Une pendule somnambule
Déambule dans les champs.
Adressant aux campanules
Ses étranges battements.
Sous la lumière nocturne
D’une lanterne rouillée,
Elle sort une cothurne
De tâches rougeâtres souillée.
Les passants, brusquement,
Une secte d’alouettes,
Des insecte, sifflotant,
Cessent leurs quêtes secrètes.
Puis la lune, l’importune,
D’un nuage se dégage,
S’étonnant de la fortune
De ce modeste bagage.
Les tics et tacs toquent
Un temps chaotique atterrant.
Les aiguilles folles se choquent
A un rythme désespérant.
Le carillon s’élève,
Complainte funèbre,
Plusieurs sons, bien trop lents,
S’égrènent dans le vent.
Puis tout se calme,
Laissant entendre un doux râle
Sortant du coffre
Du meuble errant.
Quelques secondes…
Une rafale…
Du vent dans les ondes,
Puis il s’affale.
La lueur argentée s’élevant vers les cieux,
Relâche sa victime, ce corps disgracieux.
Un dernier soupir libère l’enfant,
Des douleurs infligées par le spectre dément.