Voici l'histoire fort peu banale de Gustave, le petit lutin-fourchette, chargé avec son ami Norbert le morceau de charbon d'aller récupérer une boite dans laquelle un magicien avait enfermé la musique. Les instruments étaient devenus muets, les oiseaux ne chantaient plus...
Tout commença lorsque le feu mis au monde Norbert, un petit morceau de charbon, passionné de pêche. Une cigale en pantoufles lui avait offert un verre d'eau, une libellule avec des gants de boxe était venue lui apporter un pyjama, et ses parents, le feu et le bois, avaient préparé un cadeau un peu spécial pour lui. Il s'agissait d'un collier en forme de gâteau à la framboise, qui portait une étrange inscription :
« Courage, patience, drôle, confiance»
Au même moment, quelque part dans la forêt, naissait Gustave, le petit lutin-fourchette. Il avait été appelé ainsi car ses parents se servaient de lui comme fourchette, à cause d'une gaufre qui leur avait volé une assiette pour voler jusqu'à la lune. D'ailleurs, elle y est encore. Pour fêter sa venue au monde, la famille lui avait offert un hibou qui savait jouer de la cornemuse. Ses parents lui avaient réservé un cadeau un peu spécial : un collier en forme de gâteau à la framboise, qui portait une étrange inscription :
« Courage, patience, drôle, confiance»
Ces deux enfants avaient le même âge, le même nombre de cheveux, et avaient tous les deux de la mousse dans les oreilles. Leur hobby commun consistait à collectionner les slips de babouin à palme pour en faire des sacs à main.
Ils grandirent au fur et à mesure que le temps passait, et chacun ignorait l'existence de l'autre. Jusqu'à ce qu'un imprévu arrive, et rapproche ces deux êtres que tout séparait...mais ceci, nous le raconterons un petit peu plus tard.
Gustave, le petit lutin-fourchette, avait une passion pour les instruments à vent. L'un d'eux, une flûte, avait le pouvoir étrange de provoquer une petite brise quand on en jouait. Gustave aimait beaucoup s'en servir pour aller jouer au sommet des arbres. Il appréciait le bruit doux et léger du vent dans les feuilles...
Parfois il grimpait tellement haut qu'il pouvait parler avec les nuages. L'un d'eux s'appelait Troumy, et avait la forme d'une girafe. Mais Troumy détestait la pluie.
Norbert le petit morceau de charbon, lui, aimait beaucoup aller nager dans les flaques d'eau, et rendre visite à ses amis : Toufik le moustique, et Gaspard le canard.
Nos deux petits êtres comiques habitaient dans la ville de Snow, là où il ne neigeait jamais. Elle n'était visible que par ceux qui avaient été un bonhomme de neige dans leur vie antérieur, et se trouvait juste à côté d'une forêt sombre et très dense, d'où sortaient parfois des sons étranges, semblables à des clochettes. Le jeu principal des enfants du village était d'aller écouter ces clochettes le matin et le soir, là où la nuit n'a pas totalement disparu, et où le jour commence de se lever.
Mais un beau matin, les enfants n'entendirent pas les clochettes, ni la caresse du vent dans les arbres. Les petites sauterelles, d'habitude si joyeuses devant la place du village, ne sortaient aucun son de leurs instruments, et les oiseaux ne chantaient plus. On pouvait juste sentir un sentiment de consternation générale...
Gustave : « Hé vous savez que ça me rappelle l'histoire du petit pingouin qui avait avalé une pendule car il ... »
Norbert : « On s'en fout ».
La moitié des habitants s'étaient rassemblés à la lisière du bois. Chacun voulait savoir ce qu'il se passait. Toufik le moustique et Gaspard le canard arrivèrent à leur tour, portés par Troumy le nuage, descendu sur Terre exprès pour voir ses amis.
L'ancien de la ville, que l’on appelait amicalement Thierry l’ermite, un vieux sage recouvert de poils, décida de réunir un conseil, pour décider qui devrait aller au coeur de la forêt découvrir la cause de ce malheur. Il commençait à monter sur une estrade afin de, faire son petit discours, quand tout à coup une voix retentit.
« Regardez les médaillons ! »
En effet, les médaillons de Gustave et Norbert dégageaient une lueur bleue, une sorte de halo les entourant, intense, mais pas désagréable.
Les deux amis se regardaient effrayés, ne sachant pas quoi faire. Les habitants avaient reculé, pris d'une panique soudaine.
Le halo se transforma en une forme brumeuse, qui éclata tout de suite en une gigantesque fleur. A la surprise générale, une petite olive en sorti. Mais la stupeur fut encore plus grande quand elle se mit à parler.
« Bonjour, je suis Amandine la petite olive. J'ai entendu l'appel des médaillons. Qui en sont les propriétaires ?»
Tous montrèrent Gustave et Norbert du doigt.
« On est mal barrés... » Se dirent les deux amis.
« C'est donc vous deux qui avez été choisis pour libérer la musique...car, voyez vous, quelqu'un l'a enfermée dans une boite et la retient prisonnière. Ces médaillons ont été crées pour libérer la musique. Ils vous guideront à travers les épreuves, ne les perdez pas, gardez les toujours avec vous...c'est très important. »
La petite Olive ramassa un morceau de papier, une brindille, et s'en fit un baluchon.
« Je dois vous laisser, je pars faire le tour du monde. Bonne chance ! »
Norbert le petit morceau de charbon sauta dans les mains de Gustave et lui dit :
« Ca me rappelle l'histoire d'une asperge qui était amoureuse d'un pot de mayonnaise. Malheureusement, un jour de canicule, la mayonnaise tourna, et l'asperge se retrouva toute seule »
Gustave : « Et c'est quoi le rapport ? »
Norbert : « Alors là j'en ai aucune idée. Bon on y va ? Plus tôt ce sera fait, et mieux ce sera. »
Toufik le moustique, Gaspard le canard, et Troumy le petit nuage avaient insisté pour venir avec eux. Ils acceptèrent bien sûr. Personne ne se priverait de la compagnie de ses amis...
Mais avant de partir, un grand festin leur fut offert pour qu’ils aient les forces nécessaires à ce grand voyage. On leur apporta des olives, dont Amandine car elle n’était plus très utile désormais, des babouins grillés, un potage de mouches, et une soupe aux mollets de bébés. Cette soupe consistait à enlever la tête du corps des mignons petits bébés, afin de s’en servir comme ouvre boîte ou comme poignée de porte, et ensuite de vider le contenu dans un bol que l’on mixait.
Une fois le ventre plein, Gustave, Norbert, Toufik et Troumy firent leurs bagages. En suivant les conseils de Thierry, ils prirent chacun une boîte de thon, une épée en bois, et le dernier disque des « Toubi naze ». En ce qui concernait les couverts, ils n’en avaient pas besoin car ils pouvaient se servir de Gustave comme fourchette.
Le sage vint les voir pour leur faire des dernières recommandations.
Thierry : « Bonne route chers petits, puisse la grâce de… »
Norbert : « Ok merci on y va ! »
C’est ainsi que débuta le merveilleux voyage des quatre amis, partis pour libérer la musique et faire de gargantuesques repas en chemin.
Baluchons sur l’épaule remplis de nourriture, un premier problème survint. Par où allaient-ils commencer leurs recherches.
Troumy : « C’est bien joli tout ça mais on passe par où pour aller récupérer la boîte ? »
C’est alors que Toufik se souvint d’Amandine la petite olive.
Toufik : « On pourrait demander à Amandine, elle a dit que les médaillons allaient nous servir de guide, quelqu’un sait où elle est ? »
Les regards se tournèrent vers Norbert, qui était en train de mâchouiller quelque chose de mou et délicieux.
Toufik : « Bravo, ça c’est très intelligent, on fait comment maintenant ? Ce bout de bois cramé a mangé nôtre seule piste. »
Norbert : « Je suis un petit morceau de charbon, je vais te montrer de quel bois je me chauffe ! »
Gustave : « Allons allons ne vous disputez pas, écoutez plutôt l’histoire du petit poisson qui est devenu ami avec un hameçon, ils se sont rencontré lors d’un concours de pêche, et depuis ils sont inséparables…que c’est beau… ».
Troumy le petit nuage était tellement ému par cette histoire qu’il pleura de toutes ses forces, il pleura si fort qu’un orage se déclencha.
Gustave : « Hé hé on dirait que mon histoire a fait des étincelles ! »
Norbert : « Vous enchaînez les blagues là…je suis impressionné…bon c’est pas que je trouve pas ça drôle mais en fait si. On y va où on attend que Gustave nous sorte une blague drôle pour une fois ? »
Après ces échanges de pure fraternité, le voyage pour la liberté de la musique pu enfin commencer.