La guerre des Praizts contre des Roitzs (ce sont des sortes d'elfes) avait éclaté !
Les villages alentours avaient été ravagés, des milliers de personnes avaient péri !
L'apocalypse...
Dans ce chaos de cendres, de flammes et de mort, une survivante : Perinarine, une jeune demi-elfe.
Âgée de seulement 16 ans (âge humain), aujourd'hui orpheline mais vivante, elle déambulait parmi les maccabés, comme hypnotisée, elle ne se rendait pas compte que les 600 habitants de son village nommé Grialdi avaient tous été tués !
Quand soudain, des bruits suspects provenant de l'autre côté de la colline se firent entendre. C'était toute une armée de Roitz à cheval, ils regardaient vers Perinarine, ils se mirent à foncer dans sa direction. Affolée elle prit la fuite ...
Mais les chevaux étaient plus rapides que la jeune fille, elle n'eu pas le temps de se retourner qu'elle fut vite encerclée, les elfes la dévisagaient. Il faut dire que Perinarine, habillée de lambeaux, était très jolie, une chevelure châtain clair, des yeux d'un bleu infini et des formes dignes de Venus...
L'un d'eux lui lanca :
- "Qui es tu ?"
- "Je m'appelle Perinarine, fille de Croseus, le maréchal ferrand." lui repond-elle d'un ton fier, avant d'ajouter "Qu'allez vous faire ? me tuer ?"
Les elfes éclatèrent de rire. Sauf un, le plus beau d'ailleurs, les cheuveux très bruns, le regard profond et une voix rauque, grave mais si douce...
Il s'avança, la prit à l'arriere de son cheval et dit aux autres de se taire et de le suivre.
Lors du trajet, aucun mot ne fut échangé, elle le trouvait assez froid et vide de sentiment...
La nuit tombée, ils firent une escale dans un champ bordé d'une rivière. Perinarine ne savait point où elle était, ni où tout ça la conduisait et encore moins ce qu'elle faisait là.
L'elfe l'amena dans une grande tente où se trouvait un lit, un petit bureau, et une armoire. Il se presenta :
- "Je suis Faramosc, je suis l'un des chefs de cette armée."
Elle ne dit rien.
- "Tu passeras la nuit ici, personne ne te derangera, repose-toi bien, demain nous avons de la route..."
Elle le regarda et se tut toujours. Il lui souhaita bonne nuit et sortit en ajoutant dans un souffle :
- "Je suis désolé pour ta famille..."
Elle apprecia cette remarque et changea de première opinion sur lui. Il avait peut-être un coeur sous cette masse de chair et de muscle...
Le lendemain, aux aurores, le campement fut levé et tous embarquèrent sur leurs montures. Faramosc confia à Perinarine un de ses plus beaux chevaux et une arme aussi...
La jeune fille savait se battre et n'avait qu'une idée en tête, venger sa famille et ses amis...
Quelques jours plus tard, il firent une halte, Faramosc était très soucieux de la sécurité de sa "captive" quand, tout à coup, environ une centaine de Praizts attaquèrent !
Armés jusqu'aux dents, ces soldats étaient sans pitié, ils pillaient les maisons, violaient les femmes, tuaient les enfants...
Faramosc savait ce qu'il arriverait à Perinarine si les "sauvages" la capturaient...
Il monta sur son cheval, la pris au vol et l'emmena dans un coin, une sorte de grotte, humide, sale et vasseuse...
Il lui dit :
- "Perinarine, reste ici, ne bouge sous aucun pretexte ! Nous serons sûrement tous morts dans la bataille alors je t'en prie ne bouge pas d'ici avant que tous soit terminé... Promets-le moi ! Promets-le moi !" d'un ton inquiétant...
En partant, il ajouta :
- "Tu es libre..."
Mais Perinarine l'arreta, le prit dans ses bras et lui offrit un baiser fougueux plein de "je t'aime".
Le jeune elfe la regarda et lui donna un sourire.
Cela alla droit au coeur de la jeune demi-elfe amoureuse...
Elle était là, dans ce trou à rat, à attendre que cela se passe quand, subitement, elle vit son beau brun propulsé, du haut de la grotte, en sang, sombrant dans l'autre monde...
Elle alla le trouver pour le soigner, faire quelque chose, mais un elfe à cheval approcha...
C'était un gros elfe, l' air mesquin, vicelard...
Il descendit, prit son épee, la leva pour la planter fatalement dans le corps agonisant de Faramosc...
Perinarine prit son courage et sa hâche à deux mains, sortit brusquement et sauta sur l'homme. Elle lui donna un coup dans l'épaule...
Elle souleva Faramosc et monta là où le carnage s'était deroulé. Il n'y avait aucun survivant de la petite armée. Les Praizts étaient tous partis.
La belle marcha longuement avec le jeune homme qui pouvait à peine avancer avant d'apercevoir une ville : Fraiomé.
Des habitants la voyant ainsi à bout de force avec Faramosc au bord du précipice les prirent en charge et les soignèrent.
Le beau brun gravement blessé était toujours inconscient. Perinarine, elle, n'en revenait pas qu'elle avait peut-être tué un homme et sauvé un autre...
Durant toute une semaine, Faramosc était comme endormi, trés fatigué. Elle lui apportait toute la tendresse et l'amour dont il avait besoin. Après un mois passé à Fraiomé, tout deux prirent la route pour Garorné, la ville natale de Faramosc.
Elle se rendit compte qu'elle était folle d'un elfe dont elle ne connaissait pratiquement rien. Surtout en voyant l'acceuil qui lui était réservé à elle et à son grand brun. Elle découvrit qu'il était le prince de Garorné et que son père était mourant.
Sa mère, la reine Jalilée, était une femme respectueuse et très gentille. Il avait un frère, Moerius, son cadet et une cousine, Chamailanna, une jeune fille magnifique de l'âge de Perinarine.
Les deux amants avancèrent vers le palais d'une beauté à couper le souffle. Ils se dirigèrent dans une pièce assez sombre où il y avait un lit et un vieux monsieur mal en point dessus.
Ils s'approchèrent. Faramosc prit la parole :
- "Père me voilà, je vous présente Perinarine, je veux en faire ma femme..."
A ces mots, Perinarine se sentit toute bizarre. Elle allait épouser un homme splendide qui ne tardera pas à faire d'elle la reine de Garorné mais elle se sentait comme coupable, comme si elle oubliait quelque chose...
Elle regardait Faramosc expliquer tout leur malheur au roi.
Quant il eu finit, le roi s'exlama d'une voix faible mais sûre :
- "Tu as ma bénédiction mon fils ! J'ai confiance en cette jeune fille, je te sens heureux et c'est le principal ! Les noces seront celebrées dans quelques jours !"
Perinarine ne savait trop quoi dire, elle allait fêter son dix-septième anniversaire, elle allait se marier, devenir noble. C'était magique ! Mais sa famille lui manquait, elle voulait venger leur mort, Faramosc le savait et entrepris des recherches pour découvrir qui avait brûlé le village de sa bien-aîmé.
A force et de raison, il eu des informations sur les coupables et apprit aussi que l'homme qui l'avait attaqué était toujours en vie... C'était lui et sa troupe qui avaient ravagé le village, tué les parents et la petite soeur de Perinarine.
Faramosc était empli de haine, il voulait tout faire pour honorer la mémoire de ses "beaux-parents", il prit son cheval et partit à toute vitesse sans avertir personne pendant que Perinarine était encore couchée.
Arrivé dans le camp et se faisant passer pour un coursier, il demanda à voir Broeus, le gros elfe qui avait failli le tuer quelques temps auparavant...
Il attendait dans la tente du "barbare" qui apparut le bras bandait et lui envoya :
- "Je te reconais, sale Roitz ! Où est ta trainée ?!"
Faramosc prit sa lance et le transperça en lui criant :
- "Pour ma femme et pour tous les innocents qui ont eu le malheur de se trouver sur ton passage ! Que les flammes de l'enfer t'emportent !"
Il sortit et s'enfuit en tuant les gardes qui se trouvaient à l'entrée.
De retour dans son bourg, il raconta ce qui s'était passé à sa future femme.
Perinarine ne sachant comment lui dire à quel point elle était heureuse ou même comment le remercier lui dit :
- "Faramosc, je t'aime..."
Leur mariage eu lieu une semaine plus tard, le père de Faramosc mourut avec un sourire au coin de la bouche. Perinarine donna deux fils : Lorenzio et Croseus (comme son père) et une fille : Acacia (comme sa soeur).
Tout au long de leur vie il n'ont cessé de s'aimer et de se le prouver.
La reine Perinarine et son roi Faramosc vécurent heureux jusqu'à leur mort.