Etait ce une illusion, un beau fruit défendu ?
Mon coeur est en émoi depuis que je l'ai vu.
J'ai besoin d'un ami pour tout lui raconter,
et c'est à votre oreille que je veux me confier.
C'est d'une belle amazone dont je me suis épris.
Mystérieuse et secrète, elle bouleverse ma vie.
Le soir elle apparaît comme une ombre charmante,
m'attrape par le coeur, Fleur douce et envoûtante.
Je ne peux résister à son parfum de reine.
J'ai la tête qui tourne comme au coeur des arènes.
Me voilà devant elle, Methos le combattant,
réduit à un pantin encore tout chancelant.
Tel que vous me voyez j'ai été envoûté.
Vous ne me croyez pas ! Approchez et voyez.
Un feu s'est allumé, mon corps est engourdi,
mon esprit vagabonde et ma raison s'enfuit.
Telle une fleur des bois que la rosée inonde,
la voici qui rosit, frissonnante, vagabonde.
Mais archère aguerrie la voilà prête au pire,
elle décide d'une flèche qui doit vivre ou mourir.
Femme fleur ou sauvage guerrière,
me voici m'inclinant devant l'aventurière.
Jouant avec mon coeur et usant de magie,
son regard m'illumine et me redonne la vie.
Et pourtant avant hier, la belle m'a trahi.
Avec un homme des cryptes elle a charmé la nuit.
Brisant du même coup notre idylle nouvelle,
laissant Methos furieux, plongé dans l'irréel.
Ecoutant le serpent, sa violence l'a guidé.
Methos l'a éconduit et durement insulté.
Aveuglé par l'amour dont il s'est cru privé,
Il n'a pas écouté la belle au coeur brisé.
Sur l'injuste courroux, ses larmes auront coulé,
maudissant le Faery elle a voulu le tuer.
Methos lui s'est enfui ne cherchant que l'oubli.
Il souffre le martyre et regrette sa folie.
Il a cru un instant avoir touché le ciel ,
çà n'était qu'illusion, reste d'un arc en ciel.
Un papillon de nuit près d'elle l'a remplacé,
brisant tous ses espoirs, le laissant écorché.