Chaque jour Saya, une demi-elfe, allait dans un immense champ de coquelicots pour s'éloigner de toute inquiétude. Saya était une jeune fille gentille, aimable mais surtout fière d'être une demi-elfe. Mais voilà la seule chose qu'elle refusait était le choix qu'avait fait sa mère. Elle voulait que Saya se marie avec un humain ou un demi-elfe, elle refusait l'union avec un elfe un gobelin ou autre race. Ceci ne derangeait pas Saya jusqu'au jour où en allant se promener dans le champ elle vit au loin une silhouette de nature curieuse. Elle s'aprocha de cette silhouette et elle vit alors un gobelin apeuré tout tremblant. Les premiers jours, le gobelin prenait la fuite dés qu'il apercevait Saya mais chaque jour elle revenait et chaque jour elle voyait le gobelin. Au bout de quelques temps elle réussit à lui parler, le gobelin s'appelait Gerius. Il avait pris la fuite de son village mais il était toujours pourchassé par les gardiens. Il expliquait que dans son village tous les gobelins devaient servir le roi et se plier aux règles, ce qu'il ne voulait pas faire. Saya raconta à son tour son histoire et les raisons de sa venue dans le champ.
"- Ce champ est un signe de liberté de libre pensée, pour moi les coquelicots représentent la liberté car toute fleur est libre et surtout la combativité par sa couleur rouge vif. Il y a 500 ans, il y a eu une bataille dans ce champ, deux tribus se sont affrontées à cause des enfants des rois. Un elfe était tombé amoureux d'une Fée appartenant au village voisin, pour son père cela était impossible il devait épouser sa promise et non une autre, mais leur amour était si grand qu'ils ont pris la fuite et ne sont plus jamais rentrés chez eux. A la suite de quoi les familles ont fait la bataille dans ce champ et un seul coquelicot est resté debout et a reussi à refaire vivre ce champ." Saya racontait cette histoire avec une telle émotion qu'elle en versait des larmes. Gerius ne comprenait pas pourquoi une histoire si joyeuse pouvait faire pleurer.
"- Saya, ça fait maintenant un mois que l'on se voit en cachette chaque jour dans ce champ. Je ne vous cache pas que mon amitié est très grande mais mes sentiments grandissent de jour en jour. Je connais la position de votre mère sur l'union de deux races complétement opposé, je préfère que l'on arrête de se voir, les gobelins sont faits pour servir, je vais retourner voir mon peuple et me soumettre à mon roi...
- Gerius, comment peux-tu me dire une telle chose. Tu m'avoues des sentiments mais si tu veux les suivre, qu'importe la position de ma mère ; si il le faut je prends la fuite, mon père m'étant inconnu il ne poura s'opposer à ma fuite. Ton peuple n'a pas le droit de te faire souffrir autant pour le bon vouloir d'un seul être. Gerius nous avons tout deux des pensées contradictoires à notre peuple alors pourquoi ne pa s'enfuir tous deux et trouver un champ comme celui-ci et faire notre propre peuple. Toutes les races pouront s'unir et vivre en communauté je refuse de..."
Le discours de Saya fut interrompu par un grand cri. En regardant Gerius, elle compris que quelque chose n'allait pas et qu'il savait d'où ça venait. Sans explication il prit la fuite vers les hautes montagnes. Alors qu'elle le regardait s'enfuir, elle se fit entourée par une cavalerie armée d'arcs et de flèches tranchantes.
"- Parle, nous savons que tu connais Gerius, ce n'est qu'un menteur qui ne sait pas reconnaître la chance qu'il a de vivre dans avec un peuple aussi libre. Il est né pour servir mais il est nourri et logé. Si il refuse de rentrer il sera abattu ou jeté dans les caves du chateau de son bon roi. Si tu le vois n'oublie pas de le prevenir."
Sans même laisser le temps à Saya de s'expliquer la cavalerie s'éloigna dans une brume qui effraya particuliérement Saya.
Les jours passérent, les mois aussi et Saya n'avait plus eu de nouvelles de Gerius. Elle ne cessait d'aller au champ en espérant le voir. Une année s'écoula, Saya n'avait toujours pas oublié Gerius mais elle avait été obligé de se marier à un guerrier demi elfe Stillis. Un vendredi Saya reçut une lettre :
"Chère Saya,
Tu ne dois plus te souvenir de moi mais sâche que moi je ne t'ai jamais oublié, je voulais m'expliquer sur la façon dont je me suis enfuit comme un lâche. Tu as dû croire que je n'étais qu'un gobelin parmi tant d'autre et que j'avais fait quelque chose de mal. Pour te dire la vérité tu n'as pas tout à fait tort, la véritable raison qui m'a poussé à fuir ma tribu était que j'avais volé des potions du magicien du roi. Je voulais devenir un elfe pour pouvoir faire des études et être aimé de tous, mais voilà je me suis fait prendre et chassé de mon village. Lorsqu'ils se sont aperçus que j'avais gardé avec moi la potion du savoir, la cavalerie a commencé à me pourchasser, c'est pour ça que je me suis enfui ce jour où on s'était dit nos sentiments.
Je suis maintenant dans une ville au sud de Lykeland, je ne sais pas si tu y es déjà allé, ici tout est magnifique il y a même un champ de violettes qui nous sert à faire des boissons ou des arômes, je suis sûr que tout te plairait ici.
En arrivant, le seul moyen que j'ai trouvé pour me débarasser de la potion a été de la boire, aujourd'hui j'ai compris pourquoi j'étais malheureux et effrayé de ma tribu. Je n'avais jamais connu l'amour avant de te connaître et si le savoir nous a été enlevé, c'était pour que l'on ne sache pas le mal que l'on supporte et pour ne pas que l'on se rebelle contre notre "bon" roi ; les gobelins sont en majorité dans ma tribu et si ils se rebellaient l'issue serait affreuse.
Tout ça pour te dire que le monde n'est pas partout pareil et que toi aussi tu trouveras ton paradis.
doux baisers Gerius"
En recevant cette lettre Saya se mit a réfléchir et sa première réaction fut de prendre la fuite à son tour et de partir à la recherche de Gerius. Après trois mois de marche à travers les montagnes elle trouva enfin la fameuse ville dont parlait Gerius. En la voyant, elle prit peur. La ville venait d'être pillée par des guerriers nains. Ils étaient des milliers et avaient abattu tout le monde qui se trouvait dans la ville. Saya ne put s'empêcher de pleurer et se dit alors que le monde était bien horrible et sans pitié. Elle se mit à crier de toutes ses forces, assise par terre elle ne comprenait plus rien. En se relevant elle vit un Gobelin, elle le regarda du plus profond d'elle et se posa une question, alors qu'elle allait parler le gobelin lui montra une coquelicot rouge.
"Je suis Migius, et vous Saya, je suis le fils de Gerius. Mon père m'a appris le savoir mais aussi l'observation. Il m'a dit qu'un jour vous alliez venir ici pour le retrouver. Il savait que la guerre allait frapper notre ville et m'a donné l'ordre de ne pas mourir pour vous remettre ce coquelicot."
Saya compris alors que Gerius avait lui aussi fait sa vie et avait appris à ses enfants les choses qu'il n'avait pas pu apprendre, elle voyait en Migius le symbole de la liberté mais surtout de l'espoir. Elle prit le coquelicot et le planta sur les ruines de la ville, regarda Mirius et lui dit : "tu vois un jour ce coquelicot donnera vie à un champ où des gens viendront se recuellir, pense, vie, profite mais surtout trace ta propre vie en bravant les interdits. Ton père était un héros et il le restera toujours."
Saya repartit pour sa tribu natale où elle retrouva son mari, elle comprit alors que dans chaque vie quelque chose de bien se cache mais pour le trouver elle devait le chercher.