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Sujets concernés par ce texte : Fantasy
Type de document : Conte

     
 
Venez près de moi humble gens de cette taverne, entendez les histoires que j’ai à vous raconter. Car j’ai voyagé loin et j’ai visité des endroits maudits et sacrés afin de trouver les meilleurs exploits et de les mettre à votre écoute. Moi, Barde de Séluné la vierge de la lune, j’ai une histoire à vous raconter. Ecoutez l’histoire de l’ange déchu. Je vous préviens, ce n’est guerre très gai, mais violent… Ecoutez moi si vous le souhaiter mais partez si votre esprit est trop sensible… Voici comment va l’épique histoire de la femme ailée :

Dans une église, aux sous-sols, il y a le donjon ou l’on enferme les non-croyants et les pécheurs. Ils sont nombreux à résister mais nombreux sont ceux qui rejoignent Mortis, et nombreux sont ceux qui succombent aux paroles des prêtres et se convertissent à leurs enseignements. Mais, il y a une prisonnière en particulier qui attire le grand prêtre, et c’est une femme. Une femme peu ordinaire, car dans son dos elle avait des ailes d’oiseau. Anomalie ! Une créature condamné aux sort du diable elle était belle et séductrice, la tentation pure. Elle devait être arrêtée ! C’était une égarée, une femme qui devait retrouver le chemin…

On l’emmena dans les prisons, et on lui trancha ses ailes puis on la jeta dans une cage de verre… Plus de dix huit années passèrent, elle était toujours en vie, et elle luttait toujours… Malgré les tortures qu’elle subit, elle était toujours en vie. Le diable occupait son âme. Puis lors d’un rituel, elle s’écria que le grand prêtre mourrait de ses mains, que le sang serait libéré de sa gorge et que les flammes de sa haine l’anéantiraient. Mais le prêtre riant jeta à nouveau un sort sur sa cage de verre…

La haine croissait, croissait, puis… avec les années elle s'atenua et l’espoir de vivre la gagna. Elle oublia ses idées, ce pour quoi elle luttait…  

Depuis trop longtemps dans cette cage de verre
Qui commence à moisir avec l’âge, il faut se taire…
Grandissant dans cette bulle, supprimant ma liberté
C’est plus qu’un blasphème, c’est une absurdité…
Je suis l’ange déchu, un enfant incompris…
Mais qui l’eut cru ? La chance ne m’a pas souri…
Je suis l’ange noir, on m’a nommé : l’égarée…
Je pratique pêchés du soir, pour moi ce n’est pas une anormalité…
Mais lorsqu’il s’agit de comprendre autrui…
L’homme n’a su que faire preuve d’intolérance et tuerie…
Victime d’une secte, victime d’une injustice…
On m’empêche de vivre comme je le désire, on empêche mon vice…
Garde le silence devant ton seigneur le père…
Ne dit jamais du mal de ton frère…
Car voici je suis le tout puissant, Dieu…
Le roi de la terre, vos âmes et les cieux…
Je ne garderais plus le silence, père…
Mais voici, c’est vous qui dites du mal de vos « frères »
Car c’est ainsi, pour moi, il n’a pas de dieu
Ni de roi des âmes, ni le roi des cieux…
Je suis maîtresse de moi-même, j’aime qu’on me respecte…
Je ne veux pas faire parti de votre blasphème, ni votre secte…
Laissez moi en dehors de vos prières, de vos paroles soit disant « sacrées »
Et cessez de me jeter les pierres, vivre ma vie comme je le désire…
Je veux être loin de vous, et vos frères…
J’en ai assez de mentir, de vos manières, j’en ai que faire…
J’ai toléré trop longtemps vos paroles de poison et vos cloisons…
Laissez moi loin de vous, éloignezvotre bonne parole et de votre mission…
Pourquoi devais-je vivre avec vos idioties ?
Vos histoires de votre dieu et vos soucis ?
Je ne suis plus comme vous, je ne le serais plus jamais…
Et plus jamais vous me ferait porté les mensonges que vous m’avez encrées…
Tolérance mes frères…
Ne savez vous donc pas ce que cela veut dire ?
Ne voyez vous pas les victimes que vous faites souffrir ?
Vous mentez à vous-même, votre esprit limité ne peut me comprendre…
Vos têtes et oreilles ne sont pas assez vives pour pouvoir m’entendre…
J’ai fait tant de pêchés…
Bien plus que vous imaginez…
Mais ce n’est pas des pêchés à mes yeux…
Je ne fais pas parti de vos idées de votre plan des cieux…
Enfermée dans ce cage de verre à subir les paroles des prêtres noirs
Ils me torturent, ils me secouent l’âme à la matinée jusqu'à tard le soir.
Ils me rendent folle, je sens la rage le dégoût et la haine grandir en moi.
Tout ceci n’est que mensonge au nom d’un dieu, au nom de la foi.
« Au dieu le père éternelle » disent-il en rituel
Ils sacrifient encore un pécheur devant l’autel
Ses cris d’agonie raisonnent dans la prison
Sa mort m’entraîne un frisson…
Pourquoi suis-je condamné à ce sort
Ou ai-je fait du tord ?
Aidez moi… Aidez moi
Je n’ai pas de foi…
Je me meurs
Moi l’ange déchu et mes sœurs…
Je me meurs
Je le ressens au plus profond de mon cœur
On peux entendre le désespoir dans mes pleures
On peut ressentir, à travers la prison, ma douleur
Ils m’arrachent la peau d’un fouet
Récitant leurs paroles sacrées.
Ils me jettent à nouveau dans ma cage de verre
Là ou je vis, là ou j’ai tant souffert…
Ôtez moi mon emprisonnement
Donnez moi votre livre, je le lirait humblement.
Je lis, oui, je lis ce livre de paroles sacrées
Et à travers les mots, je retrouve ce pourquoi je luttais
En lisant ces absurdités, je retrouve mes vraies idées
Mes ailes repoussent brisant le verre je retrouve le feu de ma liberté.
Le verre part en éclats
Vous êtes surpris de mon état ?
Je rit, oui, je rit et je jets ce livre à terre
Et je vois à présent, ma mission est claire.
Ils m’ont enfermées, ils ont coupé mes ailes,
Depuis, ils mandent mes plaies avec du sel
Ils m’ont nourrit avec les paroles d’un fou
Tandis que des larmes d’acide coulaient sur mes joues
Viens vers moi prêtre aux paroles malsain
Je vais te monter le chemin de ton ‘divin’
« Enfant perdue, revenez vers la voie de l’éternelle, écoutez votre Seigneur »
« Et qu’il pardonnes tes crimes et tout tes malheurs… »
Je n’ai que faire de vos dites prêtre
Cesse de me torturer, cesse d’être !!
Je te tuerais, de mes propre mains, car tu ne peux manipuler mon esprit.
Ta gorge entre mes mains, je te regarde dans les yeux tandis que ta vie s’en fuit.
Meures donc prêtre des ténèbres, meurs avec ton dieu
Tu verras qu’il n’y a, à l’endroit ou tu vas, ni âme ni cieux
A présent, vous êtes à moi pour torturer : vit ce que j’ai subit !
Meurs avec la colère d’une emprisonné, meures dans les mains d’une colérique vie
Vois tu à présent, la colère des âmes emprisonnées ici, dans ces donjons
Levez vous, brisez vos chaînes, sortez de votre emprisonnement le plus profond
Je suis l’ange déchu, je suis l’ange aux ailes brisées
Et vous, vous avez assiégé ma liberté !
Silence ! Ne récitez pas vos sorts !
Je m’avez fait trop de tord !
Je vous tuerais par les flammes qui sortent de ma main
Craignez la colère d’une femme !
Brûlez…
Oui brûlez jusqu'à ce que vous mouriez
Brûlez…
Criez, oui, criez votre douleur, criez.
Mort aux hypocrites car ils ne méritent aucune pitié
Supprimons les comme ils ont pris notre liberté
Depuis trop longtemps, vous m’enfermez dans cette cage de verre
A présent c’est terminé, de votre vie, j’en ai que faire.
Ils m’ont enchaînée,
Ils ont tenté de me briser
Et ils ont tuée nombreux d’entre nous
Au nom des dires d’un vieux fou !
Levez vous camarades ! Levez vous !
Séchez les larmes qui coulent sur vos joues
Aux armes ! Tuons les !
Oui, levez vous, et montrons leur qui nous sommes ! Montrons leur !
Nous sommes libre !
Nous sommes libre !!
Libre de vos chaînes de vos prisons
De votre malédiction !
Je vous massacrerait jusqu'au dernier, soyez le bienvenu de résister
Mais, votre forme physique finira par tomber…
Je suis ce que vous avez crée, et je suis la haine.
Voyez ce que vous avez fait, voyez la splendeur de cette haine
Hypocrites vous n’existez plus, prêtres damnés je vous renvoie dans vos cryptes
Jusqu'à faire de vous des éternelles morts vivants, enfermées ici, comme des mythes.
Et des aventuriers viendrons et vous massacrer, mais vous vivrez éternellement
Je pars d’ici, prêtres morts, vos corps moisiront dans ce bâtiment.
Je vois ta vie s’en aller, ta gorge entre mes mains
Meurs donc, humain infâme
Je sourit, oui, car j’embrasse enfin cette liberté
Que j’en ai tant rêvé…
Je tranche ta gorge avec mes ongles, le sang jaillit
Te jettent à terre, voici la mort que je t’ai promit.
C’est ainsi que tu meurs prêtre
Maintenant… tu cesses d’être.
Prenant une torche, je la jette sur vos cadavres méconnaissables
Je laisse tout en flammes,
Suivit par mes camarades…

Et par les flammes de haine des prisonniers, les prêtres agonisaient. Certains attachés aux piliers et certains avaient les membres cassés, les flammes mangeaient la chair et tout leurs machines de torture, leurs livres et leurs autels… Et comme l’Ange Déchu avait prédit, des aventuriers vînrent afin de les massacrer et piller les trésors. Cette femme nourrie par la haine de ses chaînes, et suivie des ses camarades mena tête d’une armée afin de mettre fin aux blasphèmes, mensonges, hypocrisie et la religion qui l’avait créée…

Et c’est ainsi que va l’histoire de l’ange déchu. En sang et en flammes. Retenez ceci gens de la taverne, n’opposez jamais vos idées ou croyances  à une personne car vous les rendriez fou… Je pars à présent, j’ai entendu dire qu’il avait une dryade dans les bois et son histoire m’intéresse… Adieux gens de la taverne !  
 
     

 
par Silvernight
le 27/11/2007
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