douce Silvernight fit un pas en avant et s’adressa au dracoliche :
 
- "On est là pour venger mes chevaux que tu as exterminé.
- Et pour me rendre mon trésor, je suppose", lui répondit le dracoliche. "Vous ne méritez que la mort. Venir me voler chez moi. Et vous pensez pouvoir vous en tirer comme ça. Vous terminerez dans la gueule de mes enfants. A leur âge, il faut bien que je les nourrisse. "
 
Le dracoliche regarda de plus prêt Silvernight.
 
- "Mais, je te reconnais. On s’est déjà rencontré, il me semble.
- Oui, c’est vrai. Je cherchais à connaître mieux les dragons et j’ai visité ta grotte mais je ne t’ai rien volé. Je t’aurais tué avant…"
 
Le dracoliche se mit à rire de sa grosse voix, ce qui fit reculer Silvernight. Trois petits dragons rouges sortirent de la grotte, attirés par le rire de leur mère. En voyant les autres humains qui étaient prêt de leur mère, ils se léchèrent les babines.
 
"Tu ne manques pas de sang froid et cela me plait. Mais mes chéris allez-y, ils sont pour vous", dit-elle en s’adressa à ses enfants.
 
Sans attendre une seconde de plus, les trois petits se jetèrent sur les humains. Leur mère se mit sur ses pattes arrière et fit face à Silvernight. Elle parla dans une langue inconnue et une étrange lumière illumina son corps. Elessar se plaça à coté de Silvernight et sorti sa célèbre épée qui dégagea une odeur fort agréable. Gunnark se cacha derrière des rochers et arma son arbalète. Fleur banda son arc et visa l’un des dragons. Deux soldats attaquèrent deux des petits pendant que June se jeta sur le dernier.
 
Tout fut rapide. Pendant que la mère continuait à parler dans une étrange langue, June fit tournoyer ses épées courtes devant un des petits dragons. Il suivait les lames qui passait et repassait devant ses yeux. Lorsque les lames allait à gauche le dragon faisait un pas vers la droite puis elle revenait sur sa gauche. Mais l’enchaînement presque magique de l’elfe empêchait le dragon de se concentrer et d’attaquer correctement. Et comme un véritable assassin, il sauta au dessus du dragon et le frappa avant qu’il n’ait eu le temps de réagir. Il blessa le dragon au dos et sans qu’il n’est eu le temps d’exprimer sa douleur, il reçu d’autres coups d’épées dans le dos. June cria d’une voix forte et lui sauta sur le dos. Le dragon leva la tête et là fut son erreur. June croisa les fers dans sa nuque et plus vif que l’éclair, il décapita le dragon avec ses deux lames.
 
Pendant ce temps-là, Fleur tira une flèche qui se logea dans le flanc de l’autre dragonnet. Le soldat lui planta sa lance dans son torse. Le dragon hurla à la mort. Il se mit sur ses pattes arrière et gifla le soldat. Le pauvre tournoya sur lui même mais son corps ne supporta pas la puissance du coup. Avant de toucher le sol, ses os se rompirent comme des miettes. Fleur lui envoya une seconde flèche qui lui transperça le cœur.
 
La mère vit ses enfants mourir prématurément. Les dragons ont la capacité de lancer des sorts mais la vision de ses enfants morts l’empêchèra de finir sa phrase. Elle cria, et une étrange lueur cette fois commença à remplir son thorax. Elessar comprit et il se jeta sur Silvernight.
 
 
"Attention, elle va souffler !!!"
 
June se cacha derrière le corps du dragon mort. Gunnark lui resta caché dans les rochers mais de sa position, il voyait le dernier dragon. Fleur couru et plongea prés de June. Sans peur, elle rapprocha la tête du dragon pour mieux se cacher. Le dernier soldat n’entendit pas l’alerte d’Elessar, il continua à lutter contre le dragon lui infligeant quelques mauvais coups. Il eut juste le temps de sentir une grosse augmentation de température. Puis plus rien, il était déjà mort et sans souffrance. Le dragon se jeta sur le soldat et commença à le manger. Gunnark était écœuré par ce qu’il voyait, il visa les côtes de l’animal et lui tira deux carreaux bien placés. Le dragon tomba de tout son long sur le reste du cadavre, son sang se mélangeait à l’autre. Le dracoliche hurla encore plus fort et elle tenta de piétiner Silvernight et Elessar. Ils roulèrent sur le coté pour éviter de se faire ratatiner par ses trois énormes griffes. June sauta par dessus le cadavre du dragon et il fit face au dracoliche. Elle regarda l’impétueux elfe et essaya de l’avaler. Il fit une roulade sur le côté et à peine relever, il frappa la dracoliche sur sa jambe gauche. Les coups d’épées ne furent pas assez puissants pour casser les os de la bête. Mais ça laissait le temps suffisant pour permettre à Elessar et  Silvernight de se mettre à l’abris. Comment pouvait-on tuer un monstre qui n’a pas de chair, ni de sang. Personne n’était assez puissant pour la tuer. D’ailleurs personne n’avait la moindre idée. Le combat faisait rage entre l’elfe et le dragon. June évitait les coups et tentait d’éviter de finir en charpie. Il appliqua ses connaissances de Danseur de Guerre, sautant, courant, rampant, volant quelques fois. Tout cela était féerique, et nos amis étaient trop pris par la recherche d’une solution pour tuer la dracoliche , pour voir ses  merveilleuses parades. June  comprit qu’à force de donner des coups au même endroit, l’os allait sûrement céder. Alors, il frappait et frappait encore et encore tout en évitant de mourir. Le pauvre June commençait à suer à grosse goutte. Il n’allait pas tenir beaucoup plus longtemps.
 
Elessar se regroupa avec Fleur et Silvernight, et ensembles, ils regardèrent les environs pour trouver une solution finale. Il n’y en avait aucune. Comment tuer un être qui est déjà mort ? Finir comme encas n’était pas une solution pour eux. Il devait trouver rapidement. June réussi à briser la jambe du Dracoliche qui finit par tomber lourdement sur le sol. Fou de rage, le dragon mit un coup d’aile à l’elfe qui s’assomma  en retombant sur le sol.
 
"Je t’ai, enfin chopé maudite Sauterelle", lui lança le Dracoliche. "Tu commençais à me taper sur les nerfs. Je vais venger mon fils, sale Elfe. Tu vas regretter le jour où tu es né."
 
Le dracoliche se leva comme il put et s’approcha doucement du corps étendu sur le sol. Il contempla  son œuvre pendant un instant puis il leva sa patte blessée au-dessus de l’elfe. Elessar , prit d’une rage héroïque et de désespoir, chargea le dragon et avec toute sa force, il le frappa. Mais avant d’avoir pu le toucher, il sentit, lui aussi, son corps rebondir contre la queue du Dracoliche. Puis vint le léger instant de liberté avant de se retrouver écraser contre un arbre mort. Les filles se mirent à crier et à pleurer devant tant de violence et le sentiment que rien au monde ne pouvait détruire cette force maléfique, cette erreur de la nature. Gunnark, lui aussi, se mit à crier de toute ses forces et la terre se mit à trembler, d’une secousse extrêmement violente. Tous furent balancés de droite à gauche. Ne pouvant rester debout, ils tombèrent sur le sol. La terre se sépara en deux et Fleur Sauvage tomba dans la crevasse. Silvernight, rapide comme l’éclair, l’agrippa par la manche.  Des rochers se décrochèrent du flanc de la montagne et tombèrent autour de nos héros. Le dracoliche fut enseveli en moins d’une minute. Gunnark  avait un maux de tête, le sang bouillonner en lui. Il sentait qu’il allait, lui aussi s’écrouler sur le sol. Mais il fallait détruire ce monstre et la seul façon est de détruire son urne sacrée. Elle devait se trouver dans la grotte se dit-il. Il entra dans la grotte et il s’enfonça dans la pénombre. Vers le fond de la grotte, il vit une étrange lumière qui illuminait une salle. Au centre de cette salle, il y  avait un piédestal. Il regarda autour de lui. Il y avait beaucoup de coffres, de l’or, des armes et quelques armures mais pas d’urnes. Il chercha, soulevant les coffres, monta sur le tas d’or pour scruter les moindres recoins de la salle. Il tâtonna les murs à la recherche d’un passage secret. Mais rien. Et là, il le vit. Un vase sur le sol, il était tombé de son piédestal.
 
Pendant ce temps-là, Silvernight aida sa compagne à remonter de la crevasse. Fleur Sauvage s’allongea sur la terre ferme.
 
- "Je te remercie", lui dit-elle. "Sans toi, je ne sais pas ce qui me serait arrivée. Je suis si fatiguée. Mais où est le monstre ?
- Il est sous le tas de rocher. Ne t’inquiètes pas. Il doit être mort. Je vais voir où sont les autres."
 
Elle s’approcha d’ Elessar. Avant de pouvoir l’atteindre, le dracoliche sorti de sa prison de pierre. Il attrapa Silvernight.
 
"Tu vas payer pour tout les autres", lui dit-elle. "Je vais te faire regretter de m’avoir rencontré."
 
Il serra  ses griffes autour de la fine taille de Silvernight. Elle sentit ses côtes compresser ses poumons. Elle voyait qu’elle ne pouvait plus respirer et que, dans quelques instants, se serrait sa propre fin. Elle vit un épais brouillard passer devant ses yeux et puis, plus rien. Elle avait perdu connaissance. Le dracoliche approcha le corps de sa bouche afin  de lui donner le coup de grâce. Fleur Sauvage regarda  son amie mourir. Elle était à bout de force. Puis, le dracoliche poussa un cri et il disparu en fumée. Gunnark avait cassé l’urne du dragon. Le corps de Silvernight tomba sur le sol. Fleur rampa vers son amie. Elle posa la tête sur sa poitrine, son cœur battait faiblement, mais heureusement elle était encore en vie. Elle la prit dans ses bras, la baignant de ses chaudes larmes. A ce moment-là, elle vit une ombre sur le sol qui grandissait comme si une personne s’approchait d’elle. Elle voulait se retourner pour voir qui c’était mais la peur l’empêcha. Elle l’entendait souffler dans son dos et elle vit l’ombre la recouvrir et entendit un bruit sourd.
 
Gunnark sortit de la grotte et ramassa son arme à coté du petit dragon. Mais la bête avait disparut.  Il regarda autour de lui et il aperçu que le dragon était en vie et qu’il s’approchait de Fleur Sauvage. Il arma son arbalète et visa la tête. La fatigue et la douleur le faisaient trembler, il tira et le carreau traversa l’animal. Elle se planta prés des pieds de Fleur. Le dragon tomba  sur le côté.
 
- "Mais, tu es dingue, lui cria Fleur. Quand on ne sait pas tirer, on ne tire pas. Tu aurais pu me tuer.
- Un petit merci, peux faire plaisir, tu sais", lui répondit Gunnark.
- "D’où il sort ce dragon là ?
- C’est l’esprit du dracoliche qui est venu dans le corps de son fils. Après la destruction de l’urne. L’âme de la bête va dans le premier cadavre qu’elle trouve sur son chemin.
- C’est l’esprit du dracoliche qui est venu dans le corps de son fils. Après la destruction de l’urne. L’âme de la bête va dans le premier cadavre qu’elle trouve sur son chemin.
- En tout cas, je suis contente que tout finisse bien. Elle est bien morte.
- Mais oui, c’est fini. Heureusement pour nous. Bon, ben, il va falloir s’occuper des autres."

Gunnark regroupa tout les blessés. Ils firent un feu et campèrent pendant une longue semaine prés de la grotte pour que tout le monde puissent récupérer. Ils se partagèrent le trésor. Les filles ramenèrent tout les beaux bijoux et les hommes prirent les pièces d’or. Mais ils se décidèrent à na pas prendre les armes et les armures de peur de ramener chez eux quelques malédictions.
 
     

 
par Gunnark
le 08/10/2005
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