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Sujets concernés par ce texte : Fantasy, Littérature
Chapitres : 1 2
Type de document : Conte

     
 

Un matin d’hiver, dans les montagnes de Drazz, un petit rugissement se fit entendre. Dans une immense grotte, nimbée de lumière argentée, un dragonnet sort de son œuf.
Cette créature aux écailles argentées commence une longue, très longue vie. La mère de ce jeune dragon n’était pas là. Le dragonnet ne le savait pas mais elle ne reviendrait jamais.
Pendant plusieurs jours la jeune créature attendait, le retour, le retour de la mère, celle qui veille, qui le nourrit, qui vit pour sa progéniture. Mais en vain, le dragonnet avait mangé tous les restes de sa coquille et commençait à maigrir.

Le soir tombe et Takrris ne sait où reposer. Cet homme est un mage qui faisait une liaison entre Bugade, une vertigineuse tour où la magie y était enseignée, et Amakir une cité de commerce où l’on peut trouver de la matière magique. Il connaît peu les environs mais il sait, que dans ces montagnes vivent des orques, répugnantes créatures des collines.

- « Il me faut un abri où passer la nuit » dit-il craignant que les orques ne le repèrent s’il ne se cache pas.

Au bout d’un moment il trouva l’entrée d’une immense grotte. Il la regarda longuement se demandant quel gigantesque monstre pouvait habiter cette caverne. Takrris n’avait aucunement envie d’entrer dans cette grotte, mais les cris qu’il entendit lui firent changer d’avis. Cinq orques fous furieux, chargeaient droit vers le pauvre homme, qui tenta de lancer quelques menus sorts; le seul qui fut efficace l’entoura d’une brume noire le cachant pendant quelques secondes. Takrris entra dans la caverne ne pouvant plus reculer.
Heureusement, les orques s’étaient arrêtés et repartaient en arrière, énervés et craintifs. Ils sont sortis, mais ils restèrent sur les bords de la caverne, attendant que Takkris fasse demi-tour. Un grand dilemme se posa alors, sortir et être tué ou s’enfoncer dans la grotte sans savoir ce qu’il y a au bout.

Après une demi-heure Takkris arriva dans une immense salle où des lueurs argentées dessinaient la voûte. Les stalactites louchèrent dangereusement vers lui, quand il les regarda, il craignait que l’une de ces épées de calcaire ne descende pour le pourfendre.

L’homme ouvrit grand les yeux, quand il vit un tas d’or gros comme un troll, surplombé d’une créature grande comme un poney.

- « Un dragonnet » s’exclama-t-il rassuré qu’il ne soit pas plus gros. Takkris remarqua rapidement que la créature était affaiblit, car elle était posée sur le flan et respirait lentement. Une grande pitié envahit l’homme...

Quoi de plus mignon qu’un dragonnet, et d’argent en plus, cette petite créature n’est pas dangereuse et peut se révéler un puissant allié, même à son âge.
Le mage grimpa sur la colline d’or et s’approcha avec méfiance du dragonnet. Il sortit de son sac un morceau de pain, et le mit au niveau de la gueule de la bête. Le dragonnet renifla le morceau de pain, mais ne parvint à ouvrir la gueule. La seule solution possible à ce problème n’était pas simple, la gueule d’un dragon, c’est comme un piège à loup.
Le mage réfléchit quelques secondes, et une idée lui vint quand il regarda son livre de sorts dans son sac. Il le prit, tourna quelques pages et posa le doigt sur celle qu’il cherchait. Des incantations résonnèrent dans la grotte, une lumière bleue entoura le magicien, il posa son livre puis approcha ses mains du dragon. La pâle lueur bleue se dégagea du corps de Takkris et entra dans celui du dragonnet...

- « Avec ça, tu te sentiras mieux » lui chuchota-t-il. Il n’avait pas menti; en un instant le jeune dragon reprit de la chair et se releva.

Takkris émit un soupir de soulagement. La créature tourna la tête, dans ses yeux bleu foudre se lisait un mélange de plénitude, de soulagement, de tristesse et d’amitié.

- « On en a marre d’attendre, moi j’me casse. »

- « Oh! Non, tu reste i‘va sortir, chuis sûr, alors tu restes. »

- « Hé! Les mecs mattez qui arrivent. » Les orques se tournent, et voient le mage marcher droit vers eux, suivi d’un dragonnet. Le plus costaud des orques s’interpose : « Tu crois nous faire peur avec ton sac à main géant ? » grogna-t-il le visage ridé par la colère.

L’orque pris sa hâche et la leva pour frapper Takkris, mais il n’en a pas eu le temps. En un éclair, le jeune dragon fondit sur lui, le griffant, le mordant dans tous les sens. Takkris en profita pour planter sa dague dans le ventre de l’orque, occupé à éviter les mâchoires du dragonnet. Les autres orques attaquèrent, mais le dragonnet, aidé de ses ailes, bondit vers un autre orque, brûlant à la jambe celui qui se jetait sur Takkris. L’orque, criant de douleur, dégringola au sol se tapant le nez sur une pierre. Le mage profita à nouveau de la situation et sauta sur l’orque a terre. Le dragonnet planta ses crocs dans le cou de l’orque qu’il avait chargé. Le sang de l’humanoïde jaillit de sa bouche dans un horrible gargouillis. Takkris arrive à égorger le sien, lève la tète et voit les deux derniers partir en courant. Le mage se releva jetant un regard au petit dragon, pensant qu’il était bon d’avoir un dragon comme compagnon.

Deux mois plus tard, Takkris était de retour à la tour de Bugad, toujours suivi de son petit dragon, qui avait doublé de taille.
A la tour de Bugad, personne ne s’est opposé à ce que le dragon reste.
Son histoire ne s’arrête pas là, elle continue encore longtemps, vous la connaîtrez plus tard...

 
     


Chapitres : 1 2  
par Damocles D'Elryn
le 12/05/2005
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