La communauté du fantastique et de la science-fiction  







 
Titre, Auteur, Acteur... 

La Guerre du Mein : bientôt en librairie   -   Mercredi, jour du cinéma   -   Jeu-concours Perry Rhodan: les résultats   -   Mercredi, jour du cinéma   -   Mercredi, jour de Batman   -   Double concours Hana Attori, le tome 1 à gagner !   -   Un peu d'action pour la rentrée   -   Avant-première mondiale de 20th century boys à Paris le 19aout 2008   -   Cette semaine au cinéma   -   Jeu-concours sur Arcanes.org: le jeu vidéo Perry Rhodan à gagner!

Sujets concernés par ce texte : Fantasy, Littérature
Type de document : Conte

     
 

C’est l’histoire d’un petit héros qui voulait devenir plus grand aux yeux de son maître. Pour cela, il le suivait partout afin de lui prouver sa grandeur. Ce héros s’appelle Gunnark et son maître est le magnifique Elessar.

Notre maître et son apprenti se promenaient sur la plage afin de vérifier s’il n’y avait  pas eu d’attaques de pirates, de dragon-lézards ou de naines sur excitées. Gunnark regardait tout autour de lui pour apercevoir des gentes dames à sa taille. Notre jeune ami aurait aimé rencontrer l’âme sœur, même s’il savait que peu de femelles de sa race vivaient près de chez lui. Mais quelques minutes plus tard, son rêve devint enfin réalité : une douce voix stridente lui perça les tympans. "Une femme aurait-elle enfin besoin de moi ?" se dit-il  "Il faut que je montre à Elessar quel Grand Homme, je suis."

- Elessar, écoute, il y a quelqu’un qui crie. On dirait une femme. Nous devrions aller la sauver.
- Il me semble que oui, brave héros, allons secourir cette dame en détresse.

Nos deux cavaliers arrivèrent  au galop. Devant eux, une magnifique gnome, aux yeux verts émeraude, à la chevelure flamboyante, se faisait attaquer par deux humains aux traits patibulaires. "Comment une aussi belle gnome est elle arrivée ici ?" se demanda notre jeune héros. "Que fait-elle donc là ?" Alors que notre héros était perdu dans ses rêves avec la belle, Elessar, sur qui le charme n’avait pas perturbé le mental,  sauta de son cheval, fit une pirouette en l’air et termina sur ses deux jambes avec son arc bandé prêt à exécuter les deux vauriens.
Gunnark regardait la scène sans broncher, mais réalisa que la jeune fille allait être sauvée par son maître et que sa seule reconnaissance serait  pour lui. Non cela ne devait pas se passer ainsi ! Il lui fallait intervenir au plus tôt et il tenta le même saut que son maître. Alors qu’ Elessar venait de tirer sur les deux vauriens, notre jeune héros atterrit sur ses deux pieds mais malheureusement dos à son public.
 
- Que fais-tu ?
- Je regarde si personne ne nous suit, les attaques sournoises sont dangereuses
- Regarde, il y a une grotte, on va  jeter un coup d’œil dedans. Il y a peut-être d’autres mécréants.
- Je crois qu’il faut mettre à l’abri cette jeune damoiselle, Maître.
- Comme tu veux mais dépêche-toi, on n’a pas de temps à perdre avec ces enfantillages.
- Bonsoir belle demoiselle, je suis Gunnark, votre chevalier, n’ayez peur de rien, on revient de suite. Surtout ne pleurez pas et ne faîtes pas de bruit. On s’occupe de vous tout de suite.
- Tu arrives Gunnark ?!

Elessar, dans son impatience, fit un peu de bruit, ce qui aurait pu attirer les pirates hors de leurs cachettes. "Je suis prêt, quand tu veux", lui murmura Gunnark en sortant son arbalète. "Je vais entrer voir incognito combien ils sont à l’intérieur."
 Notre jeune héros commença à ramper sur le sol et se dirigea vers l’entrée de la grotte.
S’enfonçant dans la pénombre, il vit au loin une lumière dans un long tunnel. S’en approchant, il sentit une odeur nauséabonde. "La mort sent comme ça ?" se demanda-t-il. Non, c’était la bande de pirates qui festoyait devant un bon feu. Il compta les malfrats, ils étaient dix-neuf. Voyant le feu, il lui vint une idée. Dans son sac spécial, il lui restait quelques trouvailles de son père. Des gourdes remplies d’un liquide noir hautement inflammable.
"Je pourrais semer la zizanie dans leur petite fête à ces pirates de malheur." Ni une ni deux, Gunnark recula sans faire trop de bruit et commença à répandre l’une de ces gourdes. Elessar ne comprenait rien du tout, il pensait que c’était une vieille piquette fermentée que Gunnark jetait par terre. Après quelques minutes d’explications, Elessar eut une idée pour attirer les pirates dehors. Il se mit à siffloter un vieil air de pirate connu dans toutes les tavernes de la région. Deux pirates vinrent voir qui sifflait cette magnifique chanson et eurent juste le temps d’apercevoir une flèche qui cachait un humain derrière avec son arc et un petit truc sombre, boueux qui semblait lui aussi brandir quelque chose. Avant d’avoir pu inspirer pour donner l’alerte, une flèche se posa délicatement sur le front d’un des pirates et l’autre reçu un carreau qui lui transperça violemment la gorge de part en part.

"Je vais faire de leur fête, une véritable sauterie." Gunnark se mit à courir vers la grotte, sauta au dessus du liquide noir à l’entrée et jeta trois gourdes dans le feu. Puis il déguerpit plus vite que ses petites jambes pouvaient le faire et alluma avec son briquet la flaque inflammable. Avec une étincelle, il fit jaillir, sous des explosions et des hurlements, une grosse flamme qui  brûla sa belle chevelure.
"Arrête tes singeries", lui dit Elessar en lui tapotant la tête afin d’éteindre le feu. "Tu sais que tu me fais bien rire, tu aurais pu être un bouffon si tu voulais. A te voir te dandiner comme cela et sentir ta peau roussie, cela me fait penser aux pauvres bougres qui ont fini en méchoui dedans en dansant la macarena, la salsa et le limbo autour des flammes de l’enfer. Allons nettoyer ce qui reste et peut-être récolter quelques informations. Prend garde à toi, en voilà, quelques uns."

Elessar écarta son apprenti et banda son arc, aussi vite qu’un elfe devant ses ennemis, puis envoiya une volée de flèches sur quelques pirates qui sortaient en hurlant de cet enfer. Certains mouraient devant la grotte, d’autres plus chanceux purent mourir à  l’orée du bois sous l’acclamation des oiseaux de la forêt. Gunnark vit  pour la première fois son maître comme un grand héros de guerre. Alors qu’il se relevait, il le voyait tirer avec une précision incroyable,  touchant sa cible en plein cœur. "Mais qui est donc cet homme qui est capable de tirer aussi rapidement qu’un elfe sylvain ?" Il était content d’avoir choisi un aussi grand maître. Il devait lui ressembler impérativement.
Lorsque le feu fut éteint à l’intérieur de la grotte et que les grognements eurent cessé, ils décidèrent de visiter les lieux. Elessar passa devant et Gunnark put regarder entre ses jambes la fumée qui montait petit à petit des cadavres qui gisaient sur le sol.
 
- Elessar, il y a un truc qui bouge, là-bas.
- Oui, je l’ai vu. Fais attention, c’est un ogre.

En effet, un ogre était tapi derrière un rocher, mais ses pieds dépassaient de sa cachette. C’était ce que vit en premier Gunnark. Il connaissait les pieds poilus comme les siens sauf que cela faisait au moins la moitié de sa taille. L’ogre fou de rage sortit de sa cachette et d’un bond se mit sur ses pieds. Gunnark n’avait jamais rien vu d’aussi grand et d’aussi moche. L’ogre mesurait environ deux mètres cinquante, il était vert sombre et recouvert de suie. Il portait un pantalon bleu et une chemise rouge. Sur son visage, il y avait une grosse balafre qui partait de son cou jusqu’à son oreille droite. Il se mit à crier en gonflant sa poitrine afin de montrer ses pectoraux à nos jeunes héros. Elessar sortit son épée  et s’élança vers les rochers près du monstre. Il prit appuis  sur l’un des rochers et griffa méchamment le torse de l’ogre. Celui-ci se pencha en avant, le souffle coupé par cette attaque. Gunnark prit une corde dans son sac et commença à faire un nœud autour des jambes de l’ogre alors que celui-ci était en train de jeter des pierres sur Elessar. Le pauvre ne réussit pas à toutes les éviter et se prit une pierre dans le ventre. Gunnark commença à tirer sur la corde afin de la resserrer mais l’ogre sentit la corde sur ses talons. Il mit un coup de pied  à notre héros, qui finit son vol plané contre le mur du fond. Le pauvre sentit une grosse douleur dans son ventre et il entendit un léger craquement lors de sa réception. Mais notre jeune héros ne voulait pas montrer son désarroi. Une larme perlait au coin de ses grands yeux.

- AAAAAAÎEEEEE, fit-il en tomba de tout son poids, déséquilibré à cause de la corde.
- Tu vas me le payer ! , lui répondit notre jeune héros qui lui tira un carreau dans son genou gauche.
"Je crois qu’il m’as pété une côte cette andouille. Punaise ce que je souffre". Et il lui tira un autre carreau dans son autre genou afin de le maintenir au sol.

- Fais gaffe, il ramasse sa massue. Prends garde à toi, évite-le.
- Ne t’en fais pas pour moi, Gunnark. J’en fais mon affaire !!

Elessar se  posta face au géant et d’un élan, le frappa un grand coup sur l’avant-bras. L’ogre lâcha sa massue en hurlant de douleur. Il était très musclé et son corps était préparé à recevoir des coups d’épées. Mais la douleur le fit se baisser. Gunnark se jeta sur le prisonnier et d’un coup de pied dans le genou le fit s’asseoir. Elessar, pour protéger son jeune apprenti, marcha sur la dernière plaie et se pencha vers l’oreille gauche de la bête assise sur le sol de la grotte.
 
- Alors moussaillon ! Tu peux dire autre chose que Aïe ??!!! On a quelques questions à te poser, si tu sais parler bien sûr … Gunnark, pose lui tes questions, je crois qu’il va se montrer très coopératif d’un coup là. Je ne sais pas pourquoi on dirait qu’il devient plus docile maintenant qu’on a joué avec lui…

Elessar se mit à piétiner avec plus de dextérité la blessure du prisonnier en lançant un regard ironique avec un grand sourire en direction du gnome. Gunnark s’écarta de l’ogre en se tenant le ventre. Il ne voulait pas montrer à son maître qu’il y avait plus de dégâts que se qu’il pouvait constater.

- Dis-moi pourquoi vous maltraitiez cette créature de rêve ? lui ordonna Gunnark. Réponds où il va t’en cuire !
- Mais de qui parlez-vous, je ne vous comprend pas, lui répondit l’ogre.
- Ben de cette gnome …..
- Elle est notre passe-temps pour la semaine et notre esclave.
- Vous n’allez pas en profitez bien longtemps car elle reste avec nous.
- Vous ne pouvez pas car elle appartient à Croc-en-fer.
- Tu connais Croc-en-fer ? Dis-nous où est son repaire
- Je ne dirai rien, vous pouvez me torturer mais je ne dirai rien.
- Moi, je vous dirai où se trouve ce monstre, fit une petite voix derrière eux.

La gnome resta figée devant le monstre. Elle le regarda de haut et lui jeta un regard qui aurait refroidi un mort. Elle avait l’air de le haïr au plus profond de son être. Lorsque Gunnark se retourna, sa douleur disparut rapidement. Le visage de la belle fut un remède qui le transporta jusqu’à elle. "Qu’elle était belle avec ses cheveux décoiffés et ses petites taches de rousseur !", se dit-il. Enfin, il avait agi comme un vrai héros devant le danger, il avait sauvé une princesse du malheur. Il en transpira à grosses gouttes.
Soudain il aperçu la grosse brute attraper un rocher et comprit que la vie de sa Princesse aller basculer dans l’horreur.
"Non, tu ne vas rien dire car tu vas mourir ici !", dit l’ogre en jetant un rocher sur la gnome.
Qu’elle malheur ainsi c’est elle qui était visée. Sans penser, Gunnark se jeta sur la gnome et servit de bouclier à la Princesse. Par chance, elle fut protégée par le corps de son héros qui sacrifia sa vie pour la sauver. Sous un concert de bruit strident d’os cassés et fêlés, de râles et de cris de la belle, on put apercevoir le corps de Gunnark rouler sur le sol caillouteux de la caverne et finir sa route dans les bras de la gnome. Si la situation avait été différente, notre jeune héros en aurait profité un peu mais là, il était heureux de voir de très près le visage de sa belle lui sourire. Elessar fut surpris par la rapidité de l’événement et ne put rien faire pour sauver son jeune ami. Mais il mit fin à tout agissement du monstre en transperçant de part en part l’ogre au niveau du plexus et s’appuyant sur son manche, lui mit un coup de pied dans les côtes.

"Nous avons vraiment un gros problème de communication tout les deux ! Bon, puisque tu as été vilain, je vais devoir te punir et te priver de dessert, gros plein de soupe ! Tu vas séjourner dans une cellule pour un très long moment. Tu as cru que tu pouvais venir sur nos terres et semer des ennuies sans que l’on réagisse. Tu crois avoir affaire à des enfants de cœur."
Il sortit une grosse corde et commença à lui attacher les mains. Puis d’un coup sec, il sortit son épée et nettoya les plaies avec un peu de terre. Il prit un morceau de la chemise d’un pirate et essuya son arme, sa fidèle compagne, son amie de toujours. Il se mit à réfléchir et médita sur ce qu’il aurait pu oublier de faire. Non, il n’avait rien oublié, tout était réglé correctement comme à son habitude. Puis il entendit des petits pleurs.
"Allons ma fille, ce n’est pas grave. Vous êtes sauve, allons rentrer chez vous. Mais que vois-je auprès de vous ? Gunnark, tu as l’air mal en point. On va t’accompagner chez Luuna qui saura te guérir de tes égratignures. Allons ne fais pas l’enfant, ce n’est rien, tu n’as pas à me remercier."

Ainsi notre Héros comprit la vraie valeur d’être un héros accompli, c’était celui qui donnait sa vie pour les autres sans réfléchir aux conséquences. Voyant sa belle aux grands yeux verts pleurer sur son pauvre corps, il comprit que l’amour ne se commandait pas mais que certains actes glorieux pouvaient l’amener.

 
     

 
par Gunnark
le 21/07/2005
page visitée 312 fois.