Sur Yria me voici,
J’en ai vu, j’en suis sûr,
Si si je vous assure !
Venez donc par ici ! …
Les voyez-vous le soir au bord de l’onde errer,
Nostalgiques elles sont là rêvant de princes charmants,
Puis épiant sans pudeur les nageurs attardés,
Regardez ! Les voilà ! Elles choisissent leurs amants !
Obscures demoiselles vous attirant en songe
Amoureuses cruelles, vous laissant chancelant,
Au cœur d’une sylve perdue en émoi elles vous plongent
D’un léger battement d’ailes elle transforme l’instant !
Un jour moi aussi, jeune guerrier prétentieux,
Avec de jolis mots et des sourires gracieux,
J’ai voulu caresser son corps si félin
Et par le bout du cœur elle m’a eu, par Firun !
Qu’elles se nomment Morgane, Mélusine ou Luuna,
Si vous croisez un jour l’une de ces jouvencelles,
Prenez ce qu’elle vous donne comme de simples mortels
Et bénissez la chance et surtout Shariva
de vous avoir pousser dans le creux de leur bras
Hé ! Vous ! Oui vous ! Qui venez d’arriver ?
Faites bien attention, oui, là où vous marchez !
Suivez donc ces traces ! Oui là les petits pas !
Ce sont elles je le sais, les fées sont sur Yria !