Parmis les vertues attribuées aux mortels,
Le choix est offert comme une ombre éternelle,
On dit que ce sont nos propres mains,
Qui forgent à leur manière, ce qu'on appelle destin.
Je suis chevalier de l'ordre du vent,
Je me croyais si fort et puissant,
A personne ne se fier, à personne n'obéir,
Mais je dus un jour, moi aussi choisir,
Guerrier, cavalier qui ne croit qu'en l'honneur,
Intrépide, courageux, se clamant pourfendeur,
On me mit face à la douloureuse impasse,
De choisir la vertue où l'amour qui passe.
Le Roi a dit, le Roi a ordonné :
-Aller combattre ou être déshonoré!
Alane a dit, Alane a pleuré :
-Rester près de moi, où être oublié.
Il est tard, la nuit est tombée,
Mon choix est fait, je suis chevalier.
Elle ne pleura pas cette dernière nuit,
Elle m'aima jusqu'à l'oubli.
Ce n'est que quand je disparus à l'horizon,
Qu'Alane retourna vers d'autres garçons.
Douce elfe d'un rêve lointain,
La perdre serait donc mon simple destin ?
J'allais combattre avec bravoure et courage,
Mais mon coeur écumait, empli de peine et de rage.
J'immaginais ses bras gracieux et sa bouche de fleur,
Contre le corps immonde d'un vulgaire pêcheur.
J'étais au combat, au milieu du carnage,
Mais mon âme volait vers d'autres rivages.
Absent de l'action, je meurs dans l'honneur,
Mais je regrette tant de mourir sans coeur...