Ca y est, les troupes s'avancent lentement,
Et les guerriers crient tous en même temps,
Prêts à s'élancer dans le plus grand combat,
Celui qui du bien ou du mal choisira,
A droite, des plaines fertiles et verdoyantes,
Courrent les combattants qui descendent la pente.
Ils sortent leurs armes, brandissent les épées,
Prêts à mourir ou vaincre dans un combat scellé.
Les elfes agiles et leurs archers,
Se mêlent pour vaincre aux chevaliers,
Les anges descendus du ciel de paix,
Avec les nains, sans hésiter, viennent s'allier.
En face, sortant des marais inspirant la peur,
Apparaissent les êtres imposant plus que terreur,
Des ombres impalpables qui ne craignent pas le temps,
Des monstres si terribles, avides de sang.
Les deux armées se regardent longuement,
Chacun espérant, criant, et priant,
Elles veulent toutes deux tenir la victoire,
Mais chaque guerrier doute et abandonne l'espoir.
Ca y est, les deux armées s'élancent en même temps,
Et les lances noires s'écrasent sur les boucliers blancs.
Et le sang gicle violement sur les armures,
Et les âmes tombent, qu'elles soient plus ou moins pures,
La grande bataille de la plaine d'Ersatoir,
Ne connaîtra cette fois qu'une victoire,
Debouts dans les mouches de la mort,
Quelques survivants au milieu de ces morts.
Vainqueur, représentant du bien,
Il tente de reconnaître les siens,
Tous tués, il rejoint les soldats,
Le bien a gagné mais à quel prix cette fois là...