Sujets concernés par ce texte : Fantasy, Littérature
Type de document : Poesie
Où que j'aille, mon errance se prolonge
Et les ténèbres m'entourent
Transformant ma vie en un sombre séjour
Et en cauchemars mes songes
Je fuis les autres, me cachant en ces cryptes ancestrales
Où règnent les succubes, étranges et machiavéliques vestales
Seul endroit où je trouve la paix et où je puis me réfugier
Me cachant du reste du monde peut-être pour l’éternité
Je suis un monstre, je ne le sais que trop
Récoltant le sang et la vie pour survivre
Délicieux nectar qui pendant un moment m’ennivre
Avant que la souffrance ne revienne aussitôt
Oui, je l’avoue, la honte et le remord
Me dévorent après avoir semé la mort
Tandis que mon regard voilé par la douleur contemple tristement
Mon œuvre effroyable qui ne me contente que quelques instants
Puis je m’enfuis, cherchant à échapper à la vue
De ce cadavre sur le sol étendu
La lune éclairant son visage blafard
Aux yeux parfois grands ouverts et hagards
Ces sinistres visions hantent souvent mon esprit
Le fantôme de mes victimes me poursuit
Envellopes vides et sans vies
Dont je peuple chaque nuit
Et la lune voit se répéter mon ouvrage
Sans en prendre outrage
Ecoutant patiemment mes complaintes
Seules confidentes avec la nature à entendre mes plaintes