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Sujets concernés par ce texte : Fantasy
Type de document : Conte

     
   
  Ils commencèrent leur aventure par l’exploration d’un énorme mais néanmoins ravissant, parfumé et majestueux postérieur de vache unijambiste ayant des courgettes à la place des pattes. Cette mission s’avéra plus coriace que prévue, en effet l’animal avait avalé dix tonnes de flageolets aux épinards mélangés avec du beurre à la crème et du fromage à l’ail. L’odeur dégagée par ce subtil et envoûtant mélange fut telle que seul un tout petit être pouvait s’y enfoncer afin d’y trouver un indice primordial à la réussite de la mission.
Gustave, Norbert, Toufik et Troumy se concertèrent pour savoir qui aurait le sublime honneur d’explorer la caverne colorée et malodorante creusée à l’intérieur de cette vache.

Troumy le petit nuage ne pouvait évidemment pas le faire, il était bien trop gros, et se serait tout de suite évaporé sous l’effet des substances nauséabondes que dégageait l’animal. Gustave le petit lutin-fourchette ne pouvait pas non plus s’y engouffrer.

Par contre, Norbert le petit morceau de charbon et Toufik le moustique étaient les candidats parfaits.
A cette idée, Toufik s’enfuit en volant. Il ne restait plus que Norbert. N’écoutant que son courage, il fit un discours inoubliable.

Norbert : «  Heu… et si je vous racontais plutôt l’histoire d’Hyppolite la petite marmite ?! »
Gustave : « Vas y Troumy chope le ! »

Le petit nuage s’élança avec panache et volupté mais efficacité sur le pauvre petit morceau de charbon qui n’eut d’autre choix que de s’armer d’une brindille trouvée par là pour se défendre.

Norbert : « Tu en cuiras, rustre ! Communiste de droite ! Tu es le fils d’une flaque d’eau remplie de restant de giclée résultant de l’accouplement d’un lapin et d’un hamster puant le chacal pelé ! »

A ces mots d’une rare violence, le pauvre petit Troumy partit pleurer dans un coin. Gustave le petit lutin-fourchette prit alors sur lui de finir le combat épique et glorieux qui allait probablement changer l’histoire de toute l’humanité de par son intensité et sa portée symbolique.

Il sortit son épée en bois, et se mit en position. Mais ses parents avaient oublié de lui préciser qu’il s’agissait d’une épée hippie et pacifique, refusant toute sorte de violence. Elle sauta alors hors de ses mains, construisit rapidement un garage automobile et un supermarché avec un bout de ficelle et une feuille, acheta un camion, de la peinture qualité supérieure, et dessina un symbole de paix sur son nouveau véhicule. Elle grimpa vite dedans, fit un doigt aux deux combattants, et s’en alla en jouant de la guitare.

Gustave : «  Alors ça c’est très intelligent, une épée pacifique…qu’est ce que je vais trouver ensuite, un arc révolutionnaire en mousse et une hache syndicalo-anarchiste ?! »
Norbert : « Au lieu de faire des phrases, mets toi plutôt en garde, et viens te battre ! »

Le petit lutin se souvint alors de l’époque où on se servait de lui comme fourchette, et fonça tête baissée sur Norbert. L’instant était extraordinaire d’intensité, et même Troumy s’arrêta de pleurer pour que cet instant reste à jamais gravé dans sa mémoire. Le petit nuage se fit même une pancarte, sur laquelle il écrivit :

 « Gustave t’es le plus brave, Norbert tu peux aller te faire… »

C’est alors que le petit morceau de charbon eut une idée de génie. Il alla au supermarché pour acheter le nouveau château lego et s’enferma dedans.
Il était maintenant surprotégé dans sa forteresse. Sur la boîte était marqué :

« C’est génial, le pont-levis s’abaisse vraiment ! »

Quand il lut ça, il remarqua que le pont-levis était baissé, et se dépêcha d’aller le remonter.
Gustave, quant à lui, alla s’acheter le nouveau pistolet à eau qui pouvait contenir 10 litres !
Une terrible bataille allait commencer, plus terrible encore que lorsque Robert le grand chevalier du village faillit affronter Mike, la souris en cape avec des lasagnes à la place des oreilles et un taille crayon dans les trous de nez.
Norbert mit son casque, prit une petite épée en plastique qu’il trouva parmi les pièces lego, et grimpa au sommet de la tour, le drapeau flottait au vent. L’instant était merveilleux.

C’est alors qu’il essuya l’attaque de Gustave qui avait commencé à bombarder son château lego avec un liquide jaune dont il préféra ne pas connaître la provenance.

Troumy le petit nuage s’était caché, impressionné par tant de violence. Sa pancarte traînait au milieu du champ de bataille. Le pauvre petit morceau de charbon était en bien mauvaise posture, car son château n’était pas indestructible, et les provisions de…liquide…de Gustave semblaient infinies car il avait bu 15 litres de crème d’anus d’opossum avant de partir.
Mais plus il résistait aux attaques, plus le médaillon semblait briller. L’inscription « courage » éclairait le château d’un bleu éclatant, et ce phénomène s’intensifiait à chaque seconde qui passait. 
Norbert bondit alors hors de son château, aveuglé par la lumière, et fonça sur Gustave. Le combat au corps à corps était engagé, mais trop inégal. Néanmoins, Le petit morceau de charbon réussit à s’infiltrer à l’intérieur des trous de nez de Gustave, et ressortit par ses oreilles.

Pendant ce temps, Toufik était revenu avec des renforts. Il ignorait qu’un combat avait commencé, et croyait qu’il fallait du renfort pour aller explorer la vache. Toute sa famille de moustiques était là. Quand ils virent le petit lutin-fourchette batailler ferme avec le petit morceau de charbon, ils comprirent qu’un fabuleux festin de sang leur était offert là.
La vague de moustiques déferla sur les deux combattants. A leur vue, Norbert alla vite se réfugier dans son château lego, tandis que Gustave, qui n’avait pas eu le temps de se cacher, se retrouva attaqué de toutes part, et fut vite vaincu, dépassé par le nombre.
Norbert, par son courage et sa ténacité, était sorti victorieux. Son château était à moitié détruit, mais il avait tenu bon.

C’est alors que le médaillon émit un rayon de lueur vers le sol qui fit grandir une somptueuse fleur. Une petite olive en sortit. Elle portait des lunettes de soleil pour se protéger de la lumière.
Gustave trouva la force de se relever, et arriva à dire quelques mots.

« C’est bien ça, une nouvelle olive. Elle va nous dire quoi celle là ? Qu’elle vient de Mars, venue exprès pour nous raconter l’histoire d’une banane géante armée d’un hochet et qui a abattu un B-52 dans le futur avec un lance-pierres ?! »
Norbert : «  Ha ben ça tombe bien, je commençais à avoir faim moi. »

Il  prit la petite olive et l’avala tout rond.

Gustave : « Bravo, ça c’est bien joué, très intelligent. Si tu pouvais arrêter de manger tous nos indices ça serait bien tu vois ? »
Toufik : « C’est pas grave, je sens que le postérieur de cette vache va nous en apprendre beaucoup plus »
Troumy : « Mais vous n’avez rien compris…ce sont les médaillons les indices. Vous n’avez pas remarqué qu’on avait changé d’endroit peut être ?... »

Personne n’avait vu que la lueur émise par le médaillon les avait transporté vers un lieu différent.  Ils se trouvaient maintenant de l’autre côté de la forêt, à l’entrée d’un petit village qui semblait désert.

Tout à  coup, une bande de bébés tueurs des marais bondit sur eux, et les ligotèrent comme des petits jambons.
Troumy le petit nuage réussi à s’enfuir, ainsi que Toufik.
Les bébés parlèrent alors à Gustave et Norbert.

« Stop ! Il ne faut pas aller par là…c’est dangereux de vouloir libérer la musique…si telle est la volonté du magicien des bois, il faut la respecter »

Les deux amis n’en croyaient pas leurs oreilles.

Gustave : « Mais comment êtes vous au courant ?! Qui vous l’a dit ? »

C’est alors qu’un des bébés s’approcha d’eux. Il sortit un étrange objet de sa poche. Une sorte de médaillon, rongé par le temps, en forme de gâteau à la framboise, mais ils n’eurent aucun mal à lire ce qui était écrit dessus, à savoir les mêmes inscriptions que les leurs…
Le bébé leur dit alors :

« N’allez pas plus loin, rentrez chez vous … »

Le plus étrange, c’était qu’un moustique accompagnait cette bande de tueurs des marais, et un petit nuage flottait au dessus d’eux.
Gustave et Norbert se regardaient, terrorisés.
« N’oubliez pas, n’allez PAS plus loin. »
Les bébés les libérèrent, leur donnèrent les provisions nécessaires à un voyage de retour, et s’en allèrent, l’air de rien.
Toufik et Troumy les avaient rejoint.

Gustave : « On continue, on s’en fiche de ce qu’ils disent. »
Pourtant personne n’avait oublié ce médaillon, identique au leur, mais surtout ceux qui accompagnaient les bébés tueurs, autrement dit un nuage et un moustique…
 
     

 
par Oniros
le 27/03/2007
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