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Sujets concernés par ce texte : Fantasy
Type de document : Poesie

     
 

Approchez ! Approchez braves gens ! 
Retournons ensemble les lambes du temps,
Pour remonter dans les vestiges flamboyant,
D'une passion perdue, d'un combat sanglant.

Nous sommes au temps des dragons et des fées,
Le pays tout de calme ne semblait alors pas s'agiter,
Mais voilà que surgit des ombres damnées,
Le Spectre, le démon, un vampire assoifé.

Il faisait trembler chevaliers et paysans,
Elfes, nains, hommes, femmes et enfants.
A son passage, se terraient les plus grands,
Rien ne l'arrêtait, lui, le buveur de sang.

Les Rois se succédaient pour trouver solution,
Mais eux mêmes tremblaient à son nom,
Ils étaient remplis de crainte et d'admiration,
Pour celui qui exigeait la mort sans négociation.

On se pliait et se courbait à son obscure foi,
Le Prince des Ténèbres réclamait une proie,
Il ignora puis se mit à faire les loies,
Et le peuple craintif, redoubla d'effroi...

Au milieu de tant d'autres choisis,
Une demi elfe attendait elle aussi,
Qu'arrive puis se termine la terrible nuit,
Ou le Prince metterait fin à sa jeune vie.

Elle pria, supplia et invoqua les dieux,
Mais ceux-ci demeurèrent silencieux,
Et le funeste jour eut enfin lieu,
Ou Eïna grimpa dans la tour qui touchait les cieux.

On racontait qu'il torturait ses prisonniers,
A l'aide de démons tout juste invoqués,
Puis de la fébrile vie se délectait,
Avant qu'une autre victime soit commandée.

Eïna, tétanisée, l'observait de haut en bas,
Ses cheveux noirs, son regard dans lequel on se noit,
Un grand bel homme, aussi cruel que froid,
Elle le contemplait mais ne tremblait même pas.

La légende parle beaucoup de cette période inconnue,
Ou le Prince enfermé dans sa tour, ne sortait plus.
Eïna sa captive, lui, Roi du mal et de la débauche superflue,
Tombait amoureux d'une étoile pure et absolue.

Il ne la toucha pas, ne pouvait risquer d'éffleurer sa main,
Tant l'éclat de la jeune femme nuisait à son âme de malin.
On dit qu'il tenta de se transformer en l'être bon et sain,
Qui pouvait espérer approcher de l'elfe, représentante du bien.

Mais son coeur réclamait le sang qu'Eïna répugnait,
Les victimes qu'il désirait, elle lui interdisait,
Et d'adoration incompréhensible, aveuglé,
Il céda, et mourrut, de son mal vidé,
Ne pouvant vivre d'amour, il avait trépassé.

On raconte que le terrible Prince était sincère,
Qu'il aimait Eïna plus que ses damnées prières.

Le peuple célébra la perle qui avait rendu,
Au pays, son calme, sa paix, et sa vertue.

Cependant, dans la fête du pays, proclamée,
Personne ne pu lire dans ses yeux, la gaieté.

Elle laissa les hommes à leur joie,
Et en hiver, disparut dans le froid.

On raconte que la belle ne pouvait se consoler,
D'avoir fait mourir celui qu'elle avait fini par aimer,
Mais que pour délivrer d'un fatal tyran, sa chère contrée,
Elle avait choisi la mort de son amant,
Plutôt que le sang des innocents...

Un bien triste histoire, chers amis,
Toute tracée par la fatalité de la vie,
Et par la faible plume volage,
D'un conteur, la tête dans les nuages.

 
     

 
par laniya
le 12/11/2007
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